Test Blu-ray : [REC] 4 – Apocalypse
Jaume Balagueró revient à la saga [Rec] en optant pour le retour aux sources, celui de l’hystérie claustrophobe du film inaugural. Abandonnant définitivement le style du « found footage », remplaçant les couloirs étouffants de la pension de famille par ceux, tout aussi étroits et sans issue, d’un cargo dérivant en pleine mer, le cinéaste espagnol nous livre avec [Rec] 4 : apocalypse un film d’horreur tendu, court et sans le moindre temps mort.
Test Blu-ray : L’année du dragon
Les années 80 ont vu défiler leur lot de stars éphémères, déchues lors de la décennie suivante. Mickey Rourke fait partie de ces étoiles filantes, dont la traversée du désert aura par la suite duré jusqu’en 2008, année de la résurrection avec The wrestler. Ce qui restera néanmoins le sommet de sa carrière aux yeux du public demeure sa collaboration avec Michael Cimino sur L'année du dragon en 1985.
Test DVD : Big racket
Spécialiste d’un cinéma brut de décoffrage, tendant parfois vers le joyeux n’importe quoi bien foutraque (7 winchester pour un massacre, Les nouveaux barbares…), Enzo G. Castellari s’est depuis toujours spécialisé dans les bandes d’exploitation violentes et volontiers excessives (voire outrancières). Il n’est donc point étonnant de retrouver ce maestro ès cinéma « d’hommes » aux commandes du très réussi Big racket, polar urbain sévèrement burné tournant à mi-parcours vers le film de vengeance sans concession.
Test Blu-ray : Le retour de Chucky
En 2013, Don Mancini avait pris les fans de la franchise « Jeu d’enfant / Chucky » à revers avec La malédiction de Chucky, qui débarquait presque 10 ans après le dernier film de la saga et opérait surtout un retour au « sérieux » après deux épisodes placés sous le signe de l’humour noir et de la franche gaudriole. De façon très étonnante en effet, les hilarants La fiancée de Chucky (1998) et Le fils de Chucky (2004), que beaucoup considèrent pourtant comme étant, de loin, les meilleurs opus d’une série pas franchement folichonne, se voient gratifiés sur le site de référence IMDb des notes les plus basses de la saga : 5,4 pour le chef d’œuvre de Ronny Yu, et 4,9 pour le délire cartoonesque et second degré du film de 2004. La malédiction de Chucky avait donc été « recentré » sur l’horreur par son créateur ; de fait, s’il avait déçu beaucoup de fans des deux films précédents, sa note globale était sensiblement remontée, ce qui a du conforter Don Mancini dans l’idée que ce « reboot » déguisé était la voie à suivre pour relancer de façon durable son personnage.
Test Blu-ray : Le Hobbit – La bataille des cinq armées
Le voilà, ce face-à-face tant attendu entre Luke Evans et le dragon : de quoi lancer Le Hobbit : La bataille des cinq armées sur les chapeaux de roue, jusqu'à l'affrontement annoncé par le titre. Entre les deux séquences, un petit ventre mou, vite rattrapé cela dit par le savoir-faire de Peter Jackson quand il s'agit de filmer les batailles épiques.
Test DVD : The hollow crown – Saison 2 : La guerre des Deux-Roses
Pour ceux qui auraient loupé le mois dernier la sortie en coffret DVD de la première saison de cette série incontournable (lire notre article), The hollow crown joue la carte de l’anthologie ambitieuse et spectaculaire, réunissant des adaptations des pièces historiques de William Shakespeare Richard II, Henri IV et Henri V dans sa première saison (2012), puis de Henri VI et Richard III dans la deuxième saison (2016), qui nous intéresse aujourd’hui. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que le show s'avère à nouveau absolument convaincant...
Test DVD : Rien à foutre
La lassitude précoce par laquelle se définit l’héroïne de Rien à foutre est avant tout celle de sa génération. Son flottement existentiel nous paraît symptomatique de cet âge ingrat, vers la fin de la vingtaine, lorsque les premières désillusions réduisent considérablement le champ des possibles...
Test Blu-ray : Le retour de Mary Poppins
Plus de cinquante ans après ses premières aventures, la nounou la plus célèbre du monde revient sous les traits d’Emily Blunt dans Le retour de Mary Poppins, pour de nouvelles aventures trépidantes en chansons et en danses !
Test DVD : Call the midwife – Saisons 1 et 2
Le prisme des sujets abordé par les séries télé à travers le monde est vaste, très vaste, et comme se plaît à le rappeler ma grand-mère, il y en a « pour tous les goûts ». Cependant, si on vous avait dit un jour que vous vous passionneriez pour la description fidèle d’un microcosme de sages-femmes dans la Grande Bretagne des années 50, vous y auriez cru, vous ? C’est pourtant ce que propose la BBC depuis 2012 avec Call the midwife, série créée par Heidi Thomas d'après le best-seller autobiographique de Jennifer Worth « Appelez la sage-femme ». Autant dire que l’on n’est pas tout à fait dans l’univers aseptisé d’Urgences ou de Grey’s anatomy, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que la description de la vie de ces femmes se débattant avec leur métier mais aussi en quelque sorte avec la société britannique de l’époque dans un quartier défavorisé de Londres développe un côté profondément addictif. Plus surprenant encore, malgré les à priori que pourrait avoir le spectateur masculin, persuadé en insérant le premier DVD de la série dans le lecteur que ce type de séries n’était « pas pour lui », Call the midwife parviendra probablement au fil des épisodes à complètement retourner l’auditoire, quels que soient son sexe et ses idées toutes faites.
Test Blu-ray : Royal Corgi
Si l’animation européenne à destination des enfants entre 2 à 7 ans rencontre généralement quelques difficultés pour creuser son trou dans le cœur des critiques, les coproductions européennes de films d’animation destinés aux plus petits ont tout de même le mérite de souvent réunir en masse les familles dans les salles françaises. Du Voyage extraordinaire de Samy (1,3 millions d’entrées) et à sa suite Samy 2 (700.00 entrées), à Un monstre à Paris (1,7 millions d’entrées), en passant par Le petit prince (1,9 millions d’entrées) Ballerina (1,8 millions d’entrées) ou Sahara (1,1 millions d’entrées), nombreux sont en effet les dessins animés produits en Europe ayant rencontré leur public depuis 2010.
Test Blu-ray : Invaders
La science-fiction semble avoir le vent en poupe en ce moment en Australie. Ainsi, deux ans après Osiris - La neuvième planète, c'est aujourd'hui au tour d'Invaders, un deuxième film de SF australien, de débarquer sur nos écrans. Bien conscients qu'ils ne peuvent rivaliser, d'un strict point de vue technique et logistique, avec les grosses productions du genre mises en chantier aux États-Unis, nos voisins d'Océanie ont visiblement pris le parti de « contourner » le genre, de le prendre à revers en quelque sorte. Osiris - La neuvième planète avait fait le choix d'aborder la science-fiction par le biais du « serial », hommage brillant à la littérature et au cinéma des années 50/60. Cette année, c'est plutôt au cinéma d'invasion des années 90 que fera référence Invaders ; mais le scénariste / réalisateur Luke Sparke, grand spécialiste du film de guerre, prend quant à lui le parti de nous livrer non pas un grand spectacle à la Independence Day, mais un pur film « de soldats », se concentrant sur un petit groupe de personnages contraints de s’engager dans l’armée afin de combattre des aliens peu enclins à la discussion.
Test Blu-ray : Arès
Surtout connu pour avoir signé, en 2008, le scénario d’un amusant hommage au film de vampires (le très mésestimé Les dents de la nuit), Jean-Patrick Benes revient, presque dix ans après, au film de genre, en abordant de front le petit monde de la science-fiction avec Arès. Co-produit par Louis Leterrier, le film de Benes ose le pari de l’anticipation politisée relativement réaliste : Arès se déroule à Paris en 2035, dans un pays devenu pauvre, et dirigé d’une poigne de fer par de grands consortiums et autres conglomérats pharmaceutiques. Visuellement assez bluffant malgré un budget que l’on devine très restreint, le film de Benes joue donc sur une ambiance lourde et désespérée, à la croisée des chemins entre Blade Runner et Robocop (le cinéaste se permet même un petit clin d’œil au film de Verhoeven en jouant le jeu des publicités férocement satiriques, avec le spot 1000 euros pour un chômeur).


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