Exclusivité VOD : VS.
Très développée en France depuis la fin des années 80, la culture hip-hop a largement mis en avant deux conceptions du rap, qui éclipseront totalement toutes les autres. La première bien sûr est américaine, qu'il s'agisse de East Coast ou de West Coast, le rap US donne le « La » de la production internationale. La seconde est française, et s'avère une des plus variées au monde en termes de musicalité et de « fond ».
Test DVD : Comet
Pour se convaincre que la science-fiction et une certaine idée du romantisme peuvent parfois faire bon ménage, il suffit de se dire que la passion, la foi en l’autre et l’amour fusionnel peuvent, à l’occasion, frôler le mysticisme pur. Comet c'est de la balle.
Test Blu-ray : La gloire de mon père
Gros succès au box-office en 1990, La gloire de mon père a réuni presque sept millions de français dans les salles obscures – sept millions de spectateurs venus rêver au temps de l'enfance et de l'insouciance au cœur d'une France d'avant-guerre telle que narrée avec malice par Marcel Pagnol dans son autobiographie romancée. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la réussite est au rendez-vous : c'est Pagnol qui s'adresse directement à nous, par l'intermédiaire d'Yves Robert et de son scénariste Jérôme Tonnerre, qui sont parvenus à retrouver l'essence des deux premiers tomes de ses « Souvenirs d'enfance » et livrent ce qui restera probablement pour bien longtemps la meilleure adaptation de son œuvre.
Test Blu-ray : Skyscraper
Selon la génération à laquelle vous appartenez, vous rapprocherez ce film-ci, entièrement dépourvu d’originalité, soit de La tour infernale de John Guillermin, soit de Piège de cristal de John McTiernan. Du premier, Skyscraper a vaguement hérité le frisson du feu qui se fraie sans ménagement son chemin à travers les hautes sphères de la mégalomanie humaine, au détail près que le travail exemplaire des pompiers mis en valeur dans le film catastrophe des années 1970 est supplanté ici par la toute-puissance informatique, à la fois l’enjeu de toutes les convoitises et en mesure d’éteindre le brasier infernal en à peine quelques secondes. Du deuxième, on retrouve les grandes lignes dramatiques de la guerre des nerfs et des armes improvisées dans un immeuble désert, mais là encore sans la moindre verve scénaristique ou formelle, susceptible de conférer un minimum de personnalité à ce spectacle fâcheusement aseptisé. La mécanique de la menace qui est censée monter crescendo s’enraye en effet très vite, faute de méchant charismatique dans l’équilibre ennuyeusement manichéen de l’intrigue. Et les prouesses physiques du héros, capable de toujours s’accrocher in extremis à la bonne ligne de vie, ne font qu’ajouter à la longue à l’impression d’esbroufe bancale qui se dégage de l’ensemble du film.
Test Blu-ray : Spotlight
« Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine. Rien de mieux pour créer l’unanimité – et par conséquent la reconnaissance commerciale – que d’attendre dix, quinze ans, voire plus, avant d’oser aborder une thématique sur laquelle tout le monde aura eu le temps de se mettre d’accord depuis son avènement. C’est exactement le cas de figure qui s’est produit avec Spotlight. Il s’agit certes d’un pamphlet filmique entièrement respectable, mais qui arrive après la bataille que d’autres formes d’expression cinématographique, tel le documentaire bouleversant de Amy Berg, Délivrez-nous du mal, sur un sujet très proche, ont courageusement livré avant lui. La perspective de l’enquête journalistique, adoptée pendant l’immense majorité du récit, tend à mettre le scandale sur l’abus sexuel systématique d’enfants par des prêtres catholiques dans un contexte plus universel. Un parti pris narratif qui rend cette affaire révoltante plus factuelle, au détriment de notre engagement émotionnel dans l’intrigue.
Test DVD : Loin de mon père
Le scénario de "Loin de mon père" est une adaptation de "Loin de son absence", un roman écrit par Shez, une écrivaine israélienne, elle-même victime d'inceste dans son enfance. Le film raconte l'existence de Tami, une jeune femme d'une vingtaine d'années, qui vit en couple avec Moshe, un homme qui a environ 30 ans de plus qu'elle. Cet homme, c'est son propre père.
Test DVD : Crossing Istanbul
C’est à Istanbul que se passe l’essentiel du film, ce qui permet d’ajouter à son intérêt une très belle visite de la ville, aussi bien dans ses quartiers touristiques que dans des quartiers beaucoup moins explorés par les visiteurs étrangers. Toutefois, ce sont quand même les rencontres avec la communauté LGBTQIA+ d’Istanbul, dépeinte avec beaucoup d’empathie, qui représentent l’intérêt principal de ce film de toute évidence bien documenté.
Test Blu-ray : Passengers
Dans la première partie de son récit, et alors qu'il colle aux basques d'un passager solitaire, malencontreusement réveillé 90 ans trop tôt de son hibernation, tuant le temps à bord d'un immense vaisseau spatial vide et impersonnel, Passengers s'avère assez convaincant. Si la « solitude » de l'espace (cette grande étendue de vide où personne ne vous entend crier) est un thème du cinéma de science-fiction qui n'a certes rien de très original (des cosmonautes solitaires, on en a régulièrement croisé dans les salles de cinéma ces dix dernières années, notamment dans Moon, Prometheus ou encore Seul sur Mars), le fait est que la première moitié du film fonctionne très bien. On mettra cette réussite au crédit de la personnalité de Chris Pratt, couplée à la malice de la réalisation signée Morten Tyldum (Headhunters) et à un humour finalement assez inattendu dans le déroulement des événements (le clin d’œil à Shining lors de la première scène du bar est d'ailleurs assez réjouissant).
Test DVD : Back to school
Surtout connu en France pour avoir partagé avec Dwayne « The Rock » Johnson l’affiche d’Agents presque secrets, Kevin Hart n’a malheureusement pas encore chez nous le rayonnement et le statut de star du rire dont il bénéficie aux États-Unis.
Test Blu-ray : Mr Robot – Saison 2
Fable technologique autant que philosophique, parfois satire politique et parfois errance métaphysique, Mr. Robot est une série toujours aussi surprenante – c’est le moins que l’on puisse dire. Porté par des acteurs brillants, une écriture aux petits oignons et une réalisation solide, il n’en est que plus dommage que le dernier épisode nous laisse sur notre faim. Incontournable !
Test Blu-ray : Docteur Frankenstein
Les scénarios de Max Landis, très orientés « fun » et bande dessinée, sont en général tout à fait plaisants, et donnent même l'impression sur le papier de pouvoir devenir de véritables bombes, cultes en puissance. Multipliant les outrances et pataugeant souvent dans le mauvais goût le plus assumé, le « style » Max Landis nécessite cela dit une mise en scène inspirée,
Test DVD : Si tu voyais son cœur
Un film attachant tout en étant parfois déroutant, passionnant tout en étant parfois irritant.



















