Test Blu-ray : Docteur Frankenstein

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États-Unis : 2015
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario : Max Landis
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h49
Genre : Fantastique
Date de sortie cinéma : 25 novembre 2015
Date de sortie DVD/BR : 23 avril 2016

 

 

Le scientifique aux méthodes radicales et son tout aussi brillant protégé Igor Strausman partagent une vision noble : celle d’aider l’humanité à travers leurs recherches innovantes sur l’immortalité. Mais les expériences de Victor vont trop loin, et son obsession engendre de terrifiantes conséquences. Seul Igor peut ramener son ami à la raison et le sauver de sa création monstrueuse. Une version enflammée et moderne d’une légende intemporelle…

 

 

Le film

[3/5]

Depuis Chronicle, qui a fait exploser sa côte de popularité en 2012 (126 millions de dollars de recettes pour un budget de 12, tu m’étonnes que les producteurs aient levé le nez de leur Wall Street Journal), Max Landis a enchainé les scénarios avec régularité, sans pour le moment renouer avec le succès public ; pour être tout à fait honnête, les scores rencontrés au box-office par American ultra et auraient même plutôt tendance à flirter avec la catastrophe…

Pourtant, le fait est que les scénarios de Max Landis, très orientés « fun » et bande dessinée, sont en général tout à fait plaisants, et donnent même l’impression sur le papier de pouvoir devenir de véritables bombes, cultes en puissance. Multipliant les outrances et pataugeant souvent dans le mauvais goût le plus assumé, le « style » Max Landis nécessite cela dit une mise en scène inspirée, une mise en images forte ; la réussite et le succès rencontrés par Chronicle il y a quelques années sont d’ailleurs probablement nés de la confrontation entre un scénar plein de promesses et une mise en forme réellement singulière. On verrait bien à l’avenir les scripts de Landis Jr dans les mains de Guy Ritchie, de Matthew Vaughn ou encore de Timur Bekmambetov, trois réals très différents mais ayant chacun une vision claire de ce qu’ils désirent obtenir à l’écran. La référence à Guy Ritchie est presque évidente d’ailleurs, tant la relecture proposée ici par le jeune scénariste du mythe de Frankenstein fait penser à celle opérée par les scénaristes de Ritchie sur le formidable diptyque Sherlock Holmes / Sherlock Holmes : Jeu d’ombres.

Le semi-échec (ou la semi-réussite, selon que vous voyiez le verre à moitié vide ou à moitié plein !) de sont donc plutôt à mettre sur le compte d’un réalisateur n’ayant pas suffisamment su s’affirmer auprès de producteurs envahissants, n’étant pas parvenu à imposer « sa » vision artistique face au roi dollar grommelant des « c’est bon ça Coco » un gros cigare à demi-éteint à la bouche. Mais que pouvions-nous réellement attendre de , réalisateur de Rencontre à Wicker Park ou encore Push, qui était d’ailleurs recyclé depuis une dizaine d’années dans la série TV ? Bien heureusement, il s’agit juste d’une question rhétorique…

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Comme à son habitude, nous offre avec un master Blu-ray quasiment irréprochable : les séquences de jour affichent un piqué redoutable, des couleurs naturelles et un niveau de détail assez époustouflant. Les passages nocturnes s’avèrent également convaincants en diable : pas de grain, pas de baisse du niveau de détail, la précision est toujours de mise. Du grand Art ! Coté enceintes, comme toujours chez l’éditeur, seule la version originale est encodée en DTS-HD Master Audio 5.1, dans un mixage littéralement tonitruant. L’ensemble est naturellement riche en basses, en gros surrounds et effets multi-directionnels à gogo. Un poil en retrait, la version française uniquement mixée en DTS 5.1 s’avère également très spectaculaire et immersive, mais fait naturellement montre de moins de finesse.

Dans la section suppléments (intégralement en haute définition), on trouvera, outre les traditionnelles bandes-annonces et la galerie de photos, un making of orienté promo mais proposant son lot d’entretiens avec l’équipe et quelques images d’un tournage visiblement détendu. nous permettra également de découvrir une série de scènes coupées (un petit quart d’heure), dont certaines se révèlent assez intéressantes.

 

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