DVD — 18 décembre 2015
Test Blu-ray : American ultra

 
États-Unis : 2015
Titre original : –
Réalisateur :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h36
Genre : Comédie, Thriller
Date de sortie cinéma : 19 août 2015
Date de sortie DVD/BR : 19 décembre 2015

 

 

Mike Howell passe son temps à être défoncé et à tenter d’écrire un comic sur un singe super-héros qui n’a aucune chance d’être publié. Sans qu’il n’en sache rien, Mike est en réalité un agent dormant de la CIA que celle-ci a décidé d’éliminer. Alors que les tueurs les plus redoutables de l’agence mettent le cap sur la petite ville où vit leur cible, Mike est le premier surpris de découvrir sa capacité déconcertante à faire d’une simple cuillère une arme de destruction massive…

 

 

Le film

[4/5]

A force de signer de bons scénarios très orientés « fun » et bande dessinée, multipliant qui plus est les outrances et pataugeant dans le mauvais goût le plus total (un peu à la manière du britannique Garth Ennis dans le petit monde du comic book), le jeune Max Landis va finir par réussir à se faire un prénom. Il est même très probable que malgré l’indéniable côté « poseur » et encore vaguement immature de ses scripts, le jeune garçon finisse par dépasser en popularité son père John Landis, dont la côte d’amour n’a de toutes façons jamais réellement atteint des sommets de notre côté de l’Atlantique.

Avec American ultra, Max Landis et le réalisateur Nima Nourizadeh (auteur du très intéressant Projet X) s’allient donc pour tenter de donner une nouvelle jeunesse à un thème archi-rebattu, celui de la « machine à tuer qui s’ignore », du soldat formé par le gouvernement dont celui-ci a perdu le contrôle et dont la mémoire a été effacée afin de devenir un agent dormant. Sauf que ce Bourne là sera traité sur le mode de la comédie, avec en tête d’affiche un Jesse Eisenberg en jeune branleur accro aux drogues douces qui se révélera un adversaire mortel pour ses assaillants, et ce quelle que soit l’arme qu’il utilise (petite cuillère, ramasse-poussière, etc).

Le principal attrait d’American ultra, c’est donc son mauvais goût souvent réjouissant, qui réservera à coup sûr au spectateur quelques francs éclats de rire (« Vous vous tapez des singes ? »). Pensé comme un comic-book carrément décomplexé, le film nous propose de suivre une batterie de soldats allant forcément au casse-pipe en affrontant le personnage d’Eisenberg et souvent caractérisés par un simple détail de leur personnalité (le tueur incarné par Walton Goggins s’appelle juste « Rieur »). Les bastons se suivent et ne se ressemblent pas trop, les scènes d’action sont globalement réussies, voire même carrément bien bourrines, les acteurs sont absolument égaux à eux-mêmes, et le rythme trépidant ne permet à aucun instant de s’ennuyer : de quoi passer un très bon moment, assurément.

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Côté Blu-ray, Metropolitan Vidéo a fait les choses en grand : on a tout d’abord droit à un beau steelbook, et de plus la galette nous propose une définition et un piqué très précis, des couleurs chaudes et naturelles, des contrastes au taquet et des noirs très profonds. En un mot, c’est de toute beauté, attention cela dit, certaines séquences nous proposent des jeux de lumière ultra-agressifs qui ne plairont pas forcément aux épileptiques. Côté son, l’éditeur nous propose comme à son habitude à la fois la VF et la VO en DTS-HD Master Audio 5.1, et la bande-son ne sera pas de tout repos pour vos enceintes : dynamique, tonitruante, riches en graves, avec une scène arrière omniprésente, surtout dans les impressionnantes scènes d’action. Pas subtil pour deux sous, mais vraiment efficace.

Du côté des suppléments, l’éditeur a fait -et bien fait- le taf. En plus des habituelles bandes-annonces des sorties à venir, on trouvera donc un commentaire audio de Nima Nourizadeh, sous-titré de A à Z. Ce dernier évoque avec le plus grand sérieux un film complètement barré et défiant l’analyse. Inédit à la galette française, l’entretien avec Jesse Eisenberg et Kristen Stewart s’avère court mais instructif. On notera qu’il a été réalisé par Emmanuel Itier, le copain de Sharon Stone. On poursuit avec un making of d’une quarantaine de minutes n’engendrant pas la mélancolie et laissant largement la parole à Nuorizadeh et Landis fils. Un sujet gag intitulé « Comment exploser son budget » revient sur les petits ustensiles et autres objets du quotidien utilisés par Eisenberg dans le film à des fins meurtrières. Enfin, un bêtisier malheureusement pas très drôle clôt la section interactivité.

 

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles

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