Test Blu-ray : Free State of Jones
En ne récoltant que 20 millions de dollars de recettes sur un confortable budget de 65 millions, Free State of Jones s’est ramassé un tel gadin que même un gros succès en dehors des Etats-Unis ne parviendra probablement jamais à amortir les frais engagés par Dreamworks dans cette énorme co-production internationale. La guerre de sécession et les thèmes liés à l’abolition de l’esclavage et à l’égalité blancs / noirs ne passionneraient-ils plus les américains ? Pour être tout à fait honnête, à l’exception notable de Chevauchée avec le diable (2003), les films contemporains s’attaquant de front à la guerre de sécession, sans l’aborder par le biais d’un autre genre (romance, western, fantastique), ont, depuis Glory (1989), tous rapporté entre 10 et 25 millions de dollars – Il eut donc été étonnant que le film de Gary Ross réussisse l’exploit de renverser la vapeur…
Test Blu-ray : La finale
La finale suit, à la façon d’un road movie, le voyage de Lyon à Paris d’un vieil homme atteint de la maladie d’Alzheimer et de son petit-fils. Si le film de Robin Sykes évoque bien sûr en toile de fond les drames liés à cette maladie dégénérative, l’idée forte du récit réside surtout dans le rapprochement de deux êtres complètement repliés sur eux-mêmes. Le grand-père est mis au rencard de la société par sa maladie, qui l’isole complètement du reste du monde –voire même de lui-même– tandis que le jeune homme s’impose quant à lui comme le pur produit de son époque, égocentrique, coupé du monde par le biais de la « bulle » numérique, téléphone et écouteurs sur les oreilles. Ainsi, durant les deux premiers tiers de La finale, ce ne sont finalement pas tant les problèmes d’orientation du grand-père qui vont prolonger le voyage des deux personnages, mais bel et bien le fait que le petit-fils soit « absorbé » dans son univers, coupé du monde par les écouteurs et les écrans, qui le rendent inattentif à ceux qui l’entourent.
Test DVD : L’intouchable, Harvey Weinstein
S'il a eu ce qu'il voulait, c'est que, forcément, c'était consenti !
Test DVD : EVJF Party
Porté par un quatuor d'actrices composé par les inconnues Desiree Hall, Eddie Ritchard, Samantha Colburn et Crista Flanagan, EVJF Party nous emmène donc à Las Vegas : les amateurs de bon goût sont donc cordialement invités à aller voir ailleurs puisqu'à l'image de la ville du péché, le film de Jason Friedberg et Aaron Seltzer développera dés ses premières minutes une vulgarité assumée et pétaradante qui nous donnera à voir, pèle-mêle et en pagaille
Test Blu-ray : Il a déjà tes yeux
Depuis quelques années, le cinéma français, sous l'influence de l'immense popularité d'Omar Sy, a redécouvert ses acteurs et cinéastes noirs. En 2009, avec La première étoile, Lucien Jean-Baptiste réunissait 1,6 millions de français dans les salles ; en 2011 et 2014, Fabrice Eboué et Thomas Ngijol dépassaient également le million d'entrées avec Case Départ et Le crocodile du Botswanga. Début 2017, avec Il a déjà tes yeux, Lucien Jean-Baptiste (encore lui), parvenait à nouveau à attirer 1,3 millions de français vers les salles obscures.
Test Blu-ray : Mother !
Nous sommes ici dans cette catégorie pas si fréquente de films n’ayant pas peur de l’outrance et de la grandiloquence, au risque de perdre une partie des spectateurs. C’est le risque que prend le cinéaste à vouloir à tout prix faire le contraire de ce que l’on peut attendre de lui, et cela prend des proportions particulièrement extrêmes dans le cas présent. Il est donc difficile, en sortant de la séance, d’émettre un avis constructif et réfléchi sur une œuvre totale, dans ce que le terme a de plus absolu, à savoir le fruit du travail d’un véritable artiste paniqué à l’idée de tomber dans le consensuel, et n’hésitant pas, pour arriver à ses fins, à malmener son public, quitte à déraper par instants dans le sordide le plus total, à travers une scène en particulier, qui fera grincer pas mal de dents, et devrait au passage faire claquer quelques sièges.
Test DVD : Moonwalk one
Tourné durant l’année 1969 autour du lancement d’Apollo 11, le film de Theo Kamecke est resté jusqu’à l’été 2014 étrangement inédit en France. Avant d’être un documentaire, Moonwalk one est un grand film de cinéma : poétique, d’une richesse rare, et curieusement très bien rythmé qui irait jusqu’à évoquer, dans sa force et son universalité, le Kubrick de 2001, odyssée de l’espace
Test DVD : Chien de la casse
Le Pouget, petite commune de l’Hérault comptant un peu plus de 2000 habitants, a été choisie par Jean-Baptiste Durand pour devenir le cadre – et presque un personnage à part entière – de son premier long-métrage, Chien de la casse.
Test Blu-ray : Connasse, princesse des coeurs
Connasse, bouffonne, pétasse ou tout simplement conne... Tel est l'odieux personnage télévisuel créé par Camille Cottin pour Canal + dans la série Connasse. La « connasse » en question était donc l'héroïne d'un format court, nous donnant à découvrir un personnage de femme égocentrique et insupportable
Test Blu-ray : L’étrange monsieur Steve
L'étrange Monsieur Steve est un petit polar français réalisé par Raymond Bailly en 1957. Mis en scène de façon fonctionnelle et relativement efficace, le film de Bailly n'a pas forcément marqué à l'époque de sa sortie la mémoire des cinéphiles. Il vaut néanmoins le coup d'être redécouvert aujourd'hui pour une raison simple et imparable. Contre toute attente, ce n'est pas pour la présence devant la caméra de Jeanne Moreau, qui ne force pas trop son talent dans la peau d'un personnage de garce manipulatrice directement hérité du Film Noir américain. Le principal intérêt de L'étrange Monsieur Steve se situe derrière la caméra, mais bien planqué derrière, puisqu'il s'agit du scénariste du film qui titillera notre attention : le très prolifique et très regretté Frédéric Dard.
Test DVD : La chambre interdite
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce onzième long métrage de Guy Maddin s’avère une œuvre absolument unique : plongeant à corps perdu dans un univers surréaliste, nous présentant des tableaux absurdes et oniriques, il aborde dans sa narration complètement folle et déconstruite pas moins de dix-sept histoires différentes, se répondant les unes aux autres dans un maelstrom de couleurs et de tableaux complètement fous.
Test DVD : Another day of life
Another day of life fait partie de ces films qu'il est presque impossible de ranger dans une catégorie bien précise : en effet, c'est à la fois un documentaire et une fiction, il mêle film d'animation, du genre ligne claire, interviews de survivants de l'histoire et images d'archive en noir et blanc.


















