Test Blu-ray : Inséparables

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France : 2019
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h37
Genre : Comédie
Date de sortie cinéma : 4 septembre 2019
Date de sortie DVD/BR : 10 janvier 2020

 

Mika, un petit escroc, a fait un rapide tour en prison, où il a fait la connaissance de « Poutine », un détenu cinglé et imprévisible. Sitôt sa peine purgée, il décide de repartir à zéro et de refaire sa vie. Alors qu’il s’apprête à épouser la fille d’un riche homme d’affaires, son passé le rattrape : Poutine débarque sans prévenir ! Mika va vite réaliser qu’on ne se débarrasse pas aisément d’un tel boulet…

 


 

Le film

[4/5]

La comédie populaire française a souvent eu recours à la thématique des personnalités antagonistes obligées de coopérer. Depuis les années 50, les tandems de personnages que tout semble opposer mais qui finiront par se découvrir des points communs ont littéralement proliféré dans le cinéma français, avec plus ou moins de succès. Les exemples les plus connus demeurent les duos Bourvil / Louis de Funès (Le corniaud, La grande vadrouille), Lino Ventura / Jacques Brel (L’emmerdeur), Gérard Depardieu / Pierre Richard (La chèvre, Les fugitifs, Les compères) et bien sûr Jean Reno / Christian Clavier (L’opération corned beef, Les visiteurs, L’enquête corse). Malgré quelques tentatives ratées, et si l’on met de côté le duo d’Intouchables (qui n’utilisait pas tout à fait les mêmes ficelles comiques), les années 2010 n’étaient en revanche pas encore parvenues à recréer à l’écran la magie du duo mal assorti qui fonctionne, le dernier exemple nous passant en tête étant celui composé par Gérard Lanvin et Benoît Poelvoorde dans Le boulet (2002).

s’inscrit donc dans cette tradition de la comédie française, en y apportant un coup de jeune relatif. Porté par le charisme de ses deux acteurs principaux, ayant pour point commun d’avoir débuté en tant qu’humoristes ( révélé par On ne demande qu’à en rire, révélé par le Jamel Comedy Club), le film de cite ouvertement ses influences, en remerciant dans le générique de fin Gérard Oury et Francis Veber. Mais l’ombre de ces deux maestros de la comédie populaire ne se fera finalement pas trop envahissante, dans le sens où le scénario, simple mais habile, ne se contente pas de capitaliser sur ses deux têtes d’affiche, et dresse en arrière-plan une galerie de portraits tellement bien croqués qu’ils parviennent réellement à « exister » à l’écran au-delà des interactions entre et  : de la belle-sœur fouille-merde au beau-père adepte de la bonne plaisanterie, tous s’avèrent attachants et apportent un soutien très appréciable à l’intrigue, certes cousue de fil blanc mais respectant finalement assez solidement le « cahier des charges » du genre. Pour le reste, l’énergie et la conviction du duo principal parviendront à faire voler en éclats les dernières barrières du public, grâce notamment à une série de scènes qui s’imposeront comme quasi-immédiatement anthologiques (le repas de famille, l’intimidation du témoin…).

s’avère donc une excellente surprise, riche d’un tempo comique aussi efficace que quasiment imparable, même si les esprits chagrins argueront qu’il se base sur une conception du rire peut-être un poil trop « mécanique ». Pour notre part, on considère que le terme « classique » serait sans doute plus approprié. Et surtout, le film de marque vraiment la naissance à l’écran d’un duo digne des plus grands, qu’on aimerait vraiment voir se reformer dans un avenir proche. Le succès inattendu du film au box-office – un peu plus d’un million de spectateurs dans les salles – devrait nous assurer qu’ et  se retrouveront bientôt à nouveau ensemble à l’affiche d’une comédie. Et pourquoi pas tout bêtement une suite à celui-ci, commençant pile là où s’arrête  ? Car si en l’état l’épilogue du film vaut son pesant de cacahuètes, on aimerait vraiment voir ce qui pourrait se passer après…

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

Côté Blu-ray, la galette d’ éditée par rend pleinement honneur à la photo du film signée Morgan S. Dalibert : le rendu visuel du film est de toute beauté, la définition et le piqué sont à couper le souffle et les couleurs explosent littéralement nos mirettes. Un soin tout particulier semble par ailleurs avoir été porté aux scènes sombres ou en basse lumière ; en deux mots comme en cent, c’est du très beau travail technique. Côté son, le film nous est proposé dans un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 relativement sobre, nous proposant des ambiances finement distillées ; les scènes musicales profitent d’un pep’s et d’une spatialisation toute particulière. On notera également que n’oublie pas les cinéphiles qui visionnent leurs films à domicile sans utiliser de Home Cinema, puisque l’éditeur nous propose également un mixage DTS-HD Master Audio 2.0 plus cohérent si vous visionnez sur un « simple » téléviseur.

Dans la section suppléments, on trouvera une courte sélection de scènes coupées (6 minutes), la plus intéressante suivant le personnage d’ à sa sortie du casino monégasque, et faisant écho à la première séquence de jeu, qui prenait place en prison, face au personnage incarné par l’excellent David Salles. On terminera enfin avec le traditionnel bêtisier (4 minutes), donnant à voir et à entendre quelques échanges hilares entre et .

 

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