Test Blu-ray : La chute du président

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États-Unis : 2019
Titre original :
Réalisation :
Scénario : , ,
Acteurs : , , Matt O’Toole
Éditeur :
Durée : 2h01
Genre : Thriller, Action
Date de sortie cinéma : 28 août 2019
Date de sortie DVD/BR : 3 janvier 2020

 

Victime d’un coup monté, Mike Banning, agent des services secrets, est accusé d’être le cerveau d’une tentative d’assassinat envers le président américain, Allan Trumbull. Poursuivi par le FBI, il va devoir combattre pour survivre et trouver l’identité de celui qui menace la vie du président…

 


 

Le film

[3,5/5]

En réunissant plus de 400 millions de dollars de recettes au box-office mondial, les deux premiers opus de la saga « Mike Banning » débutée en 2013 avec a probablement dépassé toutes les espérances de ses producteurs en termes de succès. Aussi bourrin que spectaculairement époustouflant, le deuxième épisode de la franchise, intitulé La chute de Londres, avait su nous cueillir de façon inattendue en 2016, en pulvérisant la nature relativement mineure et conventionnelle du premier film. Trois ans plus tard, le troisième opus, appelé cette fois , était donc forcément attendu au tournant : le film allait-il réussir l’exploit de réitérer la réussite du deuxième épisode ?

On ne va pas faire durer le suspense inutilement : la réponse est non. Mis en scène par l’ancien cascadeur (depuis , le cinéma d’action est aux mains des anciens cascadeurs), s’avère certes un actioner solide et spectaculaire, mais formellement beaucoup moins abouti et ambitieux que . Reste donc le plaisir de retrouver dans la peau de Mike Banning et d’assister à une poignée de scènes d’action impressionnantes, mais dénuées du sentiment d’urgence si immersif du précédent opus. Le film nous permettra par ailleurs d’en apprendre un peu plus sur le passé du personnage principal, puisqu’on y découvrira Clay Banning, le père de Mike (Nick Nolte), qui devrait à n’en point douter devenir l’un des personnages les plus importants du prochain épisode de la saga ; en effet, avec plus de 130 millions au box-office avant même sa sortie en vidéo, la retraite de Mike Banning risque bien d’être de courte durée…

Notre chroniqueur Tobias Dunschen était encore plus sévère que nous lors de la sortie du film dans les salles : vous trouverez ci-dessous un extrait de sa critique, que vous pourrez découvrir en intégralité en cliquant ici.

« Si l’on veut bien admettre que le cinéma hollywoodien reflète de près ou de loin l’actualité américaine, il n’en existe aucun indicateur plus révélateur que les films ayant trait à la présidence. La façon dont sont représentés le chef de l’état et la mission tour à tour délicate et périlleuse qu’il exécute renvoie dans la plupart des cas l’image que les États-Unis se font d’eux-mêmes. (…) Quel acteur américain autre que Morgan Freeman pourrait encore interpréter la figure présidentielle tel qu’elle aurait dû être jusqu’à ce jour, ferme mais bienveillante, paternelle mais vigoureuse ? Même si son retour pour la deuxième fois de suite dans l’univers de l’agent Banning, à présent au sommet du gouvernement, nous fait plaisir, l’agencement de son rôle en dit long sur l’état de la présidence américaine à l’heure actuelle. Le président Trumbull passe en effet le plus clair de son temps suspendu à du matériel médical dans un lit d’hôpital, inconscient et donc incapable d’intervenir, pendant que les éminences machiavéliques de Washington mènent la danse. Cette prémisse est si peu ingénieuse et surtout si éloignée des préoccupations du monde politique d’outre-Atlantique, secoué jusque dans ses fondements à chaque nouveau tweet au ton incendiaire, qu’elle perd toute utilité de commentaire détourné sur ce qui se passe dans les couloirs du pouvoir américain en ce moment. Et même le moteur dramatique de protection du chef de l’état, mis en danger dans des circonstances de plus en plus abracadabrantes de film en film, est supplanté ici par une reprise très peu excitante du mode opératoire du Fugitif de Andrew Davis, au détail près que le protagoniste connaît assez bien le système pour pouvoir profiter de ses failles. Bref, d’un point de vue politique, il n’y a strictement rien de pertinent à tirer de la part d’un film, qui ne s’en sort guère mieux en termes de divertissement musclé. (…)

Où est passé la grandiloquence biscornue qui avait rendu au moins le premier film de l’univers passablement divertissant ? A l’heure où la Maison Blanche réelle est chaque jour de nouveau un cirque de l’horreur à elle toute seule, la fiction hollywoodienne a manifestement du mal à suivre. Ce qui nous laisse avec un film d’action sans éclat, aux décors bulgares qui créent trop peu l’illusion et aux enjeux dramatiques tirés par les cheveux. Au moins, Nick Nolte tente d’y apporter un peu d’authenticité, ce qui est bien entendu de la peine perdue dans le cadre d’une production à vocation principalement mercantile. Espérons que l’agent Banning aura désormais droit à sa retraite bien méritée, puisqu’on le voit mal courir à bout de force d’ici deux ou trois ans, afin de sauver in extremis la peau d’un énergumène de la trempe de Trump. »

 

 

Le Blu-ray

[4/5]

C’est sans surprise si l’on considère la nature récente et visuellement soignée du film de  : le Blu-ray de édité par nous offre probablement une des images les plus précises et les plus épatantes dont on puisse rêver. Présenté au format Cinémascope 2.35:1, le master du film impose une définition irréprochable, des couleurs chaudes, bref, un rendu Haute-Définition tout simplement exceptionnel. Chapeau bas à donc. Côté son, l’éditeur nous propose des pistes DTS-HD Master Audio 5.1 à la fois en VO et en VF, à la qualité sonore irréprochable : spatialisation dynamique et immersion totale pour le spectateur sont au rendez-vous – le grand spectacle est assuré. On notera également la présence d’un mixage en DTS-HD Master Audio 2.0, qui s’avérera d’avantage centré sur les voix, et donc plus équilibré si vous regardez le film sans Home Cinema.

Dans la section suppléments, reprend une partie des featurettes disponibles sur le Blu-ray américain. C’est intéressant, et l’ensemble de l’équipe s’exprimera au cœur des différents sujets, mais extrêmement orienté « promo ». Dans « Même les héros ont des failles » (9 minutes), on reviendra entre autres sur le personnage de Mike Banning et le fait que l’on découvre dans cet épisode qu’il n’est pas le « Superman » que l’on imaginait. Attention, ce sujet contient quelques [Spoilers]. Les seconds-rôles du film seront largement abordés dans « Secrets de casting » (18 minutes). Comme son titre l’indique, le module intitulé « Cascades et scènes d’action » (10 minutes) reviendra sur la préparation des scènes d’action. On s’attardera ensuite sur les décors du film dans « Washington DC reconstitué » (6 minutes) : s’il se déroule quasi-intégralement à Washington, a en réalité été tourné à Londres et à Sofia, ce qui impliquait quelques challenges pour l’équipe technique. On terminera ensuite avec « 3 scènes décryptées » (9 minutes), le réalisateur revenant sur les différentes implications dramatiques des scènes de l’attaque des drones, de la poursuite en camion et de la scène post-générique de fin, mettant en scène et Nick Nolte en apesanteur dans des caissons d’isolation sensorielle.

 

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