Berlinale 2019 : L’œuvre sans auteur
Nous ne savions pas le cinéma allemand aussi gourmand. Souvent, ses films se focalisent sur un seul sujet qu'ils explorent en long et en large, quoique rarement de travers, puisque la proverbiale rigueur allemande est toujours un peu le garant d'une ligne scénaristique sans excès.
Et maintenant on va où ?
Nominé pour plusieurs prix Et maintenant on va où ?, de Nadine Labaki, a remporté le prix du Jury Œcuménique – Mention Spéciale. Après Caramel, film déjà primé, la réalisatrice revient sur un thème extrêmement contemporain : la cohabitation religieuse.
Critique : Equals
Elle court, elle court, la maladie d’amour… Ces quelques paroles d’un certain Michel Sardou résument à elles seules ce film présenté à la Mostra de Venise en 2015 et qui sortira en e-cinéma le 20 octobre 2016. À l’affiche nous retrouvons Kristen Stewart et Nicholas Hoult, deux jeunes grands noms du cinéma américain qui incarnent les citoyens d’une société aseptisée. Ce film n’a eu que peu d’impact parmi les critiques mais est pourtant loin d’être médiocre ou de se cantonner à une mièvre histoire d’amour. Il conjugue en réalité intérêt cinématographique et sociologique de manière indiscutable.
J’aime regarder les filles
J’aime regarder les filles est le premier long-métrage de Frédéric Louf, déjà repéré en 2000 à Cannes pour son court-métrage Les Petits Oiseaux. Le réalisateur s’appuie sur un jeune acteur talentueux, Pierre Niney, le plus jeune pensionnaire actuel de la Comédie Française.
Critique : Les mystères de Barcelone
Lorsqu'un film arrive à greffer un immense plaisir visuel sur une histoire à la fois passionnante et pourvue d'un solide arrière-plan social, il n'est pas interdit de parler de très grand film, un des meilleurs de cette année cinématographique.
Revu sur OCS : Mission : impossible
Aucun genre n'est davantage soumis au jugement impitoyable du temps que le thriller d'espionnage, qui cherche à épater son public avec les gadgets technologiques dernier cri. Ces petits détails de communication et de procuration d'informations risquent souvent de dater terriblement un film semblant encore à l'avant-garde de la modernité au moment de sa sortie.
Critique : Le Plus sauvage d’entre tous
Le cliché ambulant du fils indigne, l'exemple parfait d'une jeunesse opportuniste et irrévérencieuse envers leurs aînés ou bien, par un concours de circonstances propre aux années 1960, cette décennie de renversement majeur des règles et des mœurs, aux États-Unis et ailleurs dans le monde, l'antihéros par excellence dans lequel toute une génération brûlait d'envie de se reconnaître ?
Critique : Les Femmes du Bus 678
Fayza (rôle tenu par Bushra Rozza, chanteuse très populaire et vraie star dans son pays) est une trentenaire voilée mère de deux jeunes enfants qui doit prendre le bus pour aller travailler (emploi de clerc aux écritures, salaire minuscule, souvent amputé qui plus est arbitrairement par un petit chef au titre d’un rendement prétendument insuffisant). Seba, « en cheveux », à peu près le même âge, vit séparée de son mari médecin depuis un drame personnel - elle est issue de la haute bourgeoisie et tient une boutique d’artisanat d’art par agrément plus que pour en tirer un vrai revenu. Quant à Nelly, sans voile non plus, elle n’a que 22 ans et habite chez ses parents plutôt aisés ; en attendant d’épouser Omar, elle travaille dans un « call-center » où ses « prospects » pratiquent volontiers une lourde drague à distance, et partage avec son fiancé la passion du stand-up. Ces trois-là n’avaient a priori aucune raison de se rencontrer et de se lier – sauf qu’elles ont toutes été agressées sexuellement, et que leurs destins vont se conjuguer autour de cette épreuve commune. C’est la victime « ordinaire », à chaque fois qu’elle ne peut éviter de prendre le bus (le taxi qui la met hors d’atteinte est rarement dans ses moyens), Fayza, qui va à sa façon (et violemment) faire la première bouger les choses.
Critique : The Lodgers – Festival de Gérardmer 2018
Un frère et sa soeur sont liés par un terrible secret qui les contraint à ne jamais quitter la maison recluse que leurs parents décédés leur ont laissée en héritage. Un jeune homme va bientôt faire voler cette situation en éclats.
Vu sur OCS : Paris au mois d’août
On poursuit notre course contre la montre si plaisante des films qui disparaîtront prochainement du service de vidéo par souscription OCS avec Paris au mois d'août de Pierre Granier-Deferre. Cette petite perle du cinéma français des années '60, 1966 pour être précis, ne sera par ailleurs indisponible que quelques jours seulement, puisque d'autres diffusions sont prévues dès le mois d'avril.
Sur La Route
Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, jeune ex-taulard au charme ravageur, marié à la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. Assoiffés de liberté, les trois jeunes gens partent à la rencontre du monde, des autres et d’eux-mêmes
Polisse
Après un premier film documentaire autobiographique, Pardonnez-moi (2006) et une comédie sur la face cachée du métier de comédienne, Le bal des actrices (2009), Maïwenn revient avec Polisse, face cachée documentée de la Brigade de Protection des Mineurs. Ce nouveau long-métrage, sur les écrans le 19 octobre, a remporté le prix du jury au Festival de Cannes 2011.


















