Critique : Ceux qui travaillent
Plutôt que de s'en prendre systématiquement aux autres et au système, commençons par balayer devant notre porte, nous dit Antoine Russbach.
Berlinale 2017 : Mr Long
Chouette, enfin un film asiatique en compétition en cette 67ème édition du Festival de Berlin et de surcroît en apparence un film de genre ! Faute de pouvoir voir les deux autres candidats orientaux à l’Ours d’or du jury de Paul Verhoeven – puisque notre temps en cette formidable capitale temporaire du cinéma mondial est tout de même compté –, nous anticipions dans une certaine mesure le nouveau film de Sabu, un réalisateur japonais qui a au mieux encore les honneurs douteux des sorties vidéos sur le marché français.
Critique : Quai d’Orsay
Alexandre Taillard de Worms est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Là, il y apostrophe les puissants et invoque les plus grands esprits afin de ramener la paix, calmer les nerveux de la gâchette et justifier son aura de futur prix Nobel de la paix cosmique. Alexandre Taillard de Vorms est un esprit puissant, guerroyant avec l’appui de la Sainte Trinité des concepts diplomatiques : légitimité, lucidité et efficacité. Il y pourfend les néoconservateurs américains, les russes corrompus et les chinois cupides. Le monde a beau ne pas mériter la grandeur d’âme de la France, son art se sent à l’étroit enfermé dans l’hexagone. Le jeune Arthur Vlaminck, jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares... Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.
Critique : À la recherche de Vivian Maier
Et si Vivian Maier était l'une des artistes majeures du vingtième siècle ? Ce documentaire, qui n'est pas sans rappeler Sugar Man, documentaire sur le musicien Sixto Rodríguez, est une enquête rigoureuse sur la vie de celle qui fut nounou pour gagner sa vie et se permettre de vivre sa vocation secrète de photographe de rue.
Critique : Dogman
"Dogman" vient positivement enrichir la filmographie de Matteo Garrone et prouver, une fois de plus, la qualité d'un cinéma italien, trop souvent mésestimé, voire carrément rejeté.
Tu seras mon fils
Tu seras mon fils un est drame français de Gilles Legrand se déroulant dans le Saint-Emilionnais. L’intrigue tourne autour des relations conflictuelles entre un père et son fils. Le film a reçu le label des spectateurs UGC.
Happy New Year
Nouveau Blockbuster Américain de Garry Marshall qui, après Valentine’s day nous propose une fois de plus un casting impressionnant. Si le profit est un critère de succès, on peut dire que Happy New Year marque des points : 13,7 millions de dollars de recette en une semaine aux Etats Unis. Cela dit, si la quantité des stars à l’affiche faisait une bonne comédie, cela se saurait.
World’s Greatest Dad
Robin Williams est bouleversant dans ce deuxième long-métrage en tant que réalisateur de Bobcat Goldthwait, tourné avant God Bless America et où il dépeignait déjà une Amérique obsédée par l'apparence.
Critique : La nuit venue
La peinture de la mafia chinoise de Paris, de toute évidence très bien documentée, s'avère très intéressante.
Critique : Cinéma Paradiso
Viva il cinema ! En art de la représentation par excellence, le cinéma s’emploie depuis toujours à se célébrer lui-même, dans un éternel retour sur soi narcissique. Ce penchant nombriliste a produit pourtant certains des plus beaux films qui soient.
Un beau dimanche
Baptiste est un solitaire. Instituteur dans le sud de la France, il ne reste jamais plus d’un trimestre dans le même poste. A la veille d’un week-end, il hérite malgré lui de Mathias, un de ses élèves, oublié à la sortie de l’école par un père négligent. Mathias emmène Baptiste jusqu’à sa mère, Sandra. C’est une belle femme, qui après pas mal d’aventures, travaille sur une plage près de Montpellier. En une journée un charme opère entre eux trois, comme l’ébauche d’une famille pour ceux qui n’en ont pas. Ça ne dure pas. Sandra doit de l’argent, on la menace, elle doit se résoudre à un nouveau départ, une nouvelle fuite. Pour aider Sandra, Baptiste va devoir revenir aux origines de sa vie, à ce qu’il y a en lui de plus douloureux, de plus secret.
Critique : Gladiator
Gladiator marque le retour du peplum au cinéma alors qu'il avait disparu depuis de nombreuses années. Un retour en fanfare pour un film devenu culte depuis que tout le monde le connait et qui reste un monstre signé par le talentueux Ridley Scott au sommet de son art. Retour sur le film.



















