Critique: The Bikeriders
Malheureusement très convenu, le dernier film de Jeff Nichols ne sera pas l’occasion d’heureuses retrouvailles. Celui qui enchantait dans “Shotgun stories”, “Mud” ou “Take shelter” en mélangeant Americana prolétaire et magie de l’enfance a perdu tout son mordant.
Omar m’a tuer
Un film français qui parle d’un scandale judiciaire français, c’est rare au cinéma car ça dérange. Omar m’a tuer était donc un pari risqué de la part de Roschdy Zem puisqu’encore en 2011, l’histoire de ce jardinier marocain accusé de meurtre est loin d’être classée… Voilà donc la critique d’un film dans lequel la réalité a dépassé la fiction.
Le Grand soir
Soit deux presque quinquagénaires, Benoît et Jean-Pierre. Frères, très proches en âge et volontiers alcoolisés comme leur pittoresque génitrice, Marie-Annick Bonzini, ils ont choisi chacun un mode de vie bien différent quand débute le film : (Be)No(î)t, « Not » donc, revendique le titre avantageux de plus vieux « punk-à-chien » européen (dans la compagnie d’un fidèle compagnon d’une taille à cet égard surprenante, puisque c’est un Jack-Russel Terrier), quand Jean-Pierre essaie à toute force de se maintenir dans un cadre « normal » (mais fraîchement divorcé, incapable d’assumer la responsabilité de sa petite Audrey de 8 mois, il va bientôt perdre son emploi de vendeur au « Grand Litier » et ne pourra que rejoindre « Not » dans la marge, devenant « Dead »). Le tandem a alors une idée : préparer ensemble le « Grand Soir ».
Saint (Sint)
Pour certains le Saint Nicolas n’évoque qu’un folklore lointain de barbu à mitre essayant de piquer la vedette à Santa Claus. Pour les petits Alsaciens et Lorrains, le 5 décembre est synonyme de friandises déposées au pied du lit par le Saint patron des écoliers. Mais pour le réalisateur Dick Maas, Sinterklaas fut un évêque malfaisant, pilleur de villages, revenu d’entre les morts pour perpétuer ses massacres chaque 5 décembre de pleine lune.
De rouille et d’os
Sans domicile, Ali et son fils de 5 ans trouvent refuge chez la sœur d’Ali à Antibes. A la suite d’une bagarre dans une boite de nuit, Ali rencontre Stéphanie, une dresseuse d’orques au Marineland. Mais c’est un drame qui fera se retrouver les deux protagonistes. Seulement cette fois, Stéphanie n’a plus de jambes et a perdu le goût de la vie.
Critique : Je ne regrette rien de ma jeunesse (1946)
Après le très théâtral Qui marche sur la queue du tigre, Kurosawa effectue un bon de quelques siècles pour se placer sur la scène historique contemporaine, à savoir les années 30. Allégorie politique pétrie de symboles anti-militaristes, Je ne regrette rien de ma jeunesse se présente comme un film de son temps et sur son temps empli de bonnes intentions. Hélas, il s’avère être néanmoins plombé par un excès d’abstraction laissant peu de place à l’attachement du spectateur pour des personnages politiquement forts mais humainement austères .
Critique : Réparer les vivants
Plaidoyer très utile en faveur du don d'organe, "Réparer les vivants" ne peut pas, pour autant, être considéré comme un grand film de cinéma, des faiblesses scénaristiques et de trop nombreuses baisses de régime interrompant régulièrement l'intérêt qu'on peut lui porter.
Critique : L’affranchie
"L'affranchie" combine de façon convaincante une partie documentaire au sein de la communauté des témoins de Jéhovah, la naissance d'une histoire d'amour et le passage à une vie d'adulte libre d'une jeune fille dont le mode de vie avait été, jusque là, dicté par sa communauté et ses parents.
Mon beau-père et nous
Mon beau-père et nous est une comédie réalisée par Paul Weitz en 2010. Il s'agit du 3ème épisode de la saga Mon beau-père, une série très populaire qui côtoie les sommets du box office à chaque sortie. Paul Weitz est pour la première fois réalisateur d'un Mon beau-père, succédant au talentueux Jay Roach.
Critique : Free fire
L'influence de Quentin Tarantino plane sans l'ombre d'un doute sur le sixième film de Ben Wheatley. Ce qui n'est en soi ni un reproche, ni un lien de filiation insurmontable. En effet, le réalisateur américain le plus emblématique de ces vingt dernières années se voit d'abord lui-même comme un passeur, comme le plus grand fan du cinéma de genre d'une époque révolue, qui s'emploie avant tout à transmettre cette cinéphilie de niche, devenue populaire grâce à lui.
Critique : Miss Sloane
Dans le marécage de Washington festoient d'innombrables bestioles cupides. Toute tentative de mettre à sec cet environnement malsain, gouverné exclusivement par l'appât du gain, est condamnée à l'échec, surtout quand elle relève de l'hypocrisie suprême, déployée par exemple pendant la campagne de l'actuel occupant de la Maison blanche. Ce n'est pas un seul film, aussi bien intentionné soit-il, qui va y amorcer un changement de philosophie radical.
Nous York
Michaël, Nabil et Sylvain, trois trentenaires de Nanterre, débarquent à New York par surprise à l'occasion de l’anniversaire de Samia, leur amie d'enfance. C'est Gabrielle, elle aussi une amie de toujours qui a tout organisé. Les deux copines ont quitté leur cité depuis deux ans pour tenter leurs chances aux États-Unis. Samia est l'assistante personnelle d'une célèbre comédienne avec qui elle partage un sublime appartement. Gabrielle, quant à elle, travaille dans une maison de retraite où elle a lié une relation tendre avec Mme Hazan, une Française placée ici par ses enfants. Transposés à New York, les liens étroits tissés depuis toujours prennent un relief particulier, au rythme des péripéties de leur séjour, du quotidien new-yorkais des deux amies et de la découverte de la ville culte...



















