A la Merveille
La France, Paris, le Mont-Saint-Michel… Neil (Ben Affleck) et Marina (Olga Kurylenko) partagent un amour passionné dans les lieux idylliques qu’ils parcourent, hors du temps, mais le retour à la réalité est bien morne et froid. Après que tous deux et la fille de Marina s’installent chez Neil, en Oklahoma, l’isolement grandit à mesure que la flamme s’éteint. Le soutien qu’elle cherche auprès du père Quintana (Javier Bardem), prêtre de la petite communauté, lui-même en proie au doute et à la solitude, ne l’aide pas à surmonter le quotidien. Elle décide finalement de retourner en France, mais elle n’est plus que l’ombre d’elle-même ; pendant ce temps-là, Neil vit une romance avec une amie d’enfance, Jane, mais quand Marina revient, il retourne dans ses bras, l’un voyant en l’autre l’amour absolu.
Critique : Buena Vista Social Club Adios
Il y a vingt ans, les pépés du Buena Vista Social Club avaient fait sensation sur la scène musicale internationale, à tel point que leur renaissance tardive avait fait l'objet d'un documentaire signé Wim Wenders, qui avait agrandi à son tour l'ampleur du phénomène. Depuis, plusieurs de ces vaillants témoins d'une époque révolue nous ont quittés, ne laissant derrière eux que de bons souvenirs et accessoirement un nouveau sous-genre, dont la vocation principale est de rendre leur gloire à des musiciens restés trop longtemps dans l'ombre.
Rawer
Comme on a pu le découvrir dans un premier documentaire,Raw, Tom ne mange que la nourriture crue depuis qu’il a 5 ans. Sa mère suit le même régime et n’en changerait pour rien au monde. Seul ce dernier lui semble sain. Les médecins ne sont pas du même avis, du moins pas en ce qui concerne Tom qui est dorénavant âgé de 13 ans. Tom est sous-nourri et n’atteindra probablement pas sa taille normale si les choses n'évoluent pas un peu. Le constat est le même pour son cerveau, et la totalité de ses organes. La mère de Tom a alors été accusée de négligence parentale. Doit-on lui retirer Tom en raison de son mode de vie alternatif ?
Citizen Kane
Citizen Kane, film mythique, classé depuis 30 ans 1er des 100 meilleurs films américains par l'American Institute Film ne se présente plus.
Critique : Tengo sueños eléctricos
C'est un premier long métrage très prometteur que nous propose Valentina Maurel.
Les derniers jours
Depuis la propagation d’un étrange et foudroyant virus, le monde est devenu terrifiant : sortir est désormais impossible. Dans leurs maisons, leurs bureaux, les gares, les gens sont condamnés à vivre cloitrés et doivent se battre pour leur survie. A Barcelone, Marc, piégé dans son bureau, se retrouve séparé de sa femme Julia. Contraint de faire équipe avec Enrique, son pire ennemi, il part à sa recherche dans les entrailles de la ville …
The Iceman
Tiré de faits réels, voici l’histoire de Richard Kuklinski, surnommé « The Iceman », un tueur à gages qui fut condamné pour une centaine de meurtres commandités par différentes organisations criminelles new-yorkaises. Menant une double vie pendant plus de vingt ans, ce pur modèle du rêve américain vivait auprès de sa superbe femme, Deborah Pellicotti, et de leurs enfants, tout en étant secrètement un redoutable tueur professionnel.
Lorsqu’il fut finalement arrêté par les fédéraux en 1986, ni sa femme, ni ses filles, ni ses proches ne s’étaient douté un seul instant qu’il était un assassin. Pourquoi l’est-il devenu, et comment a-t-il réussi à continuer pendant si longtemps ?
Critique : Papa ou maman
Notre patience à l’égard du cinéma français populaire est mise à rude épreuve avec cette « comédie », qui aurait pu être drôlement méchante, mais qui n’est en fin de compte qu’un ignoble amas de bêtise nihiliste. La prémisse des parents qui souhaitent profiter du divorce pour se débarrasser de leur progéniture était déjà suffisamment suspecte pour nous mettre en garde. Ce que Papa ou maman en a fait dépasse cependant nos pires craintes, par le biais d’une histoire tellement cynique et bancale que l’on devrait retirer illico presto la garde des enfants aux malheureux scénaristes, producteurs et réalisateur qui ont commis cette purge, assorti d’une interdiction à vie de faire du cinéma ! Bien entendu, nous sommes conscients que pareil souhait n’a rien d’éthique, mais vu le niveau extrêmement bas auquel évolue ce film, ne pas devoir en subir d’autres comme lui serait sans aucun doute un cadeau fait à l’humanité toute entière.
Berlinale 2024 : Tu ne mentiras point
Chaque année, nous commençons notre couverture du Festival de Berlin avec un sentiment diffus d'attente. Ce n'est pas tellement de l'appréhension, mais plutôt une certaine méfiance par rapport au film d'ouverture retenu pour lancer les festivités cinématographiques, qui se déroulent pendant une dizaine de jours dans la capitale allemande au mois de février.
Critique : The Operative
Dans le monde de l'espionnage, les exploits de James Bond relèvent de la fiction pure et dure. En réalité, le quotidien des espions internationaux n'est point ponctué par des scènes d'action plus spectaculaires et meurtrières les unes que les autres, mais au contraire par une récolte d'informations lente et fastidieuse.
Critique : La Rançon de la gloire
La plupart des films de Charles Chaplin sont inspirés, légers et rythmés par une alternance prodigieuse entre la comédie et la tragédie. Pour faire bref, ce sont des classiques indémodables, qui raviront pour l’éternité un public plus ou moins jeune. Cet hommage maladroit en est l’opposé absolu. S’il n’était fautif qu’en termes de manque d’envergure et d’intérêt de cette histoire grotesque d’une subtilisation de cercueil, il produirait seulement chez nous un ennui mortel. Hélas, les dégâts sont plus amples, puisque La Rançon de la gloire manque cruellement de cohésion entre les parties qui le constituent.
Critique : Mistress America
Depuis que Woody Allen a volontairement quitté les lieux au tournant du siècle, afin de chercher son bonheur cinématographique dans des contrées et des métropoles lointaines, la ville de New York était en manque d’un réalisateur attitré, qui pourrait chroniquer l’évolution du spleen américain tout en préservant une perspective personnelle.