Les Crimes de Snowtown

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Photo du film Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel

Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel, l'affiche du filmLes Crimes de Snowtown

Australie : 2011
Titre original : Snowtown
Réalisateur : Justin Kurzel
Scénario : Andrew McGarry
Acteurs : Lucas Pittaway, Daniel Henshall, Louise Harris
Distribution : ARP Sélection
Durée : 2h00
Genre : Thriller, Drame
Date de sortie : 28 décembre 2011

Globale : [rating:3][five-star-rating]

Il y a une bonne vingtaine d’années, le cinéma australien jouissait d’une excellente réputation dans l’hexagone et nombreux étaient les films qui trouvaient leur place sur nos écrans. A côté de succès commerciaux importants comme Crocodile Dundee, les cinéphiles pouvaient ainsi déguster les œuvres de Bruce Beresford, de Peter Weir ou de Gillian Armstrong. La plupart du temps, après une poignée de films réalisés dans leur pays, les cinéastes australiens de cette époque sont allés chercher fortune à Hollywood. D’autres les ont remplacés, mais, petit à petit, le nombre de films australiens distribués en France a diminué. Curieusement, ce ne sont pas toujours les meilleurs qui ont cette chance (cf. le médiocre Animal Kingdom). C’est fort dommage, car de nombreux films de très grande qualité restent ainsi, pour nous, sur la touche. Heureusement, chaque année au mois d’octobre, les Rencontres Internationales du Cinéma des Antipodes de Saint-Tropez permettent à quelques privilégiés de voir ces pépites australiennes et néo-zélandaises qui, pour la plupart, resteront inconnues au reste des cinéphiles. Pour l’instant, contentons nous des Crimes de Snowtown, le premier long métrage de Justin Kurzel, arrivé en France dans les bagages de la Semaine de la Critique cannoise : ce n’est sûrement pas le meilleur film australien récent mais il mérite toutefois un petit clin d’œil.

Synopsis : Dans la banlieue d’Adélaïde, Elizabeth élève seule ses 3 enfants. Autour d’elle le chômage règne et un voisin pédophile multiplie les abus sexuels. Lorsque John, son nouveau compagnon, arrive dans la famille, il prend très vite la place du père manquant, surtout pour Jamie, le fils d’Elizabeth âgé de 16 ans. Mais n’est-il pas en réalité un personnage totalement différent, pervers, cruel, sanguinaire ?

Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel,image du film

Une histoire vraie

Est-il important de savoir que le scénario du film australien Les crimes de Snowtown a été inspiré par une histoire vraie, celle de John Bunting, le plus « grand » tueur en série qu’ait connu l’Australie, avec 11 crimes au compteur entre 1992 et 1999 ? Peut-être pas, même si cela permet de ne pas se mettre à voir dans le scénariste un grand cerveau malade, inventant des scènes horribles pour faire le malin auprès des spectateurs. Toujours est-il que, lorsqu’au début du film, on rencontre Elizabeth dans le sud de l’Australie, dans la banlieue d’Adélaïde,  on est loin d’imaginer ce qui va suivre. Cette femme divorcée élève seule ses 3 enfants les plus jeunes dans un environnement  plutôt morose : beaucoup de chômage et un voisin pédophile qui s’attaque à Jamie, l’un de ses fils. Très vite, la chance semble lui sourire, avec l’arrivée d’un nouveau compagnon, John, un barbu à la tête plutôt sympathique. Qu’on se le dise : ce chef de bande n’aime ni les pédophiles, ni les homosexuels !

Photo du film Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel

Une réalisation « coup de poing »

Il serait facile de comparer ce premier long métrage de Justin Kurzel  à Animal Kingdom : même pays d’origine, même genre de musique médiocre et horripilante (c’est ici le réalisateur lui-même qui en est l’auteur), un thème pas très éloigné. Certes, mais il y a une grande différence : même si on peut ne goûter que modérément certaines scènes d’une grande violence, au moins on ne s’ennuie pas devant des ralentis chichiteux et une réalisation maniérée. Ici, c’est on est à fond dans la réalisation « coup de poing ». Une réalisation qui peut déranger de nombreux spectateurs : à Cannes, lors de la projection de ce film qui faisait partie de la sélection de la Semaine de la Critique dans une salle bourrée de cinéphiles, le gag récurrent consistait à voir les gens quitter la salle par vagues successives, en phase temporelle avec les scènes de grande violence.

Résumé

Dans le spectre très large du cinéma australien, Les crimes de Snowtown fait partie, comme Animal Kingdom, de la famille « thriller violent ». S’il partage avec ce film une musique horripilante et médiocre, il apporte plus d’adrénaline au spectateur de par une réalisation plus directe, moins maniérée.

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