Photos de Somewhere de Sofia Coppola

Somewhere

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Pour sa quatrième réalisation, Sofia Coppola nous livre une œuvre à l’esthétique parfaite, quasi photographique, au détriment d’une action presque inexistante. Le film, à la passivité évidente, finit par ennuyer. Pour les amateurs d’images uniquement.

Test DVD Western : Belle Starr Story + Matalo

Après un petit moment d'égarement en début d'année, l'éditeur Artus Films semble avoir retrouvé la foi en son public et en un cinéma bien déviant, puisqu'il vient de décider d'ajouter le 5 avril deux nouveaux titres indispensables à sa collection « Western Européen » : Belle Starr Story et Matalo !. Deux westerns très différents l’un de l’autre, représentant deux visions bien distinctes de ce pan si attachant du cinéma d’exploitation…

Star Wars 7 : on connaît la distribution

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Le tournage le plus attendu de ces dernières années commence bientôt et la distribution a été officiellement annoncée ce lundi 28 avril. Tout le...

Critique : A beautiful day

Six années séparent We need to talk about Kevin, le précédent long métrage de Lynne Ramsay, du film présent. Ce délai inhabituellement long, mais habituel chez la cinéaste écossaise, s’explique par le perfectionnisme dont elle peut faire preuve, tant dans le choix de ses sujets, que dans la façon dont elle envisage la mise en scène. N’ayant pu voir pour le moment ses deux premiers longs, Ratcatcher (1999) et Le voyage de Morvern Callar (2002), il sera difficile de se prononcer sur la qualité d’ensemble de sa filmographie, mais une chose est certaine, il est tout à fait aisé de voir, à travers ses deux derniers travaux, une personnalité forte du cinéma contemporain, du genre à provoquer des réactions extrêmes chez le spectateur, par sa radicalité formelle autant que thématique. Là où le précédent décrivait l’explosion d’une cellule familiale, par un adolescent ayant décidé, et ce dès son plus jeune âge, de littéralement pourrir la vie de sa mère campée par une exceptionnelle Tilda Swinton, jusqu’à commettre un acte irréparable, le film qui nous intéresse ici a tout l’air, sur le papier, du revenge movie mettant en scène cette fameuse figure du justicier chère à un tout un pan du cinéma américain, et popularisée par le vigilante incarné par Charles Bronson dans la série mythique tout autant que décriée des Death Wish. Mais bien évidemment, les cinéphiles connaissant un peu le travail de cette cinéaste se doutaient bien qu’elle ne ferait pas les choses comme tout le monde, en livrant un simple thriller racoleur flattant les bas instincts du spectateur. Depuis sa présentation triomphale à Cannes, l’excitation était de mise, et certains n’hésitaient pas à sortir LA référence en la matière, celle à même de convaincre les plus sceptiques, à savoir le chef d’oeuvre de Martin Scorsese, Taxi Driver. Évidemment, il s’agit presque du seul film « prestigieux » du genre, à savoir que même les plus bien pensants des critiques cinéma, exécrant la morale jugée nauséabonde de la plupart des représentants de ce sous genre, n’osent la remettre en cause idéologiquement, l’ambiguïté du personnage l’exemptant, du moins aux yeux de cette critique, de toute dérive condamnable. Mais cette comparaison un peu facile, tout comme celle à Drive, autre thriller tendance présenté avec grand bruit au festival de Cannes il y a quelques années, risque au final de nuire plus qu’autre chose au film, qui se suffit à lui-même,  trouvant son propre ton, grâce à la personnalité artistique hors normes de son instigatrice. Il faut donc y aller avec un esprit vierge de toute attente, et prêt à se laisser transporter par son ambiance si particulière …

Critique : Fast & furious 8

Avec désormais huit films à son actif depuis le début du siècle, l'univers de Fast & furious a avancé au rang d'incontournable du divertissement spectaculaire. Tandis que bon nombre de ses concurrents tournent en rond dans le cercle vicieux de l'éternel redémarrage, la bande des experts en bolides vrombissants trace tranquillement sa route.

Cannes 2018 : Nos batailles

Quelle aubaine de bonnes surprises que le Festival de Cannes ! Ce compliment est sans doute vrai chaque année, mais comme nous y avons remis les pieds pour la première fois depuis très longtemps lors de la 71ème édition, nous ne pouvons qu'être bluffés par la variété et la qualité globale de la sélection.

Critique : Le Bonheur est pour demain (Brigitte Sy)

Dans les années 1990, une fasciantion différente émanait-elle du monde des gangsters, ce mythe qui n'avait pas encore été sacrifié sur l'autel de toutes sortes de luttes idéologiques ? Par conséquent, est-ce qu'un hommage nostalgique à ces hors-la-loi fait sens trente ans plus tard, sans pour autant en tirer quelque conclusion rétrospective que ce soit ?
Rondo, photo du film

Rondo

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Bruxelles, été 42. Le jeune Simon voit avec horreur son père arrêté et déporté par les nazis. Il réussit à fuir en Angleterre où il rejoint son grand-père Abraham, personnage austère et distant. Dans cet exil, Simon ne trouve aucun réconfort auprès d’Abraham. Ce vieil homme érudit attaché aux valeurs de la tradition juive, méprise l’éducation laïque de Simon. Tout les oppose dans leur conception de la religion et de la vie. Quand ils découvrent l’horreur de l’holocauste et la disparition probable de leurs proches, c’est la jeunesse de Simon qui va donner au vieil homme la force d’affronter une réalité insupportable…
The Dark Knight Rises

The Dark Knight Rises

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Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S'accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l'arsenal de lois répressif initié par Dent.

Rengaine

Sur la durée d'un festival, lorsqu'on a la chance de voir des films dont on ne sait rien, dont on n'a vu aucune bande-annonce, dont le réalisateur vous est inconnu, il arrive qu'on se trouve confronté à de véritables surprises : elles peuvent être mauvaises, elles peuvent être très bonnes. C'est ainsi que la projection de Rengaine à la Quinzaine des Réalisateurs au dernier Festival de Cannes a été une très bonne surprise pour la plupart des spectateurs, au point de se voir attribuer le Prix FIPRESCI (Fédération Internationale de la Presse Cinématographique) de cette section parallèle.

Critique : Des amis comme les miens

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Les mondanités n’ont jamais été le fort de Otto Preminger. Dans les meilleurs films du réalisateur, c’est au contraire un rapport désillusionné au monde qui se fait jour, comme si le pragmatisme autrichien des origines de Preminger avait en fin de compte eu raison des chimères sorties de la fabrique de rêves hollywoodienne.
Pastorela d'Emilio Portes

Pastorela

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C'est au festival de Gérardmer 2012 qu'on a eu la chance de découvrir Pastorela. Jusqu'à présent totalement inconnu en France, le second film d'Emilio Portes ((après Conozca la cabeza de Juan Perez) était très attendu par les festivaliers. Cette comédie horrifique a t-elle répondue a toutes ses promesses ?

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Test Blu-ray : L’Élue

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Une inquiétude sourde s’installe dès les premières minutes de L’Élue, comme si la cabane où Liz et Malcolm (Tatiana Maslany et Rossif Sutherland) viennent se réfugier avait été construite sur un secret trop lourd pour tenir debout.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Traqué

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Avec Traqué, on a l'impression que William Friedkin avait décidé de revenir à l’essentiel : deux hommes, une forêt, et un passé qui refuse de mourir. Disponible au format Nlu-ray 4K Ultra HD chez L'Atelier d'Images.

Décès de l’actrice Nathalie Baye

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L’actrice française Nathalie Baye est décédée le 17 avril à Paris des suites de la maladie à corps de Lewy. Elle était âgée de 77 ans. En cinquante ans d’une carrière cinématographique remarquable, entre son premier film en 1973 La Nuit américaine de François Truffaut et son dernier en 2023 La Nuit du verre d’eau de Carlos Chahine, Baye avait été l’une des vedettes majeures du cinéma français.

Test Blu-ray : Business oblige

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Si vous aviez encore quelques doutes sur le fait que la vie de bureau soit infestée de requins, Business oblige vous démontrera que, déjà en 1990, le monde feutré des open spaces américains était un terrain de chasse pour cadres supérieurs en bout de course.

Soirées et loisirs numériques en Belgique : du cinéma au divertissement en ligne

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Les habitudes de divertissement en Belgique ont nettement évolué depuis plusieurs années. Les sorties au cinéma laissent peu à peu place à des soirées...