Albi 2017 : Ôtez-moi d’un doute (Deuxième avis)

0
Qu'est-ce qui définit la paternité de nos jours, où les familles recomposées sont la norme et où les dispositifs pour se créer des repères de substitution pullulent ? A cette question, vieille comme le monde, Ôtez-moi d'un doute ne cherche point à apporter une réponse définitive. Cette comédie franco-belge insiste au contraire sur la pluralité des conceptions de ce qui fait un bon père, laissant de surcroît une place de choix à une intrigue romantique en parallèle, qui se démarque par la même fraîcheur de ton que le reste du récit.

Camille Claudel 1915

0
Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du sud de la France – là où elle ne sculptera plus – chronique de la vie recluse de Camille Claudel, dans l’attente d’une visite de son frère, Paul Claudel.

Les Voies du destin

Dans Le Pont de la Rivière Kwaï, David Lean évoquait le sort de prisonniers de guerre anglais internés dans un camp de prisonniers en Birmanie et affectés a la construction d'un pont en pleine jungle. S'il s'agissait d'une fiction adaptée d'un roman de Pierre Boulle, des milliers de soldats britanniques et écossais ont bien été victimes des exactions de l'armée japonaises, responsable de nombreux morts et causant des traumatismes indélébiles.

Arras 2019 : Docteur ?

0
Les rues d'Arras, de Paris et des villes un peu partout en France scintillent d'ores et déjà des mille feux de Noël. Quand Docteur ?, présenté en avant-première à l'Arras Film Festival, sortira en salles d'ici quatre semaines, l'esprit des fêtes de fin d'année aura définitivement pris possession de la conscience collective … à moins que l'heure ne soit au grand gémissement national, causé par la grève des transports.

Arras 2017 : Marvin ou la belle éducation

2
Qu'est-ce qu'il est précieux, ce cher Marvin ! Sur une thématique qui aurait dû nous toucher profondément, la réalisatrice Anne Fontaine réussit en effet à nous concocter un film qui a au moins une dizaine d'années de retard sur son temps. Tandis que des récits édifiants à la Billy Elliot sur de jeunes homos persécutés chez eux, en province prolétaire, avaient encore de quoi passer pour progressistes au début du siècle, l'évolution sociale en Europe a depuis fait de tels progrès que ce chapitre essentiel de l'émancipation gaie semble désormais être clos, voire caduc.

Critique : Sorcerer

La filmographie de William Friedkin est ponctuée d’œuvres qui n’ont pas su tenir toutes leurs promesses, d’un point de vue soit artistique, soit commercial. Depuis Les Garçons de la bande, l’un des premiers films à oser présenter des personnages homosexuels sous un jour plutôt positif, quoique désespérément caricatural, jusqu’à ses deux derniers films, Bug et Killer Joe qui n’ont pas enthousiasmé Hollywood alors qu’ils montraient une vigueur créatrice insoupçonnée chez le réalisateur bientôt octogénaire, en passant par le coup double de succès démesurés de French Connection et L’Exorciste, puis un autre démêlé avec la communauté homosexuelle autour de Cruising et la survie de sa carrière sous perfusion grâce au soutien de son épouse, dirigeante de Paramount, le parcours en dents de scie du réalisateur est presque plus passionnant que ses films pris séparément.

Critique : Ouistreham

"Ouistreham" vient se ranger, cette fois ci sous forme de fiction, auprès de "Debout les femmes !", le documentaire que Gilles Perret et François Ruffin ont consacré récemment aux métiers du lien, pour nous faire comprendre combien tous ces métiers de l'ombre sont importants, que ce soit dans l'entretien ou dans le lien, combien ils sont difficiles et combien, à tous points de vue, ils sont dévalorisés.

Critique : Clara Sola

Le premier long-métrage de Nathalie Álvarez Mesén, nous invite à un éveil spirituel et sensuel au Costa Rica

Critique : Le Dernier des juifs

Avec un titre pareil, le premier long-métrage de Noé Debré s'est d'emblée mis dans une position provocatrice. Car peu importe le contexte de l'actualité géopolitique, le fait d'aborder la communauté juive en France et ailleurs s'accompagne toujours de son lot de polémiques rarement constructives.
The American, George Clooney

The American, Anton Carbijn

0
The American est l’un des premiers films de Anton Carbijn, sorti en 2010. Une œuvre basée sur un roman de Martin Booth. Une preuve que le cinéma américain s’essaie aussi à des films plus intimistes dans lesquels le scénario tient une part primordiale. Alors est-ce que les américains réussiront là où le cinéma français excelle ???

Critique : Live by night

La dernière fois que Ben Affleck était passé derrière la caméra, c'était il y a quatre ans, avec Argo qui avait triomphé aux Oscar. Son troisième film en tant que réalisateur n'a été que le début d'un adoubement du tout Hollywood, puisque ont suivi un Terrence Mallick (A la merveille, la même année) et surtout un David Fincher (Gone Girl, 2014) dans lequel sa prestation fut quasi-unanimement saluée. En ce début d'année, il est revenu en tant que réalisateur-scénariste-producteur et acteur principal d'une adaptation de Dennis Lehane, auteur dont il avait adapté Gone baby gone il y a dix ans. Qu'en est-il du film en lui-même ?

Critique : Pixels

4
En 2010, le français Patrick Jean réalise un court métrage où des créatures sorties de jeux vidéos s'échappaient d'un poste de télévision et envahissaient les rues de New York, détruisant tout sur leur passage. Pac-Man et les Space Invaders pixelisent tout ce qu'ils touchent quand les formes géométriques de Tetris s'encastrent dans des immeubles pour les détruire comme dans le jeu. Arkanoid et ses balles rebondissent contre le pont de Brooklyn, Donkey Kong jette ses tonneaux du haut de l'Empire State Building en hommage au King (Kong, pas Elvis...). Après cet essai ludique de deux minutes et des pixels des poussières, Hollywood s'en empare pour un film de (pas) super-héros.

Derniers articles

Test Blu-ray : L’Auberge du péché

0
Quand L’Auberge du Péché sort sur les écrans français en 1950, la France tente encore de recoller les morceaux d’une décennie fracassée : à l'époque, le cinéma hexagonal oscille volontiers entre réalisme poisseux et fantaisie populaire, comme s'il se réveillait d'un doux rêve pour faire face à la réalité.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Torso – Édition Prestige limitée

2
Sorti en 1973 sur les écrans italiens, Torso est arrivé à un moment où le giallo était en pleine ébullition, entre les expérimentations baroques de Dario Argento et les obsessions morbides de Lucio Fulci.

Acteur au cinéma et univers du casino : les performances les plus marquantes

0
Est-ce une surprise si l’univers des casinos occupe une place particulière dans le cinéma ? Que les salles de jeu soient le thème central...

Test Blu-ray : Personne n’a entendu crier

0
Souvent considéré et vendu comme un « Giallo » produit en Espagne, Personne n’a entendu crier ne colle pourtant que partiellement au modèle italien. Certes, on y retrouve bien quelques marqueurs du genre...

Test Blu-ray : La Buraliste de Vallecas

0
La Buraliste de Vallecas tient lieu de testament pour le genre « quinqui », cette vague furieuse qui a déferlé sur les écrans espagnols – si le genre pouvait être taxé d'opportunisme ou accusé d'avoir surfé sur une mode racoleuse, il s'imposait également tout de même comme un miroir tendu à une partie de la population espagnole.