Critique : Propriété Privée

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Depuis l’implantation d’une succursale aux Etats-Unis, Carlotta a initié un travail d’exhumation du cinéma américain indépendant. Dans cette optique de travail de défrichage, Carlotta opte généralement pour des œuvres peu connues du public cinéphilique français. Ainsi, en juin 2016, ils ont été à l’origine de la réédition du documentaire The Endless Summer consacré au surf qui, sous son aspect léger et solaire, ne se départ pas d’une vision légèrement ethnocentriste – un trait que l’on retrouve souvent au sein de la mentalité américaine – dans sa description des mœurs de par le monde. En dépit de cet état de fait, The Endless Summer a ce charme suranné, une forme d’ingénuité qui est surtout la vision fantasmée d’une époque et d’un lieu en particulier : la Californie, à l’orée des années 60. Une humeur désuète et innocente, que l’on peut également ressentir à l’écoute des premiers albums des Beach Boys : soleil, plage, filles en bikini, danse et surf… Dans le cadre de leur nouvelle ressortie, Propriété Privée, le ton est tout autre. Plus sombre, plus vénéneux, le long-métrage de Leslie Stevens préfigure, d’une certaine manière, Charles Manson et la perte d’innocence de l’ère Hippie, lorsque les premières remontées d’acide LSD 25 eurent un effet dévastateur sur certaines psychés fragiles et torturées.

Critique : Shadows

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Jeune homme tourmenté, Benny passe ses journées à draguer les jolies filles, à jouer de la trompette et à traîner dans les rues de New York avec ses amis Dennis et Tom. Hugh tente de faire carrière comme chanteur de jazz. Lelia rêve de devenir écrivain. Deux frères et une soeur qui vivent sous le même toit et tentent de se faire une place dans la sphère artistique new-yorkaise.

Critique : Family Romance, LLC

Dans sa première réalisation au Japon, Werner Herzog mélange fiction et documentaire pour faire réfléchir le spectateur sur l’avenir d’une société japonaise dont la chaleur humaine semble être de plus en plus aux abonnés absents.

Critique : The rider

Chloé Zhao a pour elle une qualité rare : arriver à intéresser le spectateur à des sujets dont il est a priori très éloigné.
La Femme du Vème de Pawel Pawlikowski, photos du film

La Femme du Vème

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La tendance du moment étant l’adaptation de roman au cinéma, c’est au tour de La Femme du Vème, adaptée du bestseller du même nom de Douglas Kennedy, de prendre vie sur grand écran.

Critique : First Man Le Premier homme sur la lune

Tendre vers les étoiles, quitter notre caillou de Terre pour mieux le voir de loin : tels ont été les rêves de l'humanité depuis la nuit des temps. Le cinéma a fait sienne cette utopie, jusqu'à ce que la science et la logique concurrentielle de la Guerre froide l'aient transformée en réalité dans les années 1960.

Critique : Les pires

Navigant entre drame et comédie, ce premier long métrage de Lise Akoka et Romane Gueret est une magnifique réussite et on ne peut que lui souhaiter un franc succès.

Critique : Technoboss

celles et ceux qui aiment le cinéma décalé, les situations loufoques, le mariage des genres, trouveront dans "Technoboss" non seulement  de quoi se réjouir, mais également matière à réfléchir.  

Critique : Arizona Junior

Il n’est guère farfelu d’affirmer que la bêtise a toujours été un élément primordial des réalisations des Frères Coen. En critiques avisés de leurs contemporains, le duo ne manque jamais une occasion de mettre en scène le vide sidéral qui trotte dans la tête de personnages pathétiques et délirants. C’est en liant cette ironie cruelle à une science implacable du film noir qu’ils ont construit leur légende. Pourtant, au cœur des années 1980, alors que leur carrière débutait juste, ce tourbillon délirant pris une forme bien plus sincère et tendre que ce qui marquera par la suite leurs œuvres diverses. Avec Arizona Junior, le délire est doublé d’une démonstration d’humanité apaisée et chaleureuse, bien loin des glaçants meurtres et complots de Fargo ou du déchaînement furieux de Burn After Reading.
Des hommes sans loi photo du film

Des Hommes sans loi

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1931, au cœur de l’Amérique en pleine prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie. Un « député spécial » est envoyé de Chicago pour mettre fin aux trafics de whisky. Sadique et violent, il croit sa tâche facile, mais devra faire face à une famille de trafiquants, les Bondurant, qu’une légende décrit comme invincibles. Une guerre sans merci s’engage.
trio

Comme des frères

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Depuis que Charlie n’est plus là, la vie de Boris, Elie et Maxime a volé en éclats. Ces trois hommes que tout sépare avaient pour Charlie un amour singulier. Elle était leur sœur, la femme de leur vie ou leur pote, c’était selon. Sauf que Charlie est morte et que ça, ni Boris, homme d’affaires accompli, ni Elie, scénariste noctambule et ni Maxime, 20 ans toujours dans les jupes de maman, ne savent comment y faire face. Mais parce qu’elle le leur avait demandé, ils décident sur un coup de tête de faire ce voyage ensemble, direction la Corse et cette maison que Charlie aimait tant. Seulement voilà, 900 kilomètres coincés dans une voiture quand on a pour seul point commun un attachement pour la même femme, c’est long… Boris, Elie et Maxime, trois hommes, trois générations, zéro affinité sur le papier, mais à l’arrivée, la certitude que Charlie a changé leur vie pour toujours.

Critique : Eragon

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La littérature demeure une source d’inspiration pour les cinéastes qui ont su, avec plus ou moins de succès, donner vie à des personnages emblématiques (Scarlett O’Hara, Harry Potter…) et à leurs acolytes. Ces dernières années, c’est l’Heroic Fantasy qui tire le mieux son épingle du jeu. Puisant dans la mythologie, ce genre littéraire permet au public de voyager au gré d’aventures palpitantes dans des contrées fictives. Si les avancées technologiques rendent les effets visuels plus attractifs ce n’est pas toujours vrai pour le récit en lui-même. Tel est le cas pour le roman de Christopher Paolini, Eragon, qui est passé du best-seller international à l’une des pires adaptations cinématographiques.

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