Critique : 12 Years A Slave
New York, 1841. Solomon Northup, un jeune afro-américain, est kidnappé et réduit à travailler comme esclave dans des champs de coton en Louisiane. Son calvaire durera près de 12 ans.
Berlinale 2016 : Midnight Special
Jeff Nichols s'est imposé comme l'un des plus grands jeunes cinéastes américains contemporains comme l'ont établi ces trois grands moments de cinéma que furent Shotgun Stories (déjà révélé à Berlin), Mud et surtout Take shelter dont le OK final a durablement marqué les esprits. Il dirige à nouveau son acteur fétiche Michael Shannon et pendant une bonne partie de son nouveau film (l'un des plus attendus de la Berlinale 2016), l'on espère retrouver son talent indéfectible. Hélas, si c'est le cas en terme de mise en scène, sa première incursion dans la science-fiction est une déception.
Critique : L’Effet aquatique
Le plus beau cadeau qu'on puisse faire à la réalisatrice, décédée alors que le montage du film n'était pas totalement terminé, consiste à ne pas retenir ses rires face aux situations très drôles qu'elle nous présente.
Shock
Un hôtel à San Francisco. Janet Stewart, doit retrouver son mari Paul, lieutenant dans l'armée américaine, qu'elle n'a pas vu depuis quatre ans et qui avait été considéré, pendant un certain temps, comme mort durant le dramatique conflit de la Seconde Guerre Mondiale. Souffrant d'insomnie, victime d'un rêve traumatisant, elle est en plus le témoin involontaire d'un meurtre commis dans une chambre contiguë. En effet, le célèbre psychiatre Richard Cross vient de tuer son épouse Margaret qui lui reprochait sa liaison avec son infirmière en chef, Elaine Jordan. Janet, déjà fragilisée par sa situation personnelle, tombe dans un état cataleptique dans lequel va la trouver le lendemain son mari, à son arrivée. Le docteur Cross, appelé à son chevet propose de la soigner dans sa clinique.
Critique : 20th Century Women
Elever seul un enfant n’a jamais été une mince affaire. Selon les époques, cette tâche parentale accrue s’est traduite par la solitude, voire l’ostracisme social, et une grande précarité. Dans son troisième film, le réalisateur Mike Mills rend un hommage appuyé à ces mères courage – car dans l’immense majorité des cas il s’agit de mères – qui jonglent entre exigences d’éducation, obligations professionnelles et une vie affective souvent anémique.
La Roche-sur-Yon 2016 : Tower
L’Histoire se répète à l’infini. Les attaques terroristes qui ponctuent l’actualité s’inscrivent en fait dans un très long cycle de l’horreur, causée par des fanatiques ou des individus déséquilibrés. La menace a beau paraître concrète, voire suffocante, avec ces souvenirs douloureux du dernier attentat qui viennent tout juste s’estomper, lorsque le prochain rouvre des blessures psychologiques à peine cicatrisées, il n’y a hélas rien de très nouveau dans cette vie au quotidien avec la peur.
Critique : L’enlèvement
"L'enlèvement" est un grand film et on espère que, malgré ses 84 ans, ce n'est pas la dernière réalisation de Marco Bellochio.
Critique : Egon Schiele
En France, les films sur les grands artistes de la nation sont quelque peu passés de mode, les peintres ayant laissé leur place aux créateurs de mode et autres explorateurs des fonds marins. Heureusement que pendant cette parenthèse qui ne saura durer, le cinéma germanophone comble le vide, puisque moins de trois mois après la sortie de Lou Andreas-Salomé de Cordula Kablitz-Post – sur une poète et muse d'intellectuels, certes, mais néanmoins conçu selon les mêmes règles de la biographie filmique aux forts accents nostalgiques – arrive ce film-ci sur nos écrans.
Critique : Des filles en noir
Ce drame glaçant écrit et réalisé par Jean-Paul Civeyrac est l'un des films les plus accessibles de sa déjà riche filmographie, plus direct dans son émotion, moins intellectuel, porté brillamment par les jeunes comédiennes Elise Lhomeau et Léa Tissier.
Albi 2016 : Corniche Kennedy
Dominique Cabrera aime Marseille. Elle l’a dit à plusieurs reprises lors de la présentation de Corniche Kennedy au 20ème Festival d’Albi. Cet attachement se traduit par un film à l’équilibre délicat, sans l’ombre d’un doute enraciné dans la mentalité et la topographie de la cité phocéenne et en même temps libre comme l’air de toute trace de coloris folklorique.
Critique Express : Vermiglio ou La mariée des montagnes
Grand Prix du Jury à la dernière Mostra de Venise, "Vermiglio" est un film riche de plein de petits riens, un film à la vision duquel on ne s'ennuie jamais, un film riche en émotion mais qui ne verse jamais dans le pathos.
Kalevet
Avec des films comme Tu marcheras sur l'eau ou Frozen Days, le cinéma Israélien rayonne de plus en plus à l’international, proposant un cinéma différent mais toujours de qualité. Kalevet est la première tentative de slasher d'un cinéma encore timide, une petite révolution avec une œuvre qui se veut avant tout fun, le duo de réalisateurs avouant qu'il n'y a pas de message à faire passer, juste un film dans la plus pure tradition du cinéma de genre.



















