Critique : J. Edgar
Eastwood livre un flamboyant biopic sur une figure controversée de l’Amérique, le pionnier de la criminalité moderne, J. Edgar Hoover. Mais comme à son habitude, le cinéaste ne se contente pas d’une linéarité académique ni d’un traitement consensuel.
Critique : Sorcerer
La filmographie de William Friedkin est ponctuée d’œuvres qui n’ont pas su tenir toutes leurs promesses, d’un point de vue soit artistique, soit commercial. Depuis Les Garçons de la bande, l’un des premiers films à oser présenter des personnages homosexuels sous un jour plutôt positif, quoique désespérément caricatural, jusqu’à ses deux derniers films, Bug et Killer Joe qui n’ont pas enthousiasmé Hollywood alors qu’ils montraient une vigueur créatrice insoupçonnée chez le réalisateur bientôt octogénaire, en passant par le coup double de succès démesurés de French Connection et L’Exorciste, puis un autre démêlé avec la communauté homosexuelle autour de Cruising et la survie de sa carrière sous perfusion grâce au soutien de son épouse, dirigeante de Paramount, le parcours en dents de scie du réalisateur est presque plus passionnant que ses films pris séparément.
Les Ensorcelés
Quand Hollywood raconte Hollywood et que cela donne Les ensorcelés (The Bad and the Beautiful), on se plonge avec délices dans ce cinéma des années 50.
Critique Express : Harka
Le tableau que dresse Lofty Nathan de la Tunisie d'aujourd'hui est désespérant.
Critique : Le Secret de la momie
L'autre film de la séance cinéma bis du 17 avril 2015, Le Secret de la Momie (O Segredo da mumia), est le premier long-métrage de Ivan Cardoso, le réalisateur à l'honneur lors de cette nouvelle soirée déviante. Cette autre expérience de terrir (terreur + rire selon l'appellation de son auteur) se révèle encore moins convaincante que ses Sept Vampires, un chiffre trompeur au passage, un fait important non dénoncé dans ma critique à découvrir ici, si le cœur (saignant) vous en dit.
Dans l’ombre de Mary – La promesse de Walt Disney
Lorsque les filles de Walt Disney le supplient d’adapter au cinéma leur livre préféré, “Mary Poppins”, celui-ci leur fait une promesse... qu’il mettra vingt ans à tenir ! Dans sa quête pour obtenir les droits d’adaptation du roman, Walt Disney va se heurter à l’auteure, Pamela Lyndon Travers, femme têtue et inflexible qui n’a aucunement l’intention de laisser son héroïne bien aimée se faire malmener par la machine hollywoodienne. Mais quand les ventes du livre commencent à se raréfier et que l’argent vient à manquer, elle accepte à contrecoeur de se rendre à Los Angeles pour entendre ce que Disney a imaginé...
Critique : Un parfait inconnu
"Un parfait inconnu" est à la fois une bonne introduction "dylanesque" pour celles et ceux qui connaissent très mal Bob Dylan et un film agréable à regarder et à écouter pour celles et ceux qui le connaissent très bien,
Critique : Evolution
Aucun lieu de tergiverser, Lucile Hadzihalilovic est présentement l'une des réalisatrices les plus intéressantes en France. Il suffit de se souvenir d’Innocence, son premier long-métrage, sorti en 2004, où l’on suivait un récit d’initiation se déroulant dans une école coupée du monde. Ce film attestait déjà à l’époque d’une maîtrise formelle poussée ainsi que d’un imaginaire hétéroclite puisant dans diverses influences telles le conte de fées, le manga ou encore le cinéma-bis transalpin. Film unique, à l’atmosphère intrigante, Innocence avait considérablement marqué les esprits. Ryan Gosling ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis au point d’embaucher le chef-opérateur, Benoît Debie, pour son Lost River. Après un tel film, l’on aurait pu penser qu’un deuxième allait rapidement suivre. Cependant, au regard de la singularité du projet, allié à la frivolité des distributeurs actuels, la genèse d’Evolution fut, aux dires de quelques-uns, plus compliquée que prévue.
Critique : A second chance (pour)
Passionnant du début à la fin, "A second chance" apporte une nouvelle preuve du talent de Susanne Bier, un talent qui en fait une réalisatrice majeure de notre époque.
Kung Fu Panda 2
Les aventures du panda amateur de King Fu, Po, sont de retour pour un second épisode très attendu qui s'annonce comme le film d'animation de l'été. Les studios Dreamworks ont pour ambition secrète de réussir avec Kung Fu Panda 2 à dépasser leur gros concurrent Pixar qui va bientôt débarquer avec Cars 2. Le combat pour la domination du cinéma pour enfants est impitoyable...
Cannes 2014 : Jimmy’s hall
Cannes connaît et reconnaît Ken Loach depuis plus de trente ans. Avec ses douze participations en compétition officielle (et quelques autres hors-compétition ou en sections parallèles), il détient le record toutes catégories de participations avec une Palme d'or pour couronner son œuvre avec Le Vent se lève en 2006 ainsi que trois prix du jury pour Hidden Agenda, Raining Stones et La Part des anges.
Critique : La Vénus à la Fourrure
Seul dans un théâtre parisien après une journée passée à auditionner des comédiennes pour la pièce qu’il s’apprête à mettre en scène, Thomas se lamente au téléphone sur la piètre performance des candidates. Pas une n’a l’envergure requise pour tenir le rôle principal et il se prépare à partir lorsque Vanda surgit, véritable tourbillon d’énergie aussi débridée que délurée. Vanda incarne tout ce que Thomas déteste. Elle est vulgaire, écervelée, et ne reculerait devant rien pour obtenir le rôle. Mais un peu contraint et forcé, Thomas la laisse tenter sa chance et c’est avec stupéfaction qu’il voit Vanda se métamorphoser. Non seulement elle s’est procuré des accessoires et des costumes, mais elle comprend parfaitement le personnage (dont elle porte par ailleurs le prénom) et connaît toutes les répliques par cœur. Alors que l’« audition » se prolonge et redouble d’intensité, l’attraction de Thomas se mue en obsession…



















