Critique : K.O

Imaginez-vous, un jour, au réveil, vous êtes toujours vous-mêmes, vous reconnaissez les gens de votre entourage et vice-versa, mais votre situation professionnelle et privée a changé de fond en comble ! C'est à ce genre de prémisse, mi-fantastique, mi-cauchemardesque que nous convie le deuxième long-métrage de Fabrice Gobert. K.O s'inscrit dans un métissage thématique entre La Vie est belle de Frank Capra, à la différence près que ce n'est pas l'anonymat qui turlupine le protagoniste mais la dégringolade sociale, et Un jour sans fin de Harold Ramis, dans la mesure où c'est un recommencement cyclique avec des passerelles de gestes et de paroles qui rythme le récit.
Photo de A bout portant de Fred Cavayé avec Gilles Lellouche

Critique : À bout portant

1
Après le très bon Pour elle, Fred Cavayé s'attaque au polar à la française avec À bout portant. Il souhaitait réaliser ce film comme une course-poursuite ininterrompue, une sorte de version longue des 30 dernières minutes de Pour elle.

Critique : Moonlight

Elle est toujours très compliquée, l’éternelle histoire du film attendu comme un messie, qui porte en même temps en lui la promesse d’une déception inévitable. Nous avons par conséquent découvert avec autant d’anticipation que d’appréhension Moonlight, le chouchou de la critique outre-Atlantique et un film entièrement prédisposé à conquérir notre cœur de cinéphile depuis longtemps sensible à la représentation de l’homosexualité à l’écran.

Critique : Après la guerre

La construction du film et sa mise en scène ne permettent pas à "Après la guerre" d'être à la hauteur de notre espérance : celle de retrouver la force du cinéma politique italien des années 60 et 70.

Les Arcs 2017 : The Captain L’Usurpateur

0
Ce n'est certainement pas le nom de Robert Schwentke qui nous viendrait le premier à l'esprit, lorsqu'on cherchera un réalisateur allemand en mesure de traiter d'un œil neuf l'Histoire de son pays d'origine. Exilé à Hollywood depuis plus de dix ans et six films à la qualité variable, pour rester poli, Schwentke opère en effet un retour aux sources des plus improbables avec The Captain L'Usurpateur, présenté en compétition au Festival des Arcs.
Get low avec Sissy Spacek et Robert Duvall

Critique : Get low

0
Get Low (Le Grand voyage en français) est une comédie dramatique réalisée par Aaron Schneider en 2009. Le film tire avantage de son casting alléchant avec Robert Duvall, Bill Murray et Lucas Black.
Ou va la nuit yolande moreau

Où va la nuit

0
Où va la nuit est un film de Martin Provost adapté du roman Mauvaise pente de Keith Ridgway. Sorti en 2011, le long-métrage réunit à nouveau Provost et Yolande Moreau après le très réussi Séraphine. Le réalisateur nous propose un film noir tout en prenant le risque de confier le rôle principal à la reine de la comédie.

Critique : Good Luck Algeria

Farid Bentoumi réussit son coup en délivrant une comédie à la fois drôle, sociale, familiale et même politique. Cette réussite est due à la fois à une mise en scène qui ne fait jamais dans la facilité, à un montage qui donne la longueur juste à chaque scène et à des comédiens dont le jeu chaleureux permet aux spectateurs de se trouver en totale empathie avec les personnages.

Critique : Manchester by the sea

1
Kenneth Lonergan est un cinéaste au parcours pour le moins atypique. Auteur de 3 films en 16 ans, il est surtout connu des cinéphiles pour les déboires que son superbe Margaret a connus. Tourné en 2005, sorti aux Etats Unis en 2011, sa douloureuse gestation aurait sans doute de quoi occasionner un documentaire passionnant. Également dramaturge ayant écrit plusieurs pièces renommées, il revient donc au cinéma avec ce film qui, depuis sa présentation au festival de Sundance début 2016, ne cesse de faire parler de lui comme d’un sérieux challenger pour les Oscars. Si ce type de « buzz » n’est évidemment pas un gage de qualité, la personnalité de son auteur, pratiquant un cinéma éloigné des tics du cinéma indépendant américain contemporain, fait ici toute la différence …

Critique : Rock the Casbah

1
C’est l’été à Tanger. Une famille se réunit sur 3 jours dans la maison familiale suite au décès du père, pour se remémorer les souvenirs et partager sa perte, comme le veut la tradition musulmane. Il faut quitter les plages, les maillots de bain pour se vêtir de djellabas, réunir tout le monde et donner à la maison des allures d’enterrement. L’agitation est à son comble d’autant plus que cet homme n’a laissé derrière lui que des femmes. Tout va basculer avec l’arrivée de Sofia, la dernière des filles, celle qui a fait sa vie ailleurs. Actrice n’interprétant que des rôles de terroristes dans des séries américaines, elle arrive de New York après plusieurs années d’absence. Son retour va être le moyen de régler ses comptes avec ses sœurs et bouleverser l’ordre établi depuis toujours par ce patriarche. Entre rire et larmes, une hystérie collective va mener chacune de ces femmes à se révéler à elle-même...

Cannes 2014 : Leviathan

Après le western krispolls de The Salvation, place au western vodka (avec un doigt de mythologie) de Leviathan. Le constat amer du réalisateur Andreï Zvyagintsev sur son pays fait froid dans le dos. Plus que les westerns héroïques de l'âge d'or du cinéma ou la parodie rassurante du western spaghetti, c'est du côté du cinéma désespéré et cru de Sam Peckinpah que l'on peut voir un lointain cousinage.

Critique : Les bienheureux

Les sujets traités présentent beaucoup d'intérêt, mais il est impossible de ne pas signaler que le côté très brouillon de la conduite du récit dessert la perception qu'on peut avoir de ce film.

Derniers articles

Critique Express : Les recommencements

Le retour vers le passé de Al Moon, vétéran amérindien de la guerre du vietnam, est fait sous la forme d'un road-movie avec de belles images mettant en valeur certains paysages grandioses des Etats-Unis, accompagnées des réflexions de Al Moon sur un certain nombre de sujets

Test Blu-ray : The Christophers

0
Pour accompagner The Christophers, étonnante comédie dramatique autour de l’Art, du mensonge, de la filiation et de la création, Blaq Out propose une édition Blu-ray plutôt solide sur le plan technique. Côté image, le transfert HD se montre particulièrement bon...

La Roche-sur-Yon 2026 : Light Pillar

Contre toute attente, ce film d’animation hybride venu de Chine n’est pas aussi déprimant que sa prémisse aurait pu le laisser supposer. Grâce à l’empathie du regard de son réalisateur Xu Zao, Light Pillar revêt même une poésie filmique indéniable. Le tout saupoudré d’une fine couche d’ironie, s’il vous plaît.

Test Blu-ray : Secrets et mensonges

0
Avec Secrets et mensonges, Mike Leigh transforme une histoire de famille en bombe à retardement émotionnelle, mais une bombe qui aurait été soigneusement rangée dans un placard avant d’être oubliée.

La Roche-sur-Yon 2026 : Le Roi du game

On l’aime bien quand même, Éric Judor. En tant qu’acteur, il a beau rester coincé dans des rôles d’adultes à l’esprit d’enfant qui correspondent de moins en moins à son âge réel, lui qui approche doucement mais sûrement de la soixantaine. Mais en tant que réalisateur, à la filmographie sporadique quoique pas non plus inintéressante, il sait garder son doigt sur le pouls du temps.