Albi 2018 : Cornélius Le Meunier hurlant

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Une comédie bucolique, un conte pour adultes, un trip chamanique, un western, une tragédie romantique, une énième occasion d'admirer à petites doses le génie fou de Denis Lavant : Cornélius Le Meunier hurlant est tout cela à la fois. Projeté au Festival d'Albi dans le cadre de divers dispositifs pédagogiques, le premier long-métrage de Yann Le Quellec peine malheureusement à s'approprier pleinement ces influences complémentaires, à en faire une œuvre cohérente et unique, plutôt que l'enchaînement cabossé de variations de ton aiguës.

Critique : Las Vegas Parano

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Las Vegas Parano USA : 1998 Titre original : Fear and Loathing in Las Vegas Réalisation : Terry Gilliam Scénario : Terry Gilliam, d'après l'oeuvre de Hunter Stockton Thompson Interprètes : Johnny...

Albi 2018 : Les Invisibles (Louis-Julien Petit)

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La misère sociale n'a ni solution, ni structure. Elle est juste là, à nous regarder au quotidien de près ou, de préférence, de loin. A nous alors de prendre en considération les personnes qui en souffrent ou bien – la réaction instinctive qui en dit long sur l'hypocrisie de la nature humaine – de détourner le regard et de nous pincer le nez, en espérant que pareille dégringolade ne nous arrivera pas un jour.

Critique : La permission

Face à un sujet très fort, il est particulièrement dommage que le côté trop bavard et criard du film conduise à émettre des réserves sur le résultat final.

Albi 2018 : compétition de courts-métrages

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Il y avait du monde ce matin au CGR Le Lapérouse, où le Festival d'Albi a organisé sa traditionnelle séance de courts-métrages ! Pas moins de cinq classes des lycées de la région y ont assisté, qui avaient de même participé à la sélection des courts en amont et qui ont désigné le gagnant du Prix des lycéens.

Critique : Amanda

Mikhaël Hers se montre en gros progrès avec "Amanda", film sur un sujet grave qui s'avère plutôt bien traité même s'il n'est pas exempt de certaines longueurs inutiles.

Albi 2018 : Deux fils

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Est-ce que les films en général et les premières œuvres en particulier reflètent la personnalité de leur créateur ? C'est une question qu'on s'est toujours posée, tellement le cinéma, dans son versant pas exclusivement commercial, constitue une forme d'expression personnelle. Supposons donc que ce soit le cas et que Deux fils, présenté en avant-première au Festival d'Albi, soit en quelque sorte un prolongement de l'impression que son réalisateur débutant Félix Moati nous a laissée à travers ses interprétations dans un nombre conséquent de films français récents.

Albi 2018 : Girl

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D'un point de vue purement médical, changer de sexe devient petit à petit anodin, grâce à une intervention chirurgicale, accompagnée d'un traitement hormonal, qui n'ont plus de secrets pour les spécialistes. Or, le seul progrès de la science ne suffira jamais à dédramatiser la communauté transgenre, à en faire une banalité sociale en lieu et place de l'attraction de foire que les hommes et les femmes ayant franchi ce pas décisif restent hélas jusqu'à ce jour.

Albi 2018 : Qui a tué Lady Winsley ?

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Les meilleurs policiers sont ceux pour qui l'identité de l'assassin est secondaire, où le chemin parcouru avant d'arriver à la grande révélation finale importe plus que le petit jeu de devinette par procuration, auquel le détective dans l'âme qu'on est malgré tout se prête trop facilement. Présenté en avant-première au Festival d'Albi, Qui a tué Lady Winsley ? est de ceux-là.

Arras 2018 : Genesis

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Vue de loin, à travers le filtre des médias occidentaux, la Hongrie a l'air d'être un pays hermétiquement enfermé dans son opposition à tout ce que l'Europe propose, notamment en matière de gestion des flux migratoires. Sa position géographique l'expose en effet au moins indirectement à cette problématique brûlante de notre temps, auquel son cinéma avait répondu sur le ton de la sublimation fantastique avec La Lune de Jupiter de Kornel Mundruczo, sorti il y a deux ans en France.

Critique : Yomeddine

En mai dernier, un miracle s'est produit sur la Croisette : "Yomeddine", un "petit" film égyptien, ayant comme principaux interprètes un lépreux et un gamin de 10 ans, s'est retrouvé en lice pour l'obtention de la prestigieuse Palme d'Or.

Critique : L’enfance d’un maître

Il n'est pas fréquent de pouvoir "rencontrer" sur une période de 25 ans un jeune homme chargé du poids d'avoir été désigné dès sa naissance comme étant la réincarnation d'un lama bouddhiste et maître de méditation de grande réputation.

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Test Blu-ray : 3 Hommes et un couffin – Réédition 2026

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3 Hommes et un couffin s'est offert le luxe de bousculer tout le monde avec une idée d'une simplicité presque insolente : déposer un nourrisson au beau milieu de l'existence parfaitement huilée de trois célibataires convaincus que les couches, les biberons et les berceuses appartiennent à une galaxie située plusieurs millions de kilomètres de leur canapé.

Test Blu-ray : Christy

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Le cinéma adore les secondes chances. Pas seulement celles offertes à ses personnages, mais aussi celles qu'il accorde à ses vedettes. Christy s'inscrit précisément dans cette drôle de catégorie, où un film raconte autant l'histoire de son héroïne que celle de l'actrice venue l'incarner.

Décès de l’acteur Sam Neill

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L’acteur néo-zélandais Sam Neill est décédé hier à Sydney en Australie. Il était âgé de 78 ans. Mondialement connu pour son rôle du paléontologue Alan Grant dans Jurassic Park et deux de ses suites, Neill s’était également imposé dans des films tels que La Leçon de piano de Jane Campion – Palme d’or au Festival de Cannes en 1993 – et L’Antre de la folie de John Carpenter.

Test Blu-ray : Colossal – Réédition 2026

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À une époque où les films sont devenus des produits qu'il faut pouvoir résumer en une phrase destinée à accrocher le spectateur en moins de dix secondes, on comprend presque qu'aucun distributeur français n'ait, à l’époque, réellement su comment vendre Colossal. Car le film est un objet profondément réfractaire au marketing.

Test Blu-ray : Le Sifflet

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Le Sifflet arrive ces jours-ci en Blu-ray sous les couleurs de Metropolitan Film & Video. Une sortie assez rapide qui permettra aux amateurs d'horreur de redécouvrir dans d'excellentes conditions techniques ce petit divertissement fantastique signé Corin Hardy, cinéaste dont le sens de l'image constitue indéniablement l'un des principaux atouts du film.