Les Arcs 2018 : In Fabric
Même avant que la France n'ait adopté ces dernières années la coutume anglo-saxonne du « Black Friday », on pouvait légitimement avoir l'impression que c'était tous les jours les soldes. Promotions ininterrompues sur cette catégorie-ci d'articles ou sur celle-là, rabais monstres et autres astuces commerciales pour toujours nous faire consommer plus : il y a de quoi perdre la tête dans cet engrenage capitaliste parfaitement huilé.
Critique : Wildlife – Une saison ardente
D'une facture très (trop ?) classique, le premier film réalisé par Paul Dano s'avère plutôt décevant, le sujet traité, la déliquescence d'un couple, ayant déjà fait l'objet d'œuvres autrement plus fortes.
Critique : L’Œil du tigre
« Eye of the Tiger », c'est l'hymne volontariste de toute une génération, voire l'expression d'un état d'esprit véhiculé par des héros plus grands que nature pendant les deux dernières décennies du XXème siècle. Adopter la traduction française du titre de cette chanson emblématique de Rocky III pour un documentaire sur une femme handicapée qui surmonte d'innombrables obstacles afin d'accomplir son rêve sportif, cela aurait pu susciter de l'appréhension, surtout quand on sait que le prochain film de Raphaël Pfeiffer s'appellera Stallone.
Critique : Mortal Engines
Projet de longue date annoncé depuis presque une décennie, Mortal Engines aura longtemps suscité les espoirs des nombreux fans de Peter Jackson. Et l’entreprise semblait toute taillée pour le réalisateur qui aurait annoncé son retour flamboyant après avoir été longtemps claquemuré dans la Terre du Milieu. L’excitation a laissé place à l’appréhension après l’annonce de Christian Rivers à la réalisation (la première le concernant) en lieu et place de Jackson qui conservera une place de producteur exécutif. Mais que l’on se rassure : le résultat est d’une fraîcheur plutôt galvanisante dans une ère où les productions originales se raréfient. Mortal Engines est une course frénétique à l’esthétique novatrice dont le pur plaisir du spectacle l’emporte sur une faiblesse d’écriture parfois embarrassante.
Critique : Nous les coyotes
Pour beaucoup, les Etats-Unis font rêver, Los Angeles fait rêver, Hollywood fait rêver. Et si, après tout, ce n'était que des miroirs aux alouettes. C'est en tout cas ce que montrent Hanna Ladoul et Marco La Via, de façon parfois comique, parfois beaucoup plus sérieuse.
Albi 2018 : Cornélius Le Meunier hurlant
Une comédie bucolique, un conte pour adultes, un trip chamanique, un western, une tragédie romantique, une énième occasion d'admirer à petites doses le génie fou de Denis Lavant : Cornélius Le Meunier hurlant est tout cela à la fois. Projeté au Festival d'Albi dans le cadre de divers dispositifs pédagogiques, le premier long-métrage de Yann Le Quellec peine malheureusement à s'approprier pleinement ces influences complémentaires, à en faire une œuvre cohérente et unique, plutôt que l'enchaînement cabossé de variations de ton aiguës.
Critique : Las Vegas Parano
Las Vegas Parano
USA : 1998
Titre original : Fear and Loathing in Las Vegas
Réalisation : Terry Gilliam
Scénario : Terry Gilliam, d'après l'oeuvre de Hunter Stockton Thompson
Interprètes : Johnny...
Albi 2018 : Les Invisibles (Louis-Julien Petit)
La misère sociale n'a ni solution, ni structure. Elle est juste là, à nous regarder au quotidien de près ou, de préférence, de loin. A nous alors de prendre en considération les personnes qui en souffrent ou bien – la réaction instinctive qui en dit long sur l'hypocrisie de la nature humaine – de détourner le regard et de nous pincer le nez, en espérant que pareille dégringolade ne nous arrivera pas un jour.
Critique : La permission
Face à un sujet très fort, il est particulièrement dommage que le côté trop bavard et criard du film conduise à émettre des réserves sur le résultat final.
Albi 2018 : compétition de courts-métrages
Il y avait du monde ce matin au CGR Le Lapérouse, où le Festival d'Albi a organisé sa traditionnelle séance de courts-métrages ! Pas moins de cinq classes des lycées de la région y ont assisté, qui avaient de même participé à la sélection des courts en amont et qui ont désigné le gagnant du Prix des lycéens.
Critique : Amanda
Mikhaël Hers se montre en gros progrès avec "Amanda", film sur un sujet grave qui s'avère plutôt bien traité même s'il n'est pas exempt de certaines longueurs inutiles.
Albi 2018 : Deux fils
Est-ce que les films en général et les premières œuvres en particulier reflètent la personnalité de leur créateur ? C'est une question qu'on s'est toujours posée, tellement le cinéma, dans son versant pas exclusivement commercial, constitue une forme d'expression personnelle. Supposons donc que ce soit le cas et que Deux fils, présenté en avant-première au Festival d'Albi, soit en quelque sorte un prolongement de l'impression que son réalisateur débutant Félix Moati nous a laissée à travers ses interprétations dans un nombre conséquent de films français récents.



















