Critique : Le Chant du loup
De nos jours, alors que les menaces au niveau international sont aussi diffuses qu'une cyberattaque ou un attentat terroriste perpétré sur n'importe quelle cible, quelle nation se rêve encore en grande puissance militaire ? Le temps des épopées de guerre héroïques paraît en effet révolu, tellement le climat contemporain fortement anxiogène invite à l'évasion par excellence du côté des affrontements fantastiques entre super-héros, l'essence même de l'évacuation des inquiétudes réelles vers un univers suprêmement fictif.
Critique : Rome ville ouverte
Contrairement aux Français, les Italiens ont été extrêmement rapides pour chanter les louanges de leurs vaillants résistants sous l’occupation nazie. À peine la Seconde Guerre mondiale terminée, Rome ville ouverte était sorti avec grand succès sur les écrans de cinéma du monde entier.
Critique : La Bataille De Gaulle L’Âge de fer
Peu de personnages de l’Histoire française vaguement récente font l’objet d’une vénération aussi fervente que le général De Gaulle. Tous bords politiques confondus ou presque, chacun se réclame du côté héroïque de son héritage, alors que ce culte de la personne a depuis longtemps pris le tournant du mythe patriotique.
Critique : Moffie
Oui, "Moffie" est un film sur la formation des recrues au sein d'une armée, un de plus diront les blasé.e.s. Sauf que celui-ci présente un certain nombre de particularités qui en font un film "tout neuf" qui nous en apprend beaucoup sur l'Afrique du Sud au temps de l'apartheid
Critique : Palestine 36
Peu importe que ce soit au niveau national ou global, l’Histoire s’écrit rarement à coups de retournements tonitruants. C’est davantage un enchaînement de micro-événements, à peine perceptibles au présent mais de plus en plus compréhensibles lorsque le regard se porte en arrière vers le passé, qui façonne les grandes lignes historiques.
Critique : Johnny s’en va-t-en guerre
Même une fois que la dernière bataille aura été livrée et que la question des intérêts géopolitiques, à l'origine de la plupart des conflits armés, aura été tranchée, les guerres continuent à faire des victimes. Ainsi, dans Johnny s'en va-t-en guerre, l'un des pamphlets anti-guerre les plus singuliers de l'Histoire du cinéma, après les images d'archives qui montrent au fil du générique des troupes partant presque joyeusement au front avec les félicitations du roi et de l'état-major, une place considérable est attribuée à la souffrance littéralement sourde d'un soldat américain, amplement défiguré par un éclat d'obus.
Vu sur OCS : The Lost Soldier
C'est une fin de carrière assez triste que vit ces dernières années le réalisateur danois Bille August. Membre atypique du club prestigieux des cinéastes doublement palmés, il n'a en effet vu aucun de ses films sortir au cinéma en France depuis treize ans.
Critique Express : Une enfance allemande – île d’Amrum 1945
Le film repose en grande partie sur les épaules d'un jeune adolescent qui n'avait aucune expérience de comédien : Jasper Billerbeck apporte une grande sincérité dans son jeu et il est pour beaucoup dans la douceur que dégage le film malgré la dureté de la situation vécue par les protagonistes.
Critique Express : Du sang et des larmes
Au programme ce soir, un film qui a fait couler moins d’encre que prévu. Un film de guerre pro-américain juste ce qu’il faut, j’ai nommé Du sang et des larmes.
Critique : Empire du soleil
Dans la filmographie des années 1980 de Steven Spielberg, Empire du soleil occupe une place à part. Nullement aussi populaire que les deux œuvres phares du début de la décennie que sont Les Aventuriers de l'Arche perdue et E.T. L'Extraterrestre, cette épopée de guerre a néanmoins su préserver au fil du temps une base solide de fans inconditionnels.
Critique : Civil War
Pour l'instant, nous suivons d'un œil mi-amusé, mi-terrifié le cirque autour de l'élection présidentielle aux États-Unis en novembre prochain. Le retour de l'ancien président ignoble aux affaires paraît encore relever de l'utopie cauchemardesque. Mais nous avons bien appris notre leçon de 2016 et considérons désormais que le peuple américain est tout à fait capable d'opérer le pire des choix.
Critique : 1917
Fraîchement récompensée de deux Golden Globes majeurs, cette épopée de guerre arrive sur les écrans français avec une réputation d'incroyable tour de force technique. 1917 est tout à fait cela, certes, avec ses effets de montage extrêmement discrets et la photo splendide de Roger Deakins, qui nous plonge dans l'action et la sublime en même temps à un niveau esthétique rarement atteint dans un film de guerre.


















