Les Neiges du Kilimandjaro
Robert Guédiguian, après quelques « infidélités » fort réussies du reste (le splendide Voyage en Arménie notamment), revient à Marseille avec un film débordant d’humanité. Dégoulinant même, hélas. Too much is too much et cette fois, on déplore, qu’en dépit de son inexpugnable fidélité à ses convictions, il soit allé un peu trop loin dans un pathos mièvre. Mais le dialogue et l’interprétation sauvent la mise.
Critique : Heureux comme Lazzaro
C'est en transformant en conte un fait divers qui s'est déroulé en Italie dans les années 80 et impliquant réellement une marquise, que Alice Rohrwacher a choisi de traiter un sujet éminemment politique : la fin de la civilisation paysanne et la migration vers les villes de centaines de milliers de paysans pas vraiment préparés à la nouvelle civilisation dans laquelle ils plongeaient, la civilisation de la modernité.
Critique : Chevalier noir
Emad Aleebrahim Dehkordi dit avoir choisi, pour son premier long-métrage, de "raconter une histoire contemporaine, ultra-réelle, avec les codes narratifs du conte persan"
Critique : Félicité
"Félicité" est un film puissant et attachant qui montre qu'en Afrique comme partout dans le monde, la femme représente l'avenir de l'homme.
Critique : Chanda une mère indienne
Cherchant avant tout à promouvoir les vertus des études auprès de ses jeunes compatriotes et de leurs parents, la réalisatrice indienne Ashwiny Iyer Tiwari a simultanément réussi à proposer un très beau film de cinéma, à même d'émouvoir et d'intéresser tous les publics.
Critique : Keep smiling
À Tbilissi, la télévision géorgienne organise un concours pour élire la "Meilleure Mère de l’année". La gagnante recevra un appartement et 25 000 dollars. Dix mères vont alors s’affronter et tout faire pour ne pas laisser passer cette chance d’accéder à une vie meilleure. Tous les coups sont permis. Une seule règle, garder le sourire.
Critique : Parkland
22 novembre 1963, 12 h 38. C’est un patient peu ordinaire qui arrive en urgence au Parkland Memorial Hospital de Dallas. Il s’agit du président John F. Kennedy, sur qui on vient de tirer alors qu’il traversait Dealey Plaza en limousine décapotée, acclamé par la foule. Tandis que la nouvelle se répand dans le monde, une page méconnue de l’histoire s’écrit dans cet hôpital qui n’était absolument pas préparé à affronter cet événement. Autour du corps, les questions et les émotions s’accumulent. La pression monte. Proches, anonymes, officiels, tous vont être confrontés à une prise de conscience et à des décisions qui changeront leur vie à jamais…
Sport de filles
Sport de Filles s’inspire d’une histoire réelle, celle de Patrick Le Rolland, cavalier de haut rang, à l’esprit trop rebelle pour rentrer dans le moule. Avec un scénariste qui avait déjà travaillé sur les méandres de la passion équine, et une actrice, Marina Hand, cavalière émérite, le film part sur de bonnes railles, celle du document fiction.
Arras 2019 : Gloria Mundi (Robert Guédiguian)
Une immense tristesse émane du nouveau film de Robert Guédiguian, plébiscité au dernier Festival de Venise, où il avait valu à Ariane Ascaride la Coupe Volpi de la Meilleure actrice, et présenté en avant-première à l'Arras Film Festival. C'est comme si dans la France d'aujourd'hui – et plus concrètement dans la cité bouillonnante de Marseille, si chère au réalisateur qui y a tourné la plupart de ses vingt films en près de quarante ans de carrière – , il n'y avait plus lieu d'espérer une vie un peu meilleure, exempte des éternels problèmes d'argent qui prennent la classe ouvrière à la gorge au quotidien.
Footnote
Pour son 5e long métrage, Joseph Cédar évoque encore l’univers juif et religieux dans lequel il place deux philologues (science historique la civilisation juive), qui appartiennent à la même famille : un père et un fils. Le réalisateur choisit de mettre en scène un film indépendant, au particularisme culturel juif mais également universel.
Critique : Mr. Holmes
Dix-sept ans après Ni dieux ni démons, le récit magistral des derniers jours du réalisateur légendaire James Whale, Bill Condon et Ian McKellen se retrouvent pour raconter essentiellement la même histoire. Il n’y est plus question d’homosexualité, ce qui rend sans doute Mr. Holmes moins personnel pour le réalisateur que la déchéance d’un artiste ostracisé, entre autres raisons, parce qu’il était gay.
Berlinale 2019 : Grâce à Dieu
Même avant d'être présenté ce jour en compétition au Festival de Berlin, le nouveau film de François Ozon a déjà fait couler beaucoup d'encre. Film à charge d'une actualité brûlante, Grâce à Dieu participe à cette même grande entreprise d'interrogation des vieilles croyances et autres lois du silence à laquelle appartient également, depuis un point de vue américain cette fois-là, Spotlight – Oscar du Meilleur Film en 2016.



















