Arras 2019 : Gloria Mundi (Robert Guédiguian)
Une immense tristesse émane du nouveau film de Robert Guédiguian, plébiscité au dernier Festival de Venise, où il avait valu à Ariane Ascaride la Coupe Volpi de la Meilleure actrice, et présenté en avant-première à l'Arras Film Festival. C'est comme si dans la France d'aujourd'hui – et plus concrètement dans la cité bouillonnante de Marseille, si chère au réalisateur qui y a tourné la plupart de ses vingt films en près de quarante ans de carrière – , il n'y avait plus lieu d'espérer une vie un peu meilleure, exempte des éternels problèmes d'argent qui prennent la classe ouvrière à la gorge au quotidien.
Critique : We Need to Talk About Kevin
Lynne Ramsay sort avec We need to talk about Kevin un film choc, salué au dernier festival de Cannes. Adapté du roman de Lionel Shriver qui avait déjà fait beaucoup parlé de lui, la réalisatrice à fait le choix de porter à l'écran cette histoire déroutante d'une mère élevant un monstre et devant vivre avec ça...
Critique : Miss Sloane
Dans le marécage de Washington festoient d'innombrables bestioles cupides. Toute tentative de mettre à sec cet environnement malsain, gouverné exclusivement par l'appât du gain, est condamnée à l'échec, surtout quand elle relève de l'hypocrisie suprême, déployée par exemple pendant la campagne de l'actuel occupant de la Maison blanche. Ce n'est pas un seul film, aussi bien intentionné soit-il, qui va y amorcer un changement de philosophie radical.
My Week with Marilyn
Soit disant inspiré de faits réels, My week with Marilyn est LE film que l'on attend avec impatience. Femme fragile et femme enfant, icône ultime de la féminité et sex symbol en puissance, Marilyn Monroe fascine toujours presque 50 ans après sa disparition. les tourments et les amours de cette étoile au charme et à la photogénie unique sont relatés dans le film de Simon Curtis avec Michelle Williams dans le rôle de la belle blonde aux formes légendaires.
We Want Sex Equality
We want sex equality est le 5ème film du réalisateur Nigel Cole, que l’on connait déjà pour Calendar Girls. Basé sur une histoire vraie, ce film retrace le combat d’ouvrières fordiennes, qui se sont battues jusqu’au bout pour obtenir l’égalité des salaires. Rien que le nom et l’affiche donnent envie. Des femmes en soutifs dans une usine Ford, les années 60, et un vent de protestation dans les rangs.
Une nouvelle chance
Un découvreur de talents spécialisé dans le baseball voit sa vie basculer avec la perte progressive de sa vue. Il décide pourtant de faire un dernier voyage à Atlanta, accompagné de sa fille, à la recherche d'un talent prometteur.
Critique : Chevalier noir
Emad Aleebrahim Dehkordi dit avoir choisi, pour son premier long-métrage, de "raconter une histoire contemporaine, ultra-réelle, avec les codes narratifs du conte persan"
Critique : Costa Brava, Lebanon
Bien aidé par une excellente distribution et par un très bon Directeur de la photographie, Mounia Akl nous parle avec force et talent de son pays, autrefois surnommé la Suisse du Moyen-Orient, mais dont l'environnement géographique ainsi que la grande diversité religieuse de sa population ont contribué à engendrer depuis plusieurs années des problèmes majeurs.
Le Secret de l’enfant fourmi
Cécile (Audrey Dana) part retrouver au Bénin Didier (Robinson Stévenin), son ancien compagnon qui l’a quittée brusquement, avec le vague espoir de le reconquérir et de le ramener en France. Mais le jeune homme s’est installé en Afrique durablement (il s’occupe d’une réserve, et fait notamment la chasse aux braconniers) et il laisse Cécile explorer seule les alentours. S’étant égarée en pleine brousse, cette dernière passe la nuit dans sa voiture et a la surprise à son réveil de se voir remettre sans autre forme de procès par sa mère, visiblement apeurée et qui s’enfuit aussitôt, un nourrisson endormi. Ayant en vain essayé de retrouver la trace des parents et en butte à l’hostilité générale, la jeune Française ne peut se résigner à laisser l’enfant, comme tout le monde le lui conseille, à l’orphelinat local. Didier va aider Cécile à adopter le bébé (qu’elle baptise « Lancelot », avant de revenir 8 mois plus tard le chercher). Plusieurs années tranquilles se passent près de Bordeaux, quand Lancelot (Elie-Lucas Moussoko) qui vient d’entrer au CP, se met à avoir des réactions de plus en plus étranges. Sa mère adoptive croit alors opportun de le ramener en Afrique à l’occasion d’un congé scolaire, en quête de ses racines. C’est à un « secret » douloureux qu’ils vont être confrontés.
Critique : Libertad
Dans "Libertad", nous ne sommes pas chez les pauvres, mais ... la présence de deux personnes d'une classe sociale totalement différente va permettre de pimenter le film et lui donner tout son intérêt.
Critique : Une histoire américaine
Quand un amour se meurt, c’est rarement beau à voir. En conséquence et pour mieux répondre à sa vocation de divertissement, le cinéma préfère explorer l’extrémité opposée des aventures romantiques, lorsque au début tout paraît encore possible et que le partenaire ressemble à l’illusion d’un idéal féminin ou masculin. Rien que pour le fait d’oser nager à contre-courant, le deuxième film de Armel Hostiou mériterait nos félicitations. Il le fait de surcroît avec une telle franchise émotionnelle, nullement complaisante et pourtant capable de rendre attachant un personnage a priori odieux, que nous ne pouvons qu’en rester subjugués. Sans oublier qu’Une histoire américaine donne une fois de plus un rôle taillé sur mesure à Vincent Macaigne, le perdant piteux le plus sympathique du cinéma français actuel.
Critique : Les Cowboys
Scénariste à succès, Thomas Bidegain a pris le risque de se lancer dans la réalisation. Risque d'autant plus grand que le sujet choisi est particulièrement explosif. Coup d'essai, coup de maître ! Sans se lancer dans la description "casse-gueule" d'un véritable choc de civilisation, il montre avec tact et subtilité les dégâts qu'une coupure culturelle mal gérée peuvent générer, tant à la petite échelle d'une famille qu'à celle de la planète toute entière.



















