Critique : Free Love

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Free LoveFree Love

Etats-Unis – 2016
Titre original : Freeheld
Réalisateur : Peter Sollett
Scénario : Ron Nyswaner, d’après l’oeuvre de Cynthia Wade
Acteurs : Julianne Moore, Ellen Page, Steve Carell
Distribution : Bac Films
Durée : 1h 44
Genre : Drame, Romance
Date de sortie : 10 février 2016

Note : 4/5

Free Love fait parti de ces projets formatés pour remporter des récompenses : un sujet émouvant avec l’étiquette « based on a true story », une mise en scène traditionnelle et un casting qualitatif. Et malgré ces aspects dérangeant, cette histoire d’amour entre Julianne Moore et Ellen Page parvient à nous émouvoir.

Synopsis : Années 2000. Laurel, est une brillante inspecteur du New Jersey. Sa vie bascule le jour où elle rencontre la jeune Stacie. Leur nouvelle vie s’effondre quand Laurel découvre qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale. Laurel a un dernier souhait : elle veut que sa pension revienne à la femme qu’elle aime, mais la hiérarchie policière refuse catégoriquement. Laurel et Stacie vont se battre jusqu’au bout pour faire triompher leurs droits.

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Des lois scandaleuses

Free Love ne dispose pas de la mise en scène la plus fraîche de l’année, loin de là… La rencontre entre la femme flic ambitieuse (jouée par Julianne Moore) et la mécano timide (interprétée par Ellen Page) lors d’un cours de volley-ball n’a rien d’original. Au contraire, le spectateur assiste à une première heure téléphonée durant laquelle les deux actrices surjoue et enchaîne des scènes niaises et attendues. C’est lent, c’est long et d’une intensité digne d’une file d’attente chez son médecin pendant une épidémie de gastro…

Une fois l’histoire d’amour entre les deux protagonistes introduite, le film réussi ce que l’on attend plus, à créer de l’empathie autour de ses personnages. Le combat de Laurel Hester pour que sa compagne puisse toucher sa pension après son décès apporte une intensité narrative au film. La dégradation de l’état de santé du personnage principal et l’absurdité des lois qu’elle combat ne peuvent qu’interloquer le spectateur, indigner envers ces règles conservatrices qui semble sortir d’une autre époque.

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Moore décevante, Carell en roue libre 

Le casting de Free Love semblait être l’un de ses points forts du projet. Malheureusement, l’ensemble des personnages sont décevants, la faute à une direction d’acteurs bancale. Julianne Moore sombre dans le pathos, elle surjoue et cherche constamment à pousser à la larmichette. Son jeu n’est jamais dans la finesse. Ellen Page s’en sort à peine mieux, elle est effacée face à Carell et Moore et c’est probablement ce qui la sauve. Ce rôle restera anecdotique dans sa carrière. Enfin Steve Carell est en totale roue libre. Il en fait trop au point de perdre toute crédibilité. Un clown dans une tragédie qui ne fait ni rire, ni pleurer, le seul sentiment qu’il procure est une profonde exaspération.

Conclusion

Une oeuvre qui comporte de nombreux défauts : les acteurs sont largués, la mise en scène trop classique et la première heure terriblement ennuyante. Mais ces lois d’une autre époque sont scandaleuses et la combativité de ces femmes parvient à émouvoir et trouver toute son intensité.

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