Cannes 2018 : Les confins du monde
La Guerre du Vietnam a été une source d'inspiration conséquente pour de nombreux réalisateurs américains, et pas des moindres. D'ailleurs, le conflit est accompagné dans l'inconscient collectif par d'innombrables images clés, télévisuelles comme cinématographiques. Pour autant, les 20 ans d'intervention principalement nord-américaine sont la continuation de la Guerre d'Indochine, qui elle s'éternisa aussi, pendant près de 10 ans - mais semble être un sujet presque tabou au cinéma. Il faut dire que nous seulement la France y a un rôle peu glorieux, comme dans les autres guerres de décolonisations (lesquelles ne sont souvent appelées "guerre" qu'à demi-mot, aujourd'hui encore), mais de plus le conflit, lointain et seulement composé de volontaires, intéressait assez peu une France qui venait à peine de sortir d'une guerre ... Le film de Guillaume Nicloux, lui, ne prend pas des pincettes et nous plonge en plein Indochine, après une offensive éclair japonaise sur le nord du pays, où nous retrouvons un sombre soldat français ...
Les Lyonnais
Olivier Marchal, l’ancien keuf devenu cinéaste, s’est fait un nom dans le milieu du polar réaliste au point d’être identifiable dès les premières images de ses films. Cela suffit-il pour faire des Lyonnais une œuvre réussie ? Rien n’est moins sûr. La stylisation outrancière de ce nouvel opus plombe hélas un scénario plutôt bien ficelé. La présence du monolithique Lanvin n’arrange rien… Le reste de l’interprétation s’en sort avec les honneurs.
Critique : La Randonnée (Walkabout)
D'origine anglaise, Nicolas Roeg a débuté sa carrière en tant que chef-opérateur chez David Lean (Lawrence d'Arabie, Docteur Jivago, excusez du peu) ou François Truffaut (Fahrenheit 51), période durant laquelle des velléités de mise en scène commencent à le titiller. Quelques années plus tard, son souhait sera exaucé lorsqu'il co-réalisera (avec Donald Cammel) un premier long-métrage, très étrange, Performance, dont les premier rôles étaient tenus par Mick Jagger et Anita Pallenberg
Critique Express : Tigresse
Très bien filmé caméra à l'épaule, bénéficiant d'un montage nerveux, "Tigresse" tient les spectateurs en haleine du début jusqu'à la fin
Sarlat 2024 : Je suis toujours là
Comme tous les pays latinoaméricains ou presque, le Brésil a dû passer par une dictature militaire à un moment assez récent de sa longue histoire mouvementée. Ce fut pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1985. Une période qui a certainement laissé des traces, mais qui aura également permis aux Brésiliens contemporains d'être particulièrement attachés aux bienfaits de leur jeune démocratie.
Critique : Félix et Meira
Face au très médiatisé Mommy de Xavier Dolan figure un autre film canadien, au sujet plus social mais au traitement intimiste, le Félix et Meira de Maxime Giroux. Récompensé par le prix du meilleur film canadien au Festival International du Film de Toronto en 2014, tourné à Montréal après un important travail de documentation, le film ose mettre en scène l'improbable relation que noue une femme juive hassidique avec un Québécois francophone et sans confession.
Faces
Richard Frost et son ami Freddie passent une partie de la soirée en compagnie de Jeannie, une prostituée. Richard se dispute ensuite avec sa femme Maria et retourne chez Jeannie avec qui il finit la nuit. Maria et ses amies passent une soirée orgiaque en compagnie de Chet, un petit gigolo. Maria veut mourir... l'histoire d'un couple qui ne survivra pas à une longue journée...
Critique : Le Ciel attendra
"Le Ciel attendra" est un film important, dont on espère qu'il sera vu par un grand nombre de spectateurs, adolescents, parents, enseignants, hommes et femmes politiques.















