Cinélatino 2018 : Azougue Nazaré

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Au moment d'écrire ces quelques lignes, pendant la parenthèse entre la fin du visionnage des huit premiers ou deuxièmes longs-métrages en compétition pour le prix Découverte du Syndicat Français de la Critique de Cinéma et les délibérations avec nos confrères du jury afin de choisir un lauréat pour cette édition du Festival Cinélatino à Toulouse, nous sommes toujours fortement impressionnés par ce film brésilien.

Critique : Corps étranger

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Les premiers plans du nouveau film de Raja Amari pourraient faire croire qu'il s'agisse d'une énième histoire de réfugiés, en digne exploration opportuniste d'un sujet à la mode. Or, autant Corps étranger intègre astucieusement les sensations de la perte d'attaches et de la dérobade du socle existentiel, propres aux destins des personnes qui ont dû précipitamment abandonner leur foyer et fuir leur pays, autant c'est une thématique encore davantage d'actualité qui apparaît comme le point fort du film.

Critique express : Le dernier piano

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"Le dernier piano" ne se vautre jamais dans un pathos déplacé et grotesque
Photo d'Hatchi de Lasse Hallström avec Richard Gere

Hatchi

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Hatchi, c'est tout d'abord l'histoire d'un chien et de son maître, qui se sont rencontrés sur le quai d'une gare et qui sont devenus inséparables. Mais Hatchi, c'est surtout un film bouleversant tiré d'une histoire vraie, l'histoire d'Hachiko, un chien qui ne vit que pour son maître.

Critique : Moi Capitaine

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Voilà un film, "Moi Capitaine", qui réussit l'exploit d'être à la fois important et décevant.

Critique : La Loi du marché (2ème avis)

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Difficile d'écrire sur le dernier film de Stéphane Brizé sans évoquer la performance de l'acteur principal, Vincent Lindon, tout juste auréolée d'un prix d'interprétation à Cannes 2015. Car La Loi du Marché repose intégralement sur lui, ce dernier imposant son rythme et sa scansion. Seul acteur professionnel de l'équipe, Lindon s'est admirablement fondu dans son rôle au point d'effectuer des stages d'agent de sécurité pour les besoins du rôle.

Critique express : L’effacement

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Le mélange de points de vue sociaux et politiques, de fantastique "cheap", de violence horrifique,  et de récit sentimental  n'arrive pas à présenter la cohérence qu'on est en droit d'attendre d'un film sur l'Algérie d'aujourd'hui se voulant ambitieux.

Cannes 2016 : Poésie sans fin – Quinzaine

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Le film commence là où La danza se termine. On revoit d’ailleurs des images de ce final, comme si Jodorowsky voulait nous rappeler l’ambiance de son film précédent ; il faut dire que l’on replonge tout de suite dans ce temps qui semble n’appartenir à aucune époque.

Critique : L’Eden

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Sur un sujet au caractère très brûlant, Un film d'une grande sincérité qui se permet de dire pas mal de vérités en seulement 74 minutes.
Thirteen de Catherine Hardwicke avec Holly Hunter

Thirteen

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Thirteen est le premier long-métrage de Catherine Hardwicke. Elle y évoque la crise d'adolescence des jeunes filles aux États-Unis, un peu à la manière de Larry Clark mais avec une vision plus positive et un message d'espoir à la fin.

Critique : La Fleur de mon secret

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Almodovar et les femmes, c’est une longue histoire d’amour à travers le filtre du cinéma. Ses portraits de personnages féminins forts, en dépit des névroses multiples qu’ils traversent avec un stoïcisme remarquable, forment la base irréductible de son œuvre filmique. Même les films qui apparaissent à première vue comme mineurs jouent alors un rôle essentiel dans l’évolution de son regard sur la gente féminine.

Critique : Une journée à Rome

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Une nouvelle journée commence à Rome, la ville éternelle. Gina et Marco ont 19 et 20 ans et sont portés par l’exubérance de la jeunesse. Gina rêve d’entrer dans le monde du spectacle et doit rencontrer un homme politique influent qui pourrait lui ouvrir des portes. Marco l’accompagne au volant de sa berline noire, c’est son premier jour de travail. De la banlieue vers le centre historique de la ville, ils vont apprendre à se connaître, tomber amoureux, et vont ainsi basculer, peut-être un peu trop tôt et sans en avoir conscience, dans le monde des adultes.

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Critique : Vivaldi et moi

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Le grand succès dans les salles de cinéma art & essai de ce printemps, Vivaldi et moi est en fait un film étonnamment sage, presque consensuel. Certes, il épouse le point de vue du personnage féminin principal afin de mieux souligner le joug de la domination patriarcale sous lequel les femmes souffraient encore très largement au XVIIIème siècle.

Test Blu-ray : Le Rêve américain

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Après avoir réuni presque 700.000 français dans les salles, Le Rêve américain vient de sortir au format Blu-ray sous les couleurs de Gaumont, qui nous livre ici un master Haute-Définition propre, stable, qui épouse plutôt bien la texture du film d’Anthony Marciano.

Critique : La Bataille De Gaulle L’Âge de fer

Peu de personnages de l’Histoire française vaguement récente font l’objet d’une vénération aussi fervente que le général De Gaulle. Tous bords politiques confondus ou presque, chacun se réclame du côté héroïque de son héritage, alors que ce culte de la personne a depuis longtemps pris le tournant du mythe patriotique.

Critique Express : André is an idiot

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De 40 mois d'une situation très lourde, Tony Benna et André Ricciardi ont tiré un film exempt de tout pathos, un film sincère et généreux, émouvant et drôle.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Goat – rêver plus haut

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Si vous trouviez que Spider-Man – New Generation et Ninja Turtles – Teenage Years faisaient preuve d’une énergie bondissante, vous risquez bien de vous voir sévèrement décoiffé par le tourbillon Goat – rêver plus haut, tant le film de Tyree Dillihay et Adam Rosette semble décidé à transformer chacun de ses plans en trampoline visuel.