Critique Express : Silentium
Plutôt que de faire une peinture glauque de cette société tunisienne en miniature, de toute évidence bien malade, le réalisateur a choisi l'esthétisme et une vision poétique avec une magnifique photo en format scope, une caméra qui se déplace avec une grande douceur et des cadrages d'une grande précision..
Critique : Fruitvale Station
Le 1er janvier 2009 au matin, Oscar Grant, 22 ans, croise des agents de police dans la station de métro Fruitvale, San Francisco. Cette rencontre va transformer un inconnu en fait divers. Le film raconte les vingt quatre heures qui ont précédé cette rencontre.
Critique : Sieranevada
Ce nouveau long-métrage fut le plus long de la compétition du dernier Festival de Cannes (où la quasi totalité des films semblait durer plus que de raison) avec une durée de 2h52, juste quelques minutes de plus que les plus consistantes 2h42 de Toni Erdmann, vainqueur par k.o. par sa profondeur subtile. Ici, le réalisateur roumain Cristi Puiu («La Mort de Dante Lazarescu») peine à justifier la durée de son film, non pas parce qu’il générerait un quelconque ennui mais ces quelques 180 minutes passées quasiment dans leur intégralité dans un appartement manquent tout de même d'un peu de consistance et de précision dans la représentation d'un pays qui semble bien malade.
Critique : Mr. Holmes
Dix-sept ans après Ni dieux ni démons, le récit magistral des derniers jours du réalisateur légendaire James Whale, Bill Condon et Ian McKellen se retrouvent pour raconter essentiellement la même histoire. Il n’y est plus question d’homosexualité, ce qui rend sans doute Mr. Holmes moins personnel pour le réalisateur que la déchéance d’un artiste ostracisé, entre autres raisons, parce qu’il était gay.
The Lady
Luc Besson revient, avec The Lady, dans un film engagé. D'ailleurs, l'actrice qui interprète Aung San Suu Kyi a elle-même été placée sur liste noire et ne peut plus aller en Birmanie, signe que le film dérange … Mais quant est-il du film ? Alors réussi ou pas ?
Critique : Le père de Nafi
On salue l'apparition d'un nouveau réalisateur sénégalais dont le premier long métrage, "Le père de Nafi", est tout à la fois esthétiquement très beau, bien interprété et, surtout, fort intéressant dans le contexte actuel.
Critique : La Maison au toit rouge
D’un point de vue européen, les maîtres du cinéma japonais s’appellent Akira Kurosawa, Yasujiro Ozu, Kenji Mizoguchi, Hayao Miyazaki, ainsi que – pourquoi pas – Takeshi Kitano et Nagisa Oshima. Trouver sur de telles listes officielles, établies à travers le prisme d’un regard étranger guère rompu aux particularités de la culture nippone, le nom de Yoji Yamada constituerait une (bonne) surprise. Pourtant, ce réalisateur désormais octogénaire peut s’enorgueillir d’une filmographie extrêmement prolifique et tout aussi exceptionnelle en termes de qualité, à en juger par le nombre très restreint de ses films qui a trouvé son chemin jusque sur les écrans de cinéma français. Car après notre premier coup de cœur en sa faveur, il y a presque dix ans, pour La Servante et le samouraï, voici une autre œuvre d’une finesse incroyable, qui prend un mélodrame romantique comme prétexte pour une très belle réflexion sur les notions de subjectivité et d’objectivité au fil d’une vie.
Critique : The Wrestler
Mickey Rourke is back. Après une traversée du désert et un retour à Hollywood via Sin City, Mickey Rourke s'associe au réalisateur de Black Swan et Requiem for a dream pour un biopic de Randy " the ram " Robinson.
Critique : Avant de t’aimer
Dans certains cercles cinéphiles, Ida Lupino est considérée comme une pionnière hors pair du cinéma au féminin. Son parcours est en effet des plus atypiques à une époque – les années 1940 et '50 – où il était excessivement rare de voir une femme tenir les commandes d'un film.
Critique : Sublime
Mariano Biasin vient grossir l'impressionnant cohorte de réalisateurs et de réalisatrices argentin.e.s dont on attend le prochain film avec une certaine impatience.
Critique : Eugénie Grandet
Marc Dugain nous offre indubitablement une des meilleures adaptations cinématographiques de l'œuvre de Balzac.
Critique : Mademoiselle Julie
L'actrice Liv Ullman, longtemps la muse du cinéaste mythique Ingmar Bergman en tant qu'actrice, adapte l'un des plus grands textes du répertoire scandinave et signe une œuvre à la hauteur du texte d'origine.



















