Critique : Joueurs
Présenté plus tôt cette année au Festival de Cannes à la Quinzaine des réalisateurs, Joueurs porte toutes les marques d'un premier film. Une œuvre aussi fugueuse que brouillonne, il a en effet tendance à s'engouffrer un peu trop prestement dans les poncifs qui guettent, dès que l'on veut traiter du monde du jeu, avec tout ce que cela implique en termes de dépendance malsaine et de trafics qui ne le sont pas moins.
Critique : Ricki and The Flash
Près de vingt fois nommée aux Oscars et couronnée à trois reprises de la récompense suprême du cinéma américain, Meryl Streep n’a plus rien à prouver. Elle profite par conséquent de son statut d’actrice intouchable pour se faire plaisir, avec modération, mais néanmoins assez souvent pour montrer à son public fidèle depuis un peu moins de quarante ans qu’elle n’a pas pris la grosse tête.
Critique : Le Bonheur est pour demain (Brigitte Sy)
Dans les années 1990, une fasciantion différente émanait-elle du monde des gangsters, ce mythe qui n'avait pas encore été sacrifié sur l'autel de toutes sortes de luttes idéologiques ? Par conséquent, est-ce qu'un hommage nostalgique à ces hors-la-loi fait sens trente ans plus tard, sans pour autant en tirer quelque conclusion rétrospective que ce soit ?
Test DVD : La terre éphémère
George Ovashvili utilise le conflit entre la Géorgie et l'Abkhazie comme toile de fond pour peindre avec soin les rapports de l'homme avec la nature, parfois amie, parfois ennemie, pour dénoncer à demi-mot la soif de possession des hommes et des états, pour exposer avec délicatesse l'éveil à la sensualité d'une toute jeune fille en train de devenir femme.
Critique : L’Incinérateur de cadavres
Le cinéma tchèque des années 1960 ne se laisse guère résumer aux premiers films de Milos Forman, par ailleurs ressortis en même temps en France que L'Incinérateur de cadavres. Celui-ci mérite en effet amplement sa réputation d'objet filmique inclassable.
Broken
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs « Après avoir été témoin d’une agression brutale, Skunk se rend compte que la maison où elle vit, son quartier, son école, lui sont devenus étrangers, presque hostiles. Les certitudes rassurantes de l’enfance ont laissé place à l’inconnu et à la peur. Et, alors qu’elle se tourne vers un avenir devenu soudain plus sombre, son innocence n’est plus qu’un souvenir. En cherchant le réconfort dans l’amitié muette de Rick, un garçon doux mais abîmé par la vie, Skunk va se trouver confrontée à un choix. Poursuivre un chemin dans lequel elle ne se reconnaît plus, ou quitter les ruines de son ancienne vie… »
Jeanne Captive
À l’automne 1430, Jeanne d’Arc, prisonnière d’un puissant seigneur du nord de la France, est vendue aux Anglais. Entre les murs qui l’enferment, le temps d’un convoi longeant la mer ou près du bûcher qui la verra périr, des hommes tentent d’approcher cette jeune femme porteuse d’infini.
Restless
Gus Van Sant revient, après Harvey Milk dans Restless, drame américain dans la lignée de Love Story. Avec un univers qui lui est propre, notamment comme dans Elephant, le réalisateur revient pour nous prouver une nouvelle fois son talent. Mais la question est la suivante : comment faire du neuf avec de l'ancien, ici un sujet déjà très souvent traité.
Critique : Carol
Le dernier film de Todd Haynes est sorti la semaine dernière en France, après avoir été acclamé outre-atlantique (et outre-manche). Plutôt Brève rencontre de David Lean (1946) par son romantisme que La Vie d’Adèle d'Abdelatif Kechiche (2013) par son sujet, Carol parle de l'amour entre deux femmes : Thérèse (Rooney Mara, prix d’interprétation à Cannes pour ce rôle) et Carol (Cate Blanchett) dans le New-york des années 50. Bien entendu, cette relation entre deux personnes du même sexe, qui n'ont, de plus, pas le même âge, n'est pas accepté dans la société de l'époque ...
Critique Express : L’affaire Bojarski
Le film de Jean-Paul Salomé nous conduit auprès d'un ingénieur polonais réfugié en France durant la la 2ème guerre mondiale et qui a commencé son activité de faussaire en fabricant des faux papiers pour la résistance.
La Femme qui aimait les hommes
Tamar, une belle jeune femme de 35 ans, vit seule avec ses deux fillettes. Elle multiplie les relations sans lendemain avec les hommes de son village. Mais un jour, Shai, un jeune vétérinaire, revient s’installer dans la région et tombe sous le charme de Tamar. Une intense relation nait entre eux. Mais Tamar pourra-t-elle se contenter d’un seul homme ?
Inch’Allah
Dans un camp de réfugiés palestiniens en Cisjordanie, Chloé, jeune sage femme québécoise accompagne les femmes enceintes. Entre les check points et le mur de séparation, Chloé rencontre la guerre et ceux qui la portent de chaque côté : Rand, une patiente avec qui elle va rapidement se lier d'amitié et Ava, jeune militaire, voisine de palier en Israël.



















