Critique : Le monde est à eux
Même si ce film documentaire réalisé avec des moyens particulièrement modestes s'avère bien construit et très plaisant à regarder, ce n'est pas sur des critères purement cinématographiques que l'on peut porter un jugement sur lui, mais plutôt sur ce qu'on ressent concernant la méthode et sur ce qu'on entend de la part des professeurs, des parents et, bien sûr, des élèves.
Critique : Homeland : Irak année zéro
«Aujourd’hui, tout pouvoir (économique, militaire, sportif, religieux) a son «visuel» et le visuel, qu’est-ce, sinon une image qu’on a expurgée de tout risque de rencontre avec l’expérience de l’autre, quel qu’il soit ?» Ainsi s’exprimait Serge Daney lors de la première guerre du Golfe, dénonçant l’accointance ténue entre les médias et les pouvoirs politiques. Le visuel, selon l’ancien critique de cinéma, c’est l’absence de l’autre, ou, plus exactement, un point de vue univoque sur une situation particulière. Soit une non-dialectisation des images ou d’un cas spécifique. Chaque image, ou plan, est dénué de la moindre ambivalence. A l’instar d’une image publicitaire qui se présente telle quelle sans le moindre recul ou nuance. La prolifération d’images lors de la première guerre du Golfe, filmées du point de vue unique des forces de la coalition, a été à l’origine de plusieurs problématiques éthiques et esthétiques : quel fut le contrechamp visuel de celles-ci ? (Images aux fonds vert striées de tirs de missiles conférant à celles-ci une tonalité picturale proche de l’abstraction). Le peuple irakien, bien évidemment, qui, de fait, a le plus pâti de cette mise au ban «visuelle». Rabaissés à une entité non-figurative, réduits à un degré zéro d’altérité, les irakiens ont été purement et simplement absents du champ visuel présenté par les médias occidentaux. Or, et il est nécessaire de le rappeler, une présence physique dans le champ visuel atteste de sa présence « ontologique » dans ce cadre spatio-temporel défini. Être dans le cadre, c’est exister en tant qu’individu. Axiome « bazinien » dont il est nécessaire de rappeler le principe même, à l’heure d’une omniprésence de la publicité et des « mass-médias », soit l’ère de la manipulation des images.
Critique : Woody Allen : A Documentary
Un regard intime sur la vie, la carrière et le processus créatif de l’auteur-réalisateur le plus prolifique des États-Unis, de sa plus tendre enfance à Brooklyn jusqu’à la sortie de son dernier film à succès "Minuit à Paris".
Vu sur OCS : L’Intouchable Harvey Weinstein
Cette nouvelle qui n'a rien d'un fait divers s'est peut-être un peu perdue dans l'hystérie croissante autour de l'épidémie à venir du coronavirus, mais l'ancien producteur Harvey Weinstein, une des figures incontournables du microcosme hollywoodien pendant plus de trente ans, a bel et bien été condamné à une lourde peine de prison à la mi-mars à New York pour viol, harcèlement et agression sexuelle.
Critique Express : Leila et les loups
L'histoire mondiale bafouille tellement qu'on peut assister aujourd'hui à la première sortie en salles dans notre pays d'un film de 1984 sur la situation dans le Moyen Orient et se dire tout du long que ce film est d'une actualité brulante.
Critique : Dans la terrible jungle
Lors de sa dernière longue prise de parole au cours de l'ultime débat avant les élections présidentielles, le futur chef de l'état Emmanuel Macron avait annoncé solennellement vouloir faire du handicap une grande cause nationale. Près de deux ans plus tard, on ne voit pas vraiment de changements majeurs dans les efforts d'intégration des personnes en situation de handicap.
Critique : Le Pacha, ma mère et moi
Le Pacha, ma mère et moi
BEL 2022Réalisateur: Nevine GeritsProducteur: Image-créationGenre : Documentaire, portraitDurée : 1h23 min
4/5
Une grosse envie de vous parler d’un petit film....
Critique Express : Par la fenêtre ou par la porte
"Par la fenêtre ou par la porte", c’est l’affaire France Télécom-Orange racontée par celles et ceux, salarié·es et syndicalistes, qui pendant des décennies ont combattu l’inhumanité d’une direction d’entreprise orientée uniquement par la rentabilité financière.
Critique : Au cœur des volcans
La terre hostile, où une personne avant tout attaché à son petit confort et à sa sécurité ne s'aventurerait jamais, est en quelque sorte l'habitat naturel de Werner Herzog. Plus l'endroit est reculé et imperméable à l'influence humaine, plus le réalisateur allemand semble adorer y prendre ses quartiers.
Critique Express : Résistances – Quartiers lointains – Saison 8
On ne peut que remercier Quartiers lointains et Sudu Connexion d'avoir eu l'idée de réunir et de distribuer 4 court-métrages africains dans un film ayant au total la durée d'un long métrage
Critique : Green Boys
Voici un documentaire d'une grande simplicité qui, avec beaucoup de tendresse et de poésie, nous parle de l'immigration d'une façon à laquelle nous ne sommes pas habitués.
34 illustrations originales du storyboard de Star Wars
Lorsque George Lucas chercha un studio pour réaliser son film dénommée "La Guerre des étoiles", il essuya un bon nombre d’échecs. Beaucoup de personnes ne comprenaient pas vraiment le film, son intrigue et son...



















