Critique : Sully
Avec ses 86 printemps au compteur, Clint l’éternel continue, tel Woody Allen, d’enchaîner les films avec une régularité métronomique. Si, depuis le génial Gran Torino, le niveau général s’est fait plus inégal, il continue de pratiquer un cinéma à l’ancienne, élégant et racé, avec l’assurance d’un vieux briscard du cinéma à qui on ne la fait plus. Le film présent, par ses thématiques et son élégance formelle, peut sans problème prétendre faire partie de ses bons crus, tant il déroule son histoire somme toute classique et très Américaine, avec un sens du récit et de la direction d’acteurs emportant immédiatement l’adhésion.
Critique Express : Niki
Dans la réalisation de son biopic, Céline Sallette a fait le choix de s'intéresser à la période de 10 ans durant laquelle Niki de Saint-Phalle est devenue une artiste tout en étant dévorée de l'intérieur par ses traumatismes d'enfance.
Critique : La French
Librement inspiré de faits réels qui ont marqué les années 70, ce film noir à l'ancienne rend efficacement hommage à une figure sortie d'un western qui a mis à mal le crime organisé sur le territoire phocéen avant de finir assassiné le 21 octobre 1981 à l'âge de 38 ans.
Critique : Bloody Mama (Roger Corman)
On a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C’est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu’il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur au début des années 70...
Critique : American Sniper
Alors qu'on pensait finie la vague de films post 11 septembre, Clint Eastwood s'attaque à nouveau au sujet à travers le parcours du «plus grand sniper de l'histoire (américaine)». Entendez par-là, le plus efficace.
Critique : Charlie’s Country (2ème avis)
Un plan fixe sur le visage de David Gulpilil. Des traits sévères de son ami, Rolf de Heer tire un film lent et malicieux, perdu dans l'immensité du Bush. Ce qui aurait pu être un banal conte mi-rédemption mi-tolérance se révèle au contraire bien plus pugnace dans sa description de l'intervention incessante du gouvernement australien dans les affaires aborigènes. Décryptage de ce film systémique.
Critique : The Birth of a Nation
Les meilleures intentions donnent rarement de bons films. Ce projet sur l’un des chapitres les plus sombres de l’Histoire américaine tenait visiblement à cœur Nate Parker, qui y cumule les casquettes d’acteur, de réalisateur, de scénariste et de producteur. Ce n’est pas pour autant que The Birth of a Nation se montre à la hauteur du sujet épineux qu’il traite frontalement.
Critique : Le Majordome
Début du XXe siècle. Cecil Gaines et sa famille travaillent dans les champs de cotons du sud des États-Unis. Tantôt asservi et humilié, le jeune Cecil décide de fuir cette vie juste après le meurtre de son père. Au gré de ses rencontres, une porte s’ouvre : celle de la Maison Blanche, où un poste de majordome lui est proposé. De la présidence d’Eisenhower à celle de Reagan, Cecil Gaines côtoie les figures des présidents qui ont marqué l’Histoire du XXe siècle. À travers ses yeux et ceux de sa famille, se déploie une grande fresque historique, marquée du sceau de la ségrégation.
Critique : Born to be blue
Miles Davis et Chet Baker : deux véritables légendes du jazz, deux trompettistes qui ont disparu il y a près de trente ans. Et deux films leur étant consacré sont sortis chez nous en janvier, près d'un an après leur distribution aux Etats-Unis. En effet, il y a deux semaines sortait en France, dans une totale indifférence, et directement en vidéo à la demande, Miles Ahead, biopic de Don Cheadle consacré à Miles Davis. Et mi-janvier est sorti dans une relative indifférence aussi, mais au moins sur quelques écrans de cinéma, Born to be blue, un film consacré à Chet Baker. Ainsi les musiciens, de jazz qui plus est, semblent être moins populaires sur grand écran que des figures politiques : Neruda a connu un beau succès, aussi bien critique que public, et Jackie (aussi de Pablo Larrain) semble partir sur les mêmes rails. Mais ici nous n'allons parler ni de Miles, ni de Pablo, ni de Jackie, mais de l'unique Chet ...
Critique Express : Plus fort que moi
A la fois drôle et émouvant, "Plus fort que moi" est un film qui permet à un large public de faire connaissance avec le syndrome de Gilles de la Tourette tout en le divertissant de façon intelligente
Critique Express : les repentis
Quiconque a vu "Ne dis rien" et "Même la pluie" sait que Icíar Bollaín fait partie du petit cercle des grands réalisateurs de notre époque, hommes et femmes confondus. Ce n'est surement pas "Les repentis" qui infirmera cette affirmation !
Critique : Je voulais me cacher
"Je voulais me cacher est un biopic particulier", le réalisateur ayant beaucoup joué sur la forme pour montrer la personnalité hors normes de son personnage.



















