Berlinale 2018 : Don’t worry he won’t get far on foot
Il est loin, le temps où Gus Van Sant était l'une des figures de proue du cinéma indépendant américain, irrespectueux, inventif et fièrement gay. Aussi nostalgique cette phrase sonne-t-elle, l'évolution de Van Sant en tant que cinéaste doit au moins autant aux influences extérieures, telles que ses rendez-vous souvent manqués avec Hollywood, qu'au processus de mûrissement que chaque artiste, voire chaque personne, est censé accomplir au cours d'une vie.
Sortie VOD : Dark waters
Dark waters
Etats-Unis : 2019
Titre original : -
Réalisation : Todd Haynes
Scénario : Matthew Carnahan, Mario Correa, d'après un article de Nathaniel Rich dans le New-York...
Critique : Born to be blue
Miles Davis et Chet Baker : deux véritables légendes du jazz, deux trompettistes qui ont disparu il y a près de trente ans. Et deux films leur étant consacré sont sortis chez nous en janvier, près d'un an après leur distribution aux Etats-Unis. En effet, il y a deux semaines sortait en France, dans une totale indifférence, et directement en vidéo à la demande, Miles Ahead, biopic de Don Cheadle consacré à Miles Davis. Et mi-janvier est sorti dans une relative indifférence aussi, mais au moins sur quelques écrans de cinéma, Born to be blue, un film consacré à Chet Baker. Ainsi les musiciens, de jazz qui plus est, semblent être moins populaires sur grand écran que des figures politiques : Neruda a connu un beau succès, aussi bien critique que public, et Jackie (aussi de Pablo Larrain) semble partir sur les mêmes rails. Mais ici nous n'allons parler ni de Miles, ni de Pablo, ni de Jackie, mais de l'unique Chet ...
Test DVD : Maria Montessori
Pendant un peu plus de 3 heures, le film, ou, plutôt, le téléfilm "Maria Montessori" permet de faire plus ample connaissance avec cette femme hors du commun.
Micro-critiques: La Couleur de la victoire, Comme des bêtes…
Bref tour d'horizon de quelques sorties de la semaine du 27 juillet 2016 que nous n'avons pas traitées (pour le moment) à commencer par...
Critique : Les heures sombres
Après Orgueils et Préjugés et Anna Karenine, Joe Wright s’essayait à un nouveau registre avec Pan, libre adaptation de Peter Pan. Il revient cette fois, dans un autre style encore, avec ce biopic sur Churchill. Porté par Gary Oldman, vainqueur du Golden Globe du Meilleur acteur dans un drame, Les Heures Sombres raconte l’ascension de Churchill au poste de Premier Ministre, l’opération Dynamo et surtout sa détermination pour tenir tête à Hitler.
Les Voies du destin
Dans Le Pont de la Rivière Kwaï, David Lean évoquait le sort de prisonniers de guerre anglais internés dans un camp de prisonniers en Birmanie et affectés a la construction d'un pont en pleine jungle. S'il s'agissait d'une fiction adaptée d'un roman de Pierre Boulle, des milliers de soldats britanniques et écossais ont bien été victimes des exactions de l'armée japonaises, responsable de nombreux morts et causant des traumatismes indélébiles.
Critique : The Fabelmans
Nous observons depuis quelque temps une tendance chez les grands cinéastes américains consistant à revenir sur leur vie dans des exercices de fictionnalisation tentant de nous faire comprendre l’origine de leur vocation à travers les événements marquants de leur jeunesse.
Critique : Diana
En 1995, la princesse de Galles, séparée de son mari le prince Charles depuis trois ans, rencontre le docteur Hasnat Khan. Très vite, la princesse se découvre des sentiments pour cet homme que tout oppose. Longtemps restée secrète, leur idylle est rapidement exposée à la une des tabloïds anglais et du monde entier. Malgré le fossé qui les sépare, Diana tente par tous les moyens de maintenir leur relation, allant jusqu’à se rendre au Pakistan, dans la famille d’Hasnat Khan. Toutefois, le destin en aura décidé autrement...
Critique : Je voulais me cacher
"Je voulais me cacher est un biopic particulier", le réalisateur ayant beaucoup joué sur la forme pour montrer la personnalité hors normes de son personnage.
Critique : The Disaster Artist
Quand on pense au terme « film culte », on peut penser à des succès adoubés dès leur sortie par les critiques et le public – Chantons sous la pluie par exemple. Le plus souvent cependant, le terme « culte » est associé à ces films qui sont passés presque inaperçus à leur sortie, et qui se sont construits une réputation au fil des années: Blade Runner par exemple, dont l’aura n’a cessé de grandir depuis sa sortie (et ses multiples versions). The Room, de Tommy Wiseau, ne partage rien de ces films « respectables » hormis le statut, justement, de film culte. Considéré comme un turbo-nanar dès sa sortie, il est devenu un de ces objets filmiques non identifiés, allant jusqu’à acquérir le titre, abusif bien entendu, de « pire film de tous les temps ». Un titre qu’il dispute avec un autre nanar culte, Plan 9 from outer space, lui aussi érigé en « pire film de tous les temps », et issu d’un personnage tout aussi haut en couleur que le papa de The Room : Ed Wood. Et comme ce dernier, Tommy Wiseau a maintenant droit à son propre film, érigé à sa gloire : The Disaster Artist.
Dinard 2019 : The Keeper
On n'en est qu'à notre deuxième film pendant notre séjour au Festival de Dinard, mais d'ores et déjà de légères tendances se profilent au sein de la sélection. D'abord, d'un point de vue formel, il s'agit de films grand public, inscrits dans la tradition pas spécifiquement britannique, mais néanmoins travaillée avec passion outre-Manche, de récits épiques, qui tentent de transposer d'une façon largement accessible des destins d'individus isolés dans le cadre d'une nation toute entière qui retient son souffle avec eux.



















