Critique : Leopardi Il giovane favoloso

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Pour paraphraser l’écrivain Emmanuel Carrère dans « Limonov », le roman que nous lisons en ce moment, nous sommes complètement bouchés à la poésie. Heureusement pour nous, le cinéma l’est aussi d’une certaine façon, mélangeant la plupart du temps l’art et le divertissement à taux variables et n’ayant trait à ce genre littéraire en particulier que par le biais d’un vocabulaire visuel plus accessible que les vers des poètes les plus exigeants. Cette biographie d’un grand auteur italien méconnu n’est certes pas un film facile d’accès. Elle sait toutefois garder les envolées purement poétiques au strict minimum, pour mieux explorer les démons personnels de Giacomo Leopardi. Le réalisateur Mario Martone façonne ainsi un poème filmique d’une beauté renversante sur les tourments de la création, vécus avec une peine immense par celui qui n’a jamais su en tirer un quelconque bénéfice au niveau le plus intime.

Critique : Boléro

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Même la personne la moins inclinée en termes de musique en est consciente, de cette mélodie entêtante connue sous le nom du Boléro de Ravel. Ses adaptations et ses réinterprétations sont légion, comme le montre le générique du film de Anne Fontaine. Et il ne se passe pas un quart d'heure sur terre, sans qu'il ne soit joué quelque part sur la planète – information tirée du générique de fin.

Critique : Paradise Lost

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En passant du Che à Escobar, Benicio del Toro endosse la personnalité d'une autre figure marquante du 20ème siècle mais bien moins noble

Cannes 2017 : Le Redoutable

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On se rappelle du triomphe qu'avait connu The Artist à travers le monde en 2011. Avant de raffler César, Oscar, et j'en passe, le film avait d'ailleurs été présenté à Cannes, et Jean Dujardin était reparti avec le prix d'interprétation masculine. Le film suivant d'Hazanavicius, présenté lui aussi en compétition officielle, avait connu un accueil beaucoup plus mitigé ... Cette année, le réalisateur des Oss 117 et de La classe américaine présente Le redoutable, film qui s'intéresse à Jean-Luc Godard, entre la sortie de son film La Chinoise (1967) et la fin de 1968, avec ce que cela implique au niveau du pays (les événements de mai, qui on directement touché le Festival de Cannes) mais aussi au niveau personnel, JLG s'étant marié à Anna Wiamzemsky entre temps.

Critique : Main basse sur la ville

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Au pied du Vésuve trônent les châteaux de la grande époque, la Galleria Umberto I, les offrandes au dieu Maradona sans oublier les ruines figées de l'antique cité de Pompéi... Une carte postale altérée par la misère, spectaculaire, qui ronge la cité phare du Mezzogiorno. Lion d'Or à la Mostra en 1963, le film de Francesco Rosi est une chronique de cette misère. Il nous en montre les causes, les exposent et les dénoncent. Un long-métrage coup de poing, de seulement 1h30, qui fait figure de monument sur l'Italie démocrate-chrétienne.

Critique : Eddie The Eagle

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1988, la ville de Calgary (Canada) est en pleine effervescence parce qu’elle se prépare à accueillir les quinzième Jeux Olympiques d’hiver. Des athlètes du monde entier débarquent pour partager leur passion et participer à l’évènement le plus emblématique du milieu sportif. Les entrainements sont lancés, les supporters sont gonflés à bloc pour encourager leurs équipes.

Mandela : Un long chemin vers la liberté

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Né et élevé à la campagne, dans la famille royale des Thembus, Nelson Mandela gagne Johannesburg où il va ouvrir le premier cabinet d’avocats noirs et devenir un des leaders de l’ANC. Son arrestation le sépare de Winnie, l’amour de sa vie qui le soutiendra pendant ses longues années de captivité et deviendra à son tour une des figures actives de l’ANC. À travers la clandestinité, la lutte armée, la prison, sa vie se confond plus que jamais avec son combat pour la liberté, lui conférant peu à peu une dimension mythique, faisant de lui l’homme clef pour sortir son pays, l’Afrique du Sud, de l’impasse où l’ont enfermé quarante ans d’apartheid. Il sera le premier Président de la République d’Afrique du Sud élu démocratiquement.

Critique : Un parfait inconnu

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"Un parfait inconnu" est à la fois une bonne introduction "dylanesque" pour celles et ceux qui connaissent très mal Bob Dylan et un film agréable à regarder et à écouter pour celles et ceux qui le connaissent très bien,

Cannes 2014 : Amour fou

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Le quatrième long-métrage de Jessica Hausner est une (presque) comédie romantique, drôle et triste, sur le double suicide absurde de Heinrich von Kleist et de Henriette Vogel, sa chaste compagne dans la mort.

Critique : Diplomatie

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Dans cette habile construction entre la grande histoire et la petite, André Dussolier et Niels Arestrup reprennent avec ferveur les rôles qu'ils tenaient dans cette une pièce de théâtre éponyme de Cyril Gély créée avec succès en 2011.

Critique : Vivian et Johnny, la légende de Nashville

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"Vivian et Johnny, la légende de Nashville", centré sur Vivian Liberto, la première épouse de Johnny Cash, est un excellent documentaire dont on peut penser que, sur de nombreux points, il est plus près de la vérité que le non moins excellent "Walk the line".

Cannes 2014 : Foxcatcher

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C’est une grande première pour le réalisateur américain Benett Miller de se retrouver en compétition au Festival de Cannes. Le réalisateur est pourtant un habitué des récompenses avec notamment ses deux biopics Le Stratège et Truman Capote.

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Critique Express : Amour Apocalypse

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Une collision réussie entre la comédie romantique et un récit dystopique.

Test Blu-ray : Week-end de Terreur

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Week-end de terreur est un slasher bien connu des cinéphiles de la génération VHS, ayant essentiellement marqué les esprits en raison de son final assez inattendu et en avance sur son temps...

Test Blu-ray : Together

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Together repose sur une idée simple et brillante : puisque les deux personnages au centre du film semblent avoir des problèmes de communication, ce sont leurs corps qui vont prendre le relais – et pas de la manière la plus élégante.

Critique : L’Âme idéale

Quelque part entre le rire et les larmes, on comprend très bien pourquoi ce film doux-amer est devenu le coup de cœur discret du public français entre la fin de l’année 2025 et le début 2026. Semaine après semaine, L’Âme idéale continue à résonner auprès des femmes et des hommes qui viennent le découvrir en salles, enregistrant par exemple de très loin la plus faible baisse de fréquentation au box-office des premiers jours de la nouvelle année.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Greenland – Le Dernier refuge

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Greenland – Le Dernier refuge s’inscrit sans conteste dans le genre du film-catastrophe – et plus particulièrement dans la sous-catégorie du film « de fin du monde ». Pour autant, on ne pourra s’empêcher de penser, à la découverte de la cavale fiévreuse que nous propose le film, que Ric Roman Waugh et son scénariste Chris Sparling ont voulu proposer au spectateur un anti-2012.