Critique : Khibula

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Dans "Khibula", George Ovashvili cherche à explorer de l'intérieur les doutes d'un leader en phase de déchéance tout en décrivant la manière dont il se situe et se comporte alors par rapport aux autres.

Jersey Boys

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4 seasons, 4 stars... L'histoire commence à la fin des années 50. Ces années-là sont celles où Clint Eastwood allait ouvrir ses ailes avec la série Rawhide. Ce n'est pourtant pas son histoire qu'il raconte dans son 33ème long-métrage mais celle des Four Seasons, groupe pop mythique pour toute une génération grâce à une longue série de tubes inoubliables chantés par Frankie Valli et ses partenaires. Et pourtant ce nouveau projet se révèle comme l'un des films les plus personnels de ce maverick du cinéma.

Critique : Tu ne tueras point

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Mel Gibson, après Blood Father et Expendables 3, reprend sa casquette de réalisateur pour relater une histoire vraie passionnante, celle de Desmond T. Doss, infirmier dans l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale, partagé entre son envie de servir son pays et sa foi.

Critique : Dallas Buyers Club

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Tocard cocaïnomane, Ron Woodrof est un homme de vices dont la vie n’est qu’une succession d’excès en tout genre. Sniffeur invétéré et Don Juan borderline, son existence bascule le jour où les médecins lui annoncent qu’il est séropositif et qu’il lui reste 30 jours à vivre. Après une période d’abattement et de résignation, Ron décide de tout faire pour sauver sa peau. Il doit alors affronter le puissant lobby américain de la FDA, qui vend les mérites d’un soi-disant antidote.

Berlinale 2018 : Don’t worry he won’t get far on foot

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Il est loin, le temps où Gus Van Sant était l'une des figures de proue du cinéma indépendant américain, irrespectueux, inventif et fièrement gay. Aussi nostalgique cette phrase sonne-t-elle, l'évolution de Van Sant en tant que cinéaste doit au moins autant aux influences extérieures, telles que ses rendez-vous souvent manqués avec Hollywood, qu'au processus de mûrissement que chaque artiste, voire chaque personne, est censé accomplir au cours d'une vie.

Critique : Le Fondateur

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Le Fondateur Etats-Unis, 2016 Titre original : The Founder Réalisateur : John Lee Hancock Scénario : Robert D. Siegel Acteurs : Michael Keaton, Laura Dern, Nick Offerman, John Carroll...

Critique : Charlie’s Country (2ème avis)

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Un plan fixe sur le visage de David Gulpilil. Des traits sévères de son ami, Rolf de Heer tire un film lent et malicieux, perdu dans l'immensité du Bush. Ce qui aurait pu être un banal conte mi-rédemption mi-tolérance se révèle au contraire bien plus pugnace dans sa description de l'intervention incessante du gouvernement australien dans les affaires aborigènes. Décryptage de ce film systémique.

Camille Claudel 1915

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Hiver 1915. Internée par sa famille dans un asile du sud de la France – là où elle ne sculptera plus – chronique de la vie recluse de Camille Claudel, dans l’attente d’une visite de son frère, Paul Claudel.

Critique : Iron Claw

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Le catch est souvent une histoire de famille. Des Anoa’i en passant par les Hart, de nombreux clans ont marqué l’histoire de la discipline. Mais aucuns n’est aussi tristement célèbre que les Von Erich.

Critique : Lady Nazca

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"Lady Nazca" réunit toutes les qualités contribuant à en faire un excellent film de cinéma : une histoire passionnante, une image magnifique, une interprétation de grande qualité, une mise en scène et un montage qui ne font pas dans l'esbroufe. 

Cannes 2014 : Amour fou

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Le quatrième long-métrage de Jessica Hausner est une (presque) comédie romantique, drôle et triste, sur le double suicide absurde de Heinrich von Kleist et de Henriette Vogel, sa chaste compagne dans la mort.

Critique : Leopardi Il giovane favoloso

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Pour paraphraser l’écrivain Emmanuel Carrère dans « Limonov », le roman que nous lisons en ce moment, nous sommes complètement bouchés à la poésie. Heureusement pour nous, le cinéma l’est aussi d’une certaine façon, mélangeant la plupart du temps l’art et le divertissement à taux variables et n’ayant trait à ce genre littéraire en particulier que par le biais d’un vocabulaire visuel plus accessible que les vers des poètes les plus exigeants. Cette biographie d’un grand auteur italien méconnu n’est certes pas un film facile d’accès. Elle sait toutefois garder les envolées purement poétiques au strict minimum, pour mieux explorer les démons personnels de Giacomo Leopardi. Le réalisateur Mario Martone façonne ainsi un poème filmique d’une beauté renversante sur les tourments de la création, vécus avec une peine immense par celui qui n’a jamais su en tirer un quelconque bénéfice au niveau le plus intime.

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Kaamelott – Deuxième volet (partie 1) s’inscrit dans la continuité logique de l’entreprise d’Alexandre Astier, qui poursuit son patient travail d’orfèvre sur un univers qu’il façonne depuis vingt ans, comme un artisan un peu obsessionnel qui polit chaque recoin de son royaume imaginaire.

Berlinale 2026 : le palmarès

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Vu de loin, on pourrait croire que le Festival de Berlin ne vivait cette année qu’au rythme d’une et seule polémique. Celle-ci avait été déclenchée dès le premier jour de cette 76ème édition, qui s’est terminée avant-hier. Lors de la traditionnelle conférence de presse de présentation du jury, son président, le réalisateur allemand Wim Wenders, avait exprimé son opinion personnelle que le cinéma ne devait pas nécessairement refléter des opinions politiques, quelles qu’elles soient.

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"Welcome to Europe" est un film sincère et très documenté qu'il n'est pas exagéré de qualifier de film d'utilité publique.  

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