Berlinale 2016 : Miles ahead

2
Il n’existe pas de genre plus usé et ennuyeusement prévisible que la biographie filmique. Le personnage central est né, a accompli des choses exceptionnelles dans le domaine pour lequel il est plus ou moins connu, puis est mort, au choix de façon tragique, ignorée par ses contemporains ou honorable, à la hauteur de la réputation qui lui a valu qu’une production d’envergure lui soit consacrée.

Critique : Egon Schiele

0
En France, les films sur les grands artistes de la nation sont quelque peu passés de mode, les peintres ayant laissé leur place aux créateurs de mode et autres explorateurs des fonds marins. Heureusement que pendant cette parenthèse qui ne saura durer, le cinéma germanophone comble le vide, puisque moins de trois mois après la sortie de Lou Andreas-Salomé de Cordula Kablitz-Post – sur une poète et muse d'intellectuels, certes, mais néanmoins conçu selon les mêmes règles de la biographie filmique aux forts accents nostalgiques – arrive ce film-ci sur nos écrans.

Comme le vent

0
Seule contre la Mafia ou presque, Armida Miserere, l'une des premières femmes directrice de prison en Italie, a mené un combat difficile pour la justice tout en tentant de vivre sa vie de femme, jusqu'au point de non retour...

Critique Express : Marco l’énigme d’une vie

L'histoire d'un tel affabulateur compulsif ne peut qu'être passionnante, d'autant plus lorsqu'elle est racontée avec toute la science du montage de Aitor Arregi et Jon Garaño !

Critique : Los adioses

0
Même si le nom de Rosario Castellanos ne dit rien à la très grande majorité des cinéphiles de notre pays, cela ne doit pas empêcher le public de l'hexagone de s'intéresser à cette fine description des problèmes au sein d'un couple, dans un autre pays que le nôtre, dans une autre époque que celle que nous vivons. Malheureusement, c'est toujours d'actualité !

Critique : Born to be blue

0
Miles Davis et Chet Baker : deux véritables légendes du jazz, deux trompettistes qui ont disparu il y a près de trente ans. Et deux films leur étant consacré sont sortis chez nous en janvier, près d'un an après leur distribution aux Etats-Unis. En effet, il y a deux semaines sortait en France, dans une totale indifférence, et directement en vidéo à la demande, Miles Ahead, biopic de Don Cheadle consacré à Miles Davis. Et mi-janvier est sorti dans une relative indifférence aussi, mais au moins sur quelques écrans de cinéma, Born to be blue, un film consacré à Chet Baker. Ainsi les musiciens, de jazz qui plus est, semblent être moins populaires sur grand écran que des figures politiques : Neruda a connu un beau succès, aussi bien critique que public, et Jackie (aussi de Pablo Larrain) semble partir sur les mêmes rails. Mais ici nous n'allons parler ni de Miles, ni de Pablo, ni de Jackie, mais de l'unique Chet ...

Yves Saint Laurent

0
Paris, 1957. A tout juste 21 ans, Yves Saint Laurent est appelé à prendre en main les destinées de la prestigieuse maison de haute couture fondée par Christian Dior, récemment décédé. Lors de son premier défilé triomphal, il fait la connaissance de Pierre Bergé, rencontre qui va bouleverser sa vie. Amants et partenaires en affaires, les deux hommes s’associent trois ans plus tard pour créer la société Yves Saint Laurent. Malgré ses obsessions et ses démons intérieurs, Yves Saint Laurent s’apprête à révolutionner le monde de la mode avec son approche moderne et iconoclaste.

Critique Express : Plus fort que moi

0
A la fois drôle et émouvant, "Plus fort que moi" est un film qui permet à un large public de faire connaissance avec le syndrome de Gilles de la Tourette tout en le divertissant de façon intelligente

Critique : Leopardi Il giovane favoloso

0
Pour paraphraser l’écrivain Emmanuel Carrère dans « Limonov », le roman que nous lisons en ce moment, nous sommes complètement bouchés à la poésie. Heureusement pour nous, le cinéma l’est aussi d’une certaine façon, mélangeant la plupart du temps l’art et le divertissement à taux variables et n’ayant trait à ce genre littéraire en particulier que par le biais d’un vocabulaire visuel plus accessible que les vers des poètes les plus exigeants. Cette biographie d’un grand auteur italien méconnu n’est certes pas un film facile d’accès. Elle sait toutefois garder les envolées purement poétiques au strict minimum, pour mieux explorer les démons personnels de Giacomo Leopardi. Le réalisateur Mario Martone façonne ainsi un poème filmique d’une beauté renversante sur les tourments de la création, vécus avec une peine immense par celui qui n’a jamais su en tirer un quelconque bénéfice au niveau le plus intime.

Berlinale 2018 : Don’t worry he won’t get far on foot

0
Il est loin, le temps où Gus Van Sant était l'une des figures de proue du cinéma indépendant américain, irrespectueux, inventif et fièrement gay. Aussi nostalgique cette phrase sonne-t-elle, l'évolution de Van Sant en tant que cinéaste doit au moins autant aux influences extérieures, telles que ses rendez-vous souvent manqués avec Hollywood, qu'au processus de mûrissement que chaque artiste, voire chaque personne, est censé accomplir au cours d'une vie.

Critique : Je voulais me cacher

0
"Je voulais me cacher est un biopic particulier", le réalisateur ayant beaucoup joué sur la forme pour montrer la personnalité hors normes de son personnage.

Critique : American Sniper

1
Alors qu'on pensait finie la vague de films post 11 septembre, Clint Eastwood s'attaque à nouveau au sujet à travers le parcours du «plus grand sniper de l'histoire (américaine)». Entendez par-là, le plus efficace.

Derniers articles

Test Blu-ray : Le Prêtre

0
1978. L'Espagne commence enfin à entrouvrir quelques fenêtres longtemps restées condamnées, mais certains courants d'air ont encore le parfum tenace de l'encens froid. Le Prêtre, réalisé par Eloy de la Iglesia, appartient à cette poignée de films qui profitent de cette période charnière pour aller remuer des sujets que beaucoup auraient préféré laisser dormir sous plusieurs couches de naphtaline morale.

Test Blu-ray : La Bête de la caverne hantée

0
La Bête de la caverne hantée porte l’empreinte de Roger Corman, ce producteur capable de transformer trois dollars, une grotte et un costume en latex en aventure fantastique. Le film, qui marque les débuts au cinéma de Monte Hellman, s’avère modeste mais sympathique.

Test Blu-ray : La Créature

0
La Créature est un film troublant, à mi-chemin entre le mélodrame et l'évocation appuyée de la zoophilie, le tout enrobé d'une bonne dose de critique sociale progressiste assez caractéristique de son réalisateur Eloy De la Iglesia.

De retour en salles au mois de juillet 2026

0
Comme tous les ans, le mois de juillet représente la haute saison en termes de films en reprise. Ce début d’été 2026 ne déroge point à la règle, puisqu’une vingtaine de longs-métrages anciens ressortiront sur grand écran au rythme des cinq mercredis que compte le mois. Mieux encore, aux deux extrémités, le 1er et le 29 juillet donc, nous avons l’embarras du choix entre deux de nos films de chevet, d’incontestables chefs-d’œuvre du cinéma, avec Le Tombeau des lucioles de Isao Takahata et Lawrence d’Arabie de David Lean !

Critique Express : L’aventure rêvée

0
Ce que ce film laissera dans la mémoire des spectateurs risque fort, malheureusement, d'être davantage un grand sentiment d'ennui qu'un intérêt soutenu pour ce qu'il raconte.