Test DVD : Pur-sang
Film indépendant littéralement sorti de nulle-part, Pur-sang a pourtant, de façon très étonnante, été distribué en France par Universal courant juin. Sorti, oui, mais au cœur d’un circuit extrêmement réduit, puisque le film n’a été visible que dans UNE SEULE SALLE parisienne, réunissant la bagatelle de 302 spectateurs sur une semaine d’exploitation. Il faut donc croire que la présence d’une intrigue tournant autour des chevaux et la présence au générique du phénomène Anya Taylor-Joy, révélée par un certain nombre de films fantastiques ces dernières années, n’auront pas suffi à Universal pour trouver une façon de « vendre » ce film bizarre navigant entre les genres sans jamais réellement se fixer sur l’un d’entre eux.
Test DVD : The Oath – Le serment d’Hippocrate
Comme si les éditeurs français s’étaient tous donné le mot afin de célébrer fin octobre l’anniversaire de la disparition de Charles Bronson, les « revenge movies » se suivent sur les linéaires de vos revendeurs préférés de DVD / Blu-ray. Se suivent… Mais ne se ressemblent pas ! Car outre leur thématique vengeresse, on serait bien en peine de trouver des similitudes formelles entre l’espagnol et désespéré La colère d’un homme patient, l’expérience américaine contrariée de Fabrice du Welz sur Message from the King et le thriller islandais The oath – Le serment d’Hippocrate.
Test Blu-ray : Mindcage
Le réalisateur de Mindcage, Mauro Borrelli, s’est d’abord fait connaitre en tant qu’illustrateur. Il a ainsi collaboré à la direction artistique de plusieurs blockbusters Hollywoodiens en peignant des « Concept Arts », notamment chez Disney.
Test DVD : La dernière maison sur la plage
Réalisé par Franco Prosperi en 1978, ce film ne s'attarde pas non plus des masses sur la complaisance habituelle du « rape and revenge ». Au contraire, comme pour prendre de la distance avec les horreurs qu'il filme, Prosperi (youp-la-boum !) en rajoute énormément en théâtralité, son argument étant de toutes façons que les victimes font partie d'une troupe de théâtre : cette Dernière maison sur la plage a donc un côté très Brechtien, avec des ralentis interminables, des gros plans des visages, des cadrages bizarres, une musique assourdissante... Tout est fait pour freiner l'immersion du spectateur, et de fait, le film apparaît au final bien plus soft que ses contemporains du « rape and revenge », les passages les plus dérangeants étant qui plus est souvent laissés hors-champ. Une curiosité du cinéma d'exploitation, à découvrir.
Test Blu-ray : Made in Hong Kong
L’objectif de Fruit Chan avec Made in Hong Kong semble clair : il désirait saisir au vol le sentiment de « chaos » indescriptible dans lequel était plongé la ville au lendemain de la rétrocession.
Test Blu-ray : Larry le dingue, Mary la garce
Première expérience américaine pour le britannique John Hough (Les sévices de Dracula, La maison des damnés), Larry le dingue, Mary la garce appartient au genre très codé et très populaire dans les années 70 du « film de bagnoles ». Enlevé et suivant un trio d'anti-héros très typiques des années 70, le film surfe sur le succès d'Easy rider, idée encore renforcée par un final désenchanté et surtout par la présence au casting de Peter Fonda en pilote automobile raté bien décidé à prendre ce que la vie ne lui a pas offert sur un plateau. Formellement, il s'agit d'un road movie assez classique mais très attachant, qui véhicule également un certain esprit beatnick libertaire (comme bien des road movies de l'époque). Aux côtés de Fonda, on sera également ravis de retrouver la tronche d'Adam Roarke (Le diable en boite), acteur rare et disparu trop tôt, ainsi que la frimousse de Susan George, dont on se souvient surtout de la prestation dans Les chiens de paille de Peckinpah, mais qui jouait également et surtout dans l'époustouflant Far West Story de Sergio Corbucci (1972), un western spaghetti trop méconnu qui mériterait d'entrer par la grande porte au Panthéon du genre.
Test Blu-ray : Ready Player One
Au grand dam de certains cinéphiles, que l’on devine dépassés, voire submergés par la frénésie d’images folles dont nous submergent les blockbusters contemporains, les liens entre le cinéma et le jeu vidéo n’ont jamais été si forts. L’influence du duo Neveldine/Taylor et de leur diptyque Hyper tension, dont l’esprit frondeur a été recyclé par James Gunn sur le mode « familial » dans les deux premiers Gardiens de la galaxie se ressent ainsi de plus en plus sur le blockbuster actuel, qui y va de ses références à gogo à la culture populaire et/ou geek. Ainsi, le cinéma de studios actuel plonge son grand spectacle sous un véritable déluge d’effets numériques et une frénésie boulimique de rythme et d’images ; à l’écran et dans les salles, ça passe ou ça casse. Mais au final, on en revient toujours aux « bases » : l’essentiel afin de réussir son coup est toujours bel et bien de proposer une réelle « vision » de cinéaste, une personnalité qui va s’imprégner au spectacle et transcender le matériau de base.
Test DVD : Les 3 crimes de West Memphis
Cinéaste indépendant incontournable dans les années 90, au même titre qu'un Hal Hartley par exemple, Atom Egoyan a eu quelques difficultés à aborder le tournant des années 2000, et peine aujourd'hui à enchaîner les projets réellement "marquants" pour le spectateur.
Test Blu-ray : Le transporteur – Héritage
Le transporteur - Héritage est le premier épisode d’une « toute nouvelle » franchise censée nous faire oublier la tronche burinée et les costards sur mesure de Jason Statham. En lieu et place du Stath’, on retrouvera donc Ed Skrein, acteur aperçu dans la série Game of thrones
Test Blu-ray : Maniac (1963)
Produit par la Hammer en 1963, Maniac fait partie de la petite vague de thrillers psychologiques lorgnant ouvertement du côté de chez Daphné Du Maurier ou de Boileau-Narcejac.
Test Blu-ray : Fast & Furious 7
Avec quelques excellentes surprises au casting (Kurt Russell, Tony Jaa, Jason Statham bien-sûr), Fast & Furious 7 passe comme une lettre à la poste. Derrière la caméra, James Wan s'amuse comme un fou, et le film est aussi linéaire que badass.
Test Blu-ray : Guardians
Guardians n’a qu’une seule ambition et une seule raison d’être : il s’agit de la « réponse russe » à la profusion de films de super-héros made in Marvel / DC Comics qui abondent sur nos écrans depuis une dizaine d’années.



















