Test DVD : La dernière vague
Quoique puissent en penser les producteurs de la série ou France Télévisions, on peut sans peine considérer que la mise en chantier suivie de la diffusion en « prime time » de La dernière vague est une belle victoire concernant le genre fantastique en France : quelques années après Les revenants et Zone blanche, les auteurs de fictions françaises semblent enfin désireux de quitter leur zone de confort en abordant de front le genre fantastique.
Test DVD : La chambre des oubliés
D.J. Caruso : un nom qui résume à lui-seul l’emprise que peuvent avoir les grands studios Hollywoodiens sur un individu. Au commencement donc était un homme, Daniel John Caruso, réalisateur ayant fait ses armes aux côtés de la « petite » légende de l’action John Badham. Formaliste plutôt doué au demeurant, Caruso verra par la suite ses multiples talents le plus souvent « gâchés » par les studios, qui ont au fil des années littéralement fait de lui leur « chose », leur « yes man », ne livrant plus au public que des films tièdes, formatés, malgré des sujets de départ parfois très enthousiasmants. Taking lives - destins violés, Paranoïak, xXx Reactivated : autant d’actes manqués qui auraient peut-être pu, entre les mains de quelqu’un d’autre, devenir de l’or… En tant que cinéphile, on ne peut qu’avoir de la compassion pour cette carrière brisée en plein élan ; on aimerait un jour voir un film signé Caruso et, le lendemain, se dire « Last night D.J. saved my life »…
Test DVD : Kill Me Three Times
Co-production américano-australienne, Kill me three times est une comédie noire appartenant à la mouvance du « polar cool » au scénario à tiroirs, clairement post-Tarantino, un sous-genre largement popularisé par Guy Ritchie dans les années 2000, et que Joe Carnahan a poussé dans ses derniers retranchements en 2006 avec l’indispensable Mi$e à prix.
Test Blu-ray : Equalizer 2
Puisque le premier Equalizer avait remporté un franc succès en 2014, Antoine Fuqua et Denzel Washington ont naturellement décidé de remettre le couvert. Et Denzel de reprendre donc le rôle de Robert McCall, "égaliseur" de son état, un sage porté sur l'ultra-violence, à la fois juge, jury et bourreau, old school en un mot, du genre à redresser les injustices sociales à grands coups de défonçages de gueules et de tortures en tous genres. Une fois qu'il s'est bien défoulé - la brutalité de cet Equalizer 2 est toujours aussi décomplexée (voire disproportionnée), merci Antoine Fuqua - McCall observe ses contemporains avec l’œil du philosophe, range les poings américains, rince ses jointures baignées de sang impur et se plonge dans la lecture d'un bon vieux bouquin de Proust.
Test Blu-ray : Costa-Gavras – Intégrale vol. 2 (1986-2012)
Neuf films de Costa-Gavras en versions restaurées réunis dans ce coffret exceptionnel, avec 8 heures de compléments dont un entretien filmé de Costa-Gavras, un opéra imaginé et mis en scène par Costa-Gavras ainsi que 4 courts métrages, des making of, bandes annonces et interviews et un livret de 36 pages. Le coffret est disponible en DVD et en Blu-ray.
Test Blu-ray : Silent running
Dans les années 70, et avant l’avènement de Star Wars, la science-fiction américaine n’avait de cesse de surprendre le spectateur. Après l’électrochoc 2001, odyssée de l’espace (Stanley Kubrick, 1969), bien des cinéastes ont décidé d’utiliser le genre afin de proposer une réflexion philosophique sur la place de l’homme dans l’univers, façon plus ou moins détournée de confronter le comportement de l’homme vis-à-vis de son environnement immédiat. Destruction de la nature, guerres, dérives totalitaires ou scientifiques… Que restera-t-il à l’avenir du monde dans lequel nous vivons ? D’Abattoir 5 (George Roy Hill, 1972) à Phase IV (Saul Bass, 1974) en passant par Silent running (Douglas Trumbull, 1972), L’homme qui venait d’ailleurs (Nicholas Roeg, 1976), La planète des singes (Franklin J. Schaffner, 1968), Soleil vert (Richard Fleischer, 1973) ou même THX 1138 (George Lucas, 1971), tous ces films semblaient s’interroger sur l’état du monde que l’homme laisserait aux générations futures. Une préoccupation qui résonne d'ailleurs très largement chez d'autres cinéastes à l'époque de l'avènement du « Nouvel Hollywood » qui, guerre du Vietnam oblige, fait de l'humain et d'une opposition farouche à toute forme de guerre ses sujets de prédilection.
Test Blu-ray : Et ta sœur
Et ta sœur est une curiosité dans la carrière de Pierre Fresnay, autant que dans celle d’Arletty. Petite pochade pleine de fantaisie, riche en gags visuels et en trouvailles humoristiques, le film est à l’image de son titre : inattendu et irrévérencieux.
Test DVD : Un vrai faussaire
Après avoir vu ce documentaire très bien documenté, il est probable qu'on visitera les musées et les galeries de façon différente.
Test DVD : The darkness
Pour son premier film américain The Darkness, l’australien Greg McLean, qui nous avait littéralement tétanisé avec ses trois premiers films, s’est laissé séduire par l’appel des sirènes de Jason Blum, un producteur avisé et malin.
Test DVD : Toy Story – Angoisse au motel + Hors du temps
S'inscrivant tout à fait dans la continuité de la saga cinématographique (adieu Andy, bonjour Bonnie), Angoisse au motel et Hors du temps ont donc permis donc à deux talents de l'écurie Pixar de faire une nouvelle preuve de leurs capacités en tant que conteurs
À voir en VOD : UFO Sweden
Découvert en France en 2019 avec la bombe The Unthinkable, le collectif cinématographique suédois Crazy Pictures revient cette année avec UFO Sweden, un film de science-fiction centré sur les OVNI.
Test Blu-ray : A beautiful day
La prestation de Joaquin Phoenix porte littéralement A beautiful day, avec sa mise en scène bien entendu, et lui apporte une véritable charge émotionnelle, sans donner l’impression d’être dans une quelconque recherche de performance. Avec sa barbe et son regard d’animal blessé, constamment dans un état de semi somnolence, il apporte à la fois beaucoup d’humanité et une violence sourde prête à exploser à n’importe quel instant. Et lorsqu’il la laisse s’exprimer, c’est à coups de marteau qu’il se fraye un chemin parmi ses ennemis. Mais loin de faire dans la stylisation de la violence à la manière d’un Nicolas Winding Refn ou du polar coréen moderne, la cinéaste préfère jouer la retenue, du moins un certain temps. Car la violence graphique est bien évidemment présente, mais esquivée dès que possible par de subtils artifices, par exemple lorsqu’elle capte son personnage massacrant ses adversaires par l’intermédiaire de caméras de surveillance, ou lorsqu’elle utilise subtilement le hors champ, comme lors de cette scène intense où le justicier dit à la très jeune fille qu’il vient délivrer « Close your eyes » avant de tuer l’un des criminels, la caméra restant rivée sur le visage impassible de la jeune victime, comme sonnée par tout ce qu’elle a vécu, et pourtant seul symbole du film de cette innocence souillée par la perversion d’adultes dépravés.



















