Test DVD : Au nom des femmes

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États-Unis : 2018
Titre original : Saint Judy
Réalisation :
Scénario :
Acteurs : , ,
Éditeur : L’atelier d’images /
Durée : 1h41
Genre : Biographie
Date de sortie DVD : 17 février 2020

 

Suite à son divorce, Judy Wood, jeune avocate, s’installe dans la banlieue de Los Angeles avec son fils. Son premier dossier est celui d’Asefa, une institutrice pourchassée par les Talibans en Afghanistan. Elle découvre la détresse de ces femmes à qui l’on refuse le statut de réfugiées politiques. Asefa est contrainte de retourner dans son pays où une mort certaine l’attend. La détermination sans faille de Judy reste son dernier espoir…

 


 

Le film

[3,5/5]

S’inscrivant grosso-modo dans le même créneau qu’Erin Brockovich en termes d’immersion au cœur de la vie d’une femme bien décidée à mener jusqu’au bout sa lutte pour la liberté, Au nom des femmes – semble un peu sorti de nulle-part. Sorti en 2018, le film réalisé par l’inconnu Sean Hanish retrace l’histoire vraie de Judy Wood, avocate en immigration qui a changé la loi sur l’octroi de l’asile aux États-Unis pour sauver la vie des femmes. Un sujet complexe et passionnant pour un film qui, autant l’affirmer d’entrée de jeu, s’avère sincère, toujours juste et émotionnellement puissant, sans jamais cependant recourir à une sentimentalité exagérée.

Développant une intrigue se basant le concept très classique – et très populaire dans le genre du film sportif – de l’underdog, ce type de récit qui désigne ces personnages se lançant dans un combat qui semble perdu d’avance, Au nom des femmes – Le combat de Judy Wood parviendra néanmoins à impliquer le spectateur de façon assez remarquable, grâce notamment au soin apporté aux détails de la vie de son personnage principal, et à l’interprétation de Michelle Monaghan, toute en retenue et vraiment très touchante dans la peau de cette femme déterminée à faire le « bien », non pas pour des raisons simplement « féministes » mais tout simplement « humanistes ». Habile, le film prend son temps afin de plonger le spectateur au cœur même de l’affaire qui deviendrait celle de sa vie pour Judy Wood, et parviendrait au final à faire évoluer les mentalités. Nous la suivrons donc au cœur de cette bataille contre des moulins à vent, visitant les prisons, travaillant tard sur ses dossiers, délaissant son fils et sa vie de famille pour se confronter à l’absurdité bureaucrate, interlocuteur après interlocuteur, fin de non-recevoir après fin de non-recevoir.

Et si cet enchaînement de scènes pourra peut-être paraître vaguement long et répétitif au spectateur, il n’en fallait pas moins pour démontrer l’acharnement de cette femme luttant non pas contre vents et marées mais contre les affres et les lenteurs de l’administration américaine (et de l’administration en général). De fait, la plus grande réussite du film réside probablement dans la façon dont il fera prendre conscience au public que la notion de « justice » ne vient jamais rapidement. Au final, cette évocation des problématiques liées à l’immigration et aux droits des femmes – un sujet par ailleurs parfaitement dans l’air du temps – vaut vraiment le coup d’être découverte, tout autant que le combat acharné de cette femme, surnommée « Sainte Judy ». Les enjeux sont forts, les acteurs impliqués, et l’émotion répondra bien présent, en particulier durant la dernière bobine : Au nom des femmes mérite donc amplement d’être découvert, ne serait-ce que pour donner un peu de « chair » et d’humanité au nom de Judy Wood.

 

 

Le DVD

[4/5]

Au nom des femmes – Le combat de Judy Wood débarque donc en France sur support DVD grâce aux efforts conjoints de Program Store et L’atelier d’images. Techniquement parlant, il n’y aura pas matière à se plaindre : le DVD est en tous points excellent. Le film est proposé au format respecté, et la définition est exemplaire, sans le moindre problème de compression ou autre petite pétouille technique. Côté son, VF et VO sont naturellement proposées en Dolby Digital 5.1, et bénéficient de mixages dynamiques et très immersifs, même s’ils privilégient clairement la restitution fine d’ambiances que le « gros son ». On notera également la présence de deux mixages stéréo en Dolby Digital 2.0, anecdotiques mais probablement plus clairs si vous n’utilisez pas de Home Cinema et visionnez le DVD le plus simplement du monde sur votre téléviseur.

Du côté de la section suppléments, l’éditeur nous propose, outre la traditionnelle bande-annonce, de visionner trois bandes-annonces de films disponibles chez Program Store ou L’atelier d’images dans la section appelée « espace découverte ».

 

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