Test DVD : Andy

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Avec le chef d’œuvre d’Olivier Nakache et Éric Toledano Tellement proches en 2009, Vincent Elbaz a prouvé qu’il était l’un des plus grands acteurs de comédie en France, et qu’il excellait littéralement dans le rôle de l’éternel « adulescent » (ou « enfulte » comme le disaient les Robins des Bois), autrement dit de l’ado attardé refusant obstinément de grandir, dans le sens que lui donne la société contemporaine. Ainsi, avec Andy, Elbaz retrouve grosso modo le même rôle de paumé aussi attachant qu’immature que dans le sympathique Daddy cool en 2017 : une composition qui lui va littéralement comme un gant, même si l’acteur peine visiblement un peu à imposer son dynamisme auprès du public français. Ainsi, après l’échec au box-office de Daddy cool (265.000 entrées sur 254 copies), Andy s’est littéralement vautré dans les salles obscures en n’enregistrant que 26.000 entrées sur 129 copies – soit moins de 5 personnes par séance en moyenne : des chiffres qui devraient malheureusement reléguer Vincent Elbaz aux seconds-rôles pour les années à venir.

Test Blu-ray : The dead lands – La terre des guerriers

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The dead lands – La terre des guerriers est une œuvre tribale et guerrière en provenance de Nouvelle-Zélande. Bon, on ne vous fera pas le coup de la quasi-intégralité des autres sites de cinéma, qui vont chercher à créer une filiation entre le film de Toa Fraser et la filmographie de Peter Jackson : il n'y en a aucune.

Test DVD : Very bad dads 2

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Quoiqu’en disent certains esthètes adeptes d’un cinéma de la forme dont les plans sont pensés au millimètre près, l’Art ne s’embarrasse généralement pas de considérations mathématiques. On en veut pour preuve que la multiplication d’éléments négatifs ne produit que rarement de résultat positif à l’écran ; dans le sens inverse, l’addition d’éléments positifs au cœur d’un seul et même film ne produit pas systématiquement, au final, un film dont la valeur réelle représente la somme des talents mis dans la balance. On avait déjà souligné cet état de fait à la sortie en France de Very bad dads en 2015 (lire notre article) : le film était très attendu car il représentait la rencontre à l’écran de l’équipe du diptyque Comment tuer son boss et du duo Will Ferrell / Mark Wahlberg, et ne pouvait en toute logique que lessiver nos zygomatiques et rougir nos cuisses à force de se les claquer dans l’hilarité générale. Contre toute attente, Very bad dads s’était avéré une bonne « petite » comédie, mais bien éloignée du monument tant espéré.

Test DVD : Mettons les voiles

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Au tournant des années 90, alors que les Monty Python étaient séparés depuis quelques années et que Michael Palin et John Cleese cartonnaient à l'affiche d'Un poisson nommé Wanda, Eric Idle a lui aussi cherché à louer son talent comique à d'autres scénaristes / réalisateurs, et est apparu en tête d'affiches d'une petite série de comédies aujourd'hui oubliées.

Test Blu-ray : Daft Punk unchained

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Réalisé par Hervé Martin-Delpierre, Daft Punk unchained contribue à prolonger le mythe créé par le duo, qui n'a toujours pas montré son visage depuis ses débuts : jamais on n'y verra les duettistes tomber le masque et se confesser face caméra. La parole sera laissée à leurs amis et proches collaborateurs, et quand ils doivent s'exprimer,

Test DVD : Phantasm

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La jaquette de Phantasm, sorti cette année sous les couleurs d’ESC Éditions, annonce fièrement que la saga créée par Don Coscarelli égale les grandes franchises horrifiques telles que Les griffes de la nuit, Vendredi 13 ou encore Halloween.

Test Blu-ray : Le musée des merveilles

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Le musée des merveilles est adapté d’un livre de Brian Selznick, qui signe d’ailleurs le scénario pour la mise à l’écran. Auteur de Hugo Cabret, adapté il y a quelques années par Martin Scorsese, l’auteur se met encore à hauteur d’enfants. Todd Haynes, dont le Carol était en compétition il y a deux ans, se charge de transposer en images un récit qui avait la particularité d’être en écrit en prose pour une certaine époque (la fin des années 1970) et d’être dessiné pour une autre (la fin des années 1920).

Test Blu-ray : Sous le signe du taureau

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Marquant les retrouvailles entre Gilles Grangier, Michel Audiard et Jean Gabin, Sous le signe du taureau (à ne pas confondre avec Anna, ma petite dernière de six mois, qui quant à elle est toujours placée Sous le signe du rototo d’après-biberon) est un film très inhabituel, très éloigné du genre de prédilection du trio : le public s’attendait à un film policier teinté de comédie, il se retrouve avec un essai politique ni drôle ni vraiment immersif, ce qui explique sans doute sa faible performance au box-office français à sa sortie en 1969.

30 films inédits en salles à redécouvrir pendant le #confinement

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Alors que l'on en a encore au minimum pour trois semaines de confinement, la devise est plus que jamais claire : #RestezChezVous – détendez-vous, faites l'amour, lisez, regardez des films. Pour ce qui nous concerne, regardez des films et lisez-nous, surtout. Depuis plus d'un mois maintenant, les cinémas sont fermés en France, alors c'est cinéma à la maison pour tout le monde.

Test Blu-ray : L’étrangleur de Rillington Place

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En 1968, Richard Fleischer signait avec L’étrangleur de Boston un film qui marquait le renouveau du thriller, un trip violent et hypnotique, très américain, avec lequel le cinéaste parvenait à se débarrasser des oripeaux du « Film Noir » qui avait régné sur le genre jusqu’à la fin des années 50. Refusant de surfer sur le succès de son film, le réalisateur part tourner au Royaume-Uni en 1971 10 Rillington Place, adaptation d'un sombre fait divers ayant défrayé la chronique en Angleterre à la fin des années 50. Pour sa sortie en France, le film sera renommé L'étrangleur de Rillington Place, afin de dresser une passerelle entre ces deux « étrangleurs »... Mais la comparaison s'arrête là ; il s'agit en effet de deux films radicalement différents.

Test Blu-ray : Nerve

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Réalisé par Ariel Schulman et Henry Joost, Nerve est un « petit » thriller sympathique et rythmé, et s’avère un divertissement du samedi soir diablement efficace, parfait pour une soirée entre amis autour d’une pizza. Bien sûr, le film ne dépasse clairement jamais son statut de « simple » divertissement : on sent les limites imposées par la production et par un script un poil trop timoré pour leur permettre de livrer la petite bombe à retardement que laissait augurer le concept de départ. Néanmoins, et contre toute attente, le film s’avère au final un excellent long-métrage en mode « fun », plutôt pensé / marketé à destination des adolescents et jeunes adultes – qui s’y sont d’ailleurs parfaitement retrouvés, puisque Nerve a tout de même réalisé 750.000 entrées dans les salles françaises cet été.

À voir en VOD : UFO Sweden

Découvert en France en 2019 avec la bombe The Unthinkable, le collectif cinématographique suédois Crazy Pictures revient cette année avec UFO Sweden, un film de science-fiction centré sur les OVNI.

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À revoir sur OCS : Black Friday

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Black Friday part d’une idée aussi simple que réjouissante : transformer la frénésie consumériste du Black Friday en véritable apocalypse de supermarché.

Test Blu-ray : L’Engloutie

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