Test Blu-ray : Bigfoot et les Henderson

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États-Unis : 1987
Titre original :
Réalisation :
Scénario : , ,
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h50
Genre : Fantastique, Comédie
Date de sortie cinéma : 23 décembre 1987
Date de sortie DVD/BR : 17 octobre 2018

 

 

La famille Henderson fait une hallucinante découverte lors d’une balade en forêt : Bigfoot, une créature géante entièrement recouverte de poils. Ils la ramènent chez eux, pensant qu’elle est morte. Mais Bigfoot est vivant. Lorsqu’il se réveille, il séduit tout de suite les Henderson. Mais Bigfoot va s’enfuir de sa nouvelle demeure…

 

 

Le film

[3,5/5]

Entre 1983 et 1985, a eu l’honneur de recevoir douze Clio Awards, prix prestigieux comparables aux « Oscars » de la publicité, récompensant l’innovation et la créativité en matière de pub, de design et de communication. Il n’en fallait pas moins pour que son travail soit repéré par Steven Spielberg, qui lui propose dès 1985 de réaliser un épisode de ses Histoires fantastiques destinées à la télévision. L’épisode en question, « Papa momie » (saison 1, épisode 4) est d’ailleurs devenu l’un des plus connus du public français, parce qu’il faisait partie des trois épisodes de la série qui s’étaient vus compilés sous la forme d’un film à sketches sorti en salles en 1987.

C’est donc tout naturellement que reprendra la direction d’Amblin Entertainment afin de réaliser , film tout meugnon affichant une volonté claire et manifeste de marcher sur les plates-bandes d’E.T. L’extra-terrestre. Sauf qu’en lieu et place d’un alien tout frippé au doigt lumino-turgescent, on a ici droit à un sasquatch tout poilu, qui constitue indéniablement la grande réussite du film – le maquilleur Rick Baker a d’ailleurs obtenu un Oscar bien mérité pour la créature. Fable humaniste doublée d’un grand spectacle familial, s’impose comme le parfait représentant des productions Amblin des années 80. L’originalité n’est certes pas au rendez-vous (on peut même carrément dire que le déroulement du récit est véritablement cousu de fil blanc), mais trente ans après sa réalisation, le film de conserve son efficacité de tous les instants. On pourrait même dire que le portrait de cette petite famille typique des films et des sitcoms US de l’époque s’avère attachant jusque dans son recyclage éhonté de tous les clichés du genre – l’ensemble est par ailleurs porté par la prestation de , parfait en patriarche dépassé par les événements.

Difficile cela dit pour les quarantenaires ayant découvert le film durant leur enfance d’être tout à fait objectifs au visionnage de  : tout comme dans le cas de films tels que Short circuit (John Badham, 1986) ou Explorers (Joe Dante, 1985), nul ne pourra réellement résister à la vague d’émotions et de souvenirs ressurgis du passé qui ne manquera pas de vous submerger lors de la première apparition d’Harry, le gentil bigfoot. L’idée étant, bien sûr, de montrer le film le plus tôt possible à vos enfants, de façon à ce qu’ils puissent s’émerveiller de la même façon que vous l’avez été en découvrant, il y a trente ans, cette histoire simple, émouvante et souvent drôle.

On notera également que si on le sait généralement peu en France, le film de a donné naissance à une série télévisée, Harry et les Henderson, entre 1991 et 1993. Elle fut d’ailleurs diffusée chez nous à partir de 1993, dans le Club Dorothée.

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Après en avoir exhumé quelques trésors presque oubliés ces dernières années, continue son exploration des tréfonds du catalogue d’Universal Pictures, pour le plus grand plaisir du cinéphile français. Ce mois-ci, ce sont donc trois fleurons du cinéma populaire américain des années 80 que l’éditeur est allé repêcher : (1987), (1987) et (1988). Une excellente nouvelle pour tous les quarantenaires nostalgiques ayant vu et aimé ces films dans leur enfance, et une occasion pour les plus jeunes de découvrir trois gros succès publics de la deuxième moitié des 80’s dans des conditions inédites.

Car côté Haute Définition, les trois films de cette vague n’ont clairement pas à rougir de leurs prestations techniques : la définition est précise, les couleurs riches et bien saturées, les noirs sont profonds, et la restauration a globalement pris soin de préserver le grain argentique d’origine. Bien sûr, les plans « à effets » (générique, mentions écrites, fondus enchainés) accusent des effets du temps, mais le reste est d’une propreté et d’une stabilité tout à fait étonnantes. Tout juste remarquera-t-on, comme d’habitude avec les masters de chez Universal, un usage manifeste du réducteur de bruit, mais ce dernier semble avoir été, dans les trois cas, utilisé avec parcimonie. Malgré cette petite réserve donc, ce Blu-ray de nous propose un rendu HD tout à fait enthousiasmant, ce qui est d’autant plus appréciable que le film était, jusqu’ici, inédit en France en DVD. Côté son, la version française d’origine est mixée dans un très satisfaisant DTS-HD Master Audio 2.0, tandis que la VO s’impose dans une version DTS-HD Master Audio 5.1 assez excellente, même si le mixage s’avère essentiellement frontal histoire de ne pas dénaturer le rendu acoustique d’origine. Les dialogues sont répartis de façon propre et claire, et le caisson de basses se rappelle à notre mémoire lors des quelques rugissements de la créature.

Du côté des suppléments, on passera rapidement sur la bande-annonce du film, accompagnée de celles des deux autres films de cette vague consacrée aux années 80, pour se concentrer sur la courte série de scènes coupées (trois scènes pour une durée de quatre minutes) puis sur les deux featurettes qui, mises bout à bout, nous offriront un making of d’environ 22 minutes. Le premier et amusant sujet (aussi sobrement que bizarrement intitulé « making of ») permet à et aux autres acteurs de discuter de leur rencontre avec Harry le Bigfoot, et d’évoquer le travail à ses côtés. Le deuxième sujet (intitulé « Harry… à la recherche du chaînon manquant ») permettra en revanche de se pencher un peu plus sur le tournage du film, puisqu’il revient sur la création et les différentes marionnettes de Rick Baker et son équipe, mais également sur la performance de Kevin Peter Hall, l’acteur qui endossait le costume velu de la créature. On notera d’ailleurs que Kevin Peter Hall est un habitué de ce processus, puisqu’il incarnait également le Predator du film de John McTiernan (1987). En plus de la traditionnelle galerie de photos d’exploitation, Elephant nous propose également une présentation du film par Cédric Delelée. Sa prestation dure un petit quart d’heure, et le journaliste de Mad Movies, sûrement d’avantage dans son élément, s’avère autrement plus passionné (et passionnant) que sur la galette de , éditée dans cette même vague.

 

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