Test DVD : Allemagne année zéro
Allemagne Année Zero est un drame italien réalisé par Roberto Rossellini et sorti en 1947. Roberto Rossellini est considéré comme un des pionniers du cinéma néoréaliste. Il a marqué l’histoire du septième Art...
Test DVD : Le destin est au tournant
Le destin est au tournant a contribué à révéler au monde le talent de Richard Quine et Blake Edwards, qui avaient déjà collaboré sur un certain nombre de films plus légers auparavant, mais dont les efforts conjoints dénotaient ici d'une ambition bien supérieure. L'intrigue du film, d'une simplicité trompeuse, se concentre sur un homme timide, introverti et solitaire, Eddie Shannon (Mickey Rooney), qui travaille dans un garage de Los Angeles en tant que mécanicien, un travail lié à son amour des voitures, unique domaine au cœur duquel il fait preuve d'une maîtrise – en tant que mécano autant qu'en tant que pilote. Rêvant d'une carrière dans le monde de la course, le personnage nourrit en quelque sorte son extrême solitude, qui feront de lui une proie facile pour la Femme Fatale du film, Barbara Mathews (Dianne Foster), qui complote avec deux truands, Steve et Harold, interprétés par Kevin McCarthy et Jack Kelly, afin de dévaliser une banque de Palm Springs. Bien sûr, le rôle de Barbara est de piéger Eddie afin que le trio puisse profiter de ses talents de chauffeur...
Test DVD : Le tigre des mers
Capable d’adapter son Art aux budgets les plus étriqués, Luigi Capuano signait en 1962 avec Le tigre des mers une petite bande d’aventures charmante et fréquentable, malgré des conditions de tournage que l’on imagine pour le moins spartiates.
Test DVD : Billionaire Boys Club
C’est bien connu, certains rôles peuvent à jamais marquer une carrière d’acteur. Il existe en effet des acteurs qui seront à jamais assimilés aux personnages qu’ils ont incarné à l’écran ; même s’ils essaient de se débarrasser de cette image par trop envahissante qui leur colle à la peau, ils ne parviennent jamais à s’en libérer totalement. Dans le cas de Kevin Spacey, ce sont en quelque sorte les « événements » qui l’ont rattrapé : suite aux accusations de harcèlement sexuel dont il a été la cible courant 2018, l’acteur est devenu persona non grata à Hollywood, et la pire crainte de tous les producteurs : il est redevenu, plus de vingt ans après Usual Suspects (Bryan Singer, 1995), le « Keyser Söze » de l’usine à rêves.
Test DVD : L’affaire Dominici
Grand artisan du cinéma populaire français, Claude Bernard-Aubert, également connu sous le nom de Burd Tranbaree entre 1976 et 1983, était un adepte de la frontalité, d’un cinéma net et direct, ne s’embarrassant pas de précautions intellectuelles et ne tournant pas autour du pot… comme le sous-entend clairement sa carrière de quelques années dans le cinéma X, qui ont par ailleurs ruiné sa carrière dans le cinéma traditionnel.
Test Blu-ray : Insidious – La dernière clé
Quand le prodige du cinéma d’horreur James Wan a à nouveau pris la décision de partir explorer les horizons du blockbuster contemporain avec Aquaman, il a laissé orphelin non seulement le public, mais également son camarade et complice Leigh Whannell, désormais seul maitre à bord sur la franchise Insidious. Probablement sous l’influence de ses producteurs Jason Blum et Oren Peli, le scénariste de la saga a donc dû céder le poste de réalisateur qu’il occupait sur le troisième opus à un des petits nouveaux de l’écurie Blumhouse, Adam Robitel, réalisateur en 2014 de L'étrange cas Deborah Logan. L’annonce de l’arrivée de Robitel à la réalisation d’Insidious – La dernière clé avait beaucoup inquiété les amateurs de cinéma fantastique. Cependant, au regard du produit terminé, on constatera néanmoins que l’on est en présence d’un solide petit film horrifique, privilégiant certes le recours aux « jump-scares » plutôt que la montée en puissance d’une ambiance, mais demeurant globalement assez fréquentable.
Test DVD : Freud, passions secrètes
Avec Freud : Passions secrètes, John Huston entreprend un travail passionnant et passionné : son idée est de mettre en lumière, dans un film de cinéma, les théories de base de la psychanalyse. Inconscient, sexualité de la petite enfance et complexe d’Œdipe se bousculent donc au cours du film, qui retrace cinq années de la vie de Sigmund Freud, et aborde le cas de Cecily Koertner, patiente fictive dont la névrose semble néanmoins être largement inspirée de celle de Sabina Spielrein, qui fut soignée non pas par Freud mais par Jung, et fut l’initiatrice d’une curieuse relation triangulaire qui devint, bien des années plus tard, l’objet du film A dangerous method (David Cronenberg, 2011).
Test Blu-ray : Le moulin des supplices
Sous l’impulsion des petits trésors tournés par la Hammer à la fin des années 50, d’autres pays ont commencé à explorer les arcanes du cinéma d’épouvante à tendance « gothique ». On pense bien sûr aux Etats-Unis, avec la superbe série de films de Roger Corman adaptés d’Edgar Poe notamment, mais également à l’Italie, toujours très friande en termes de divertissement populaire, qui s’est peu à peu mise, au tournant des années 60, à verser dans le cinéma fantastique. Et si beaucoup de cinéphiles parlent encore régulièrement de cinéma « bis » à l’évocation des films transalpins tournés à l’époque, on est pourtant en présence d’un véritable « âge d'or » du fantastique italien, dont les fers de lance seront bien sûr les films de Mario Bava et Riccardo Freda, dont les films ont traversé le temps de la façon la plus classe qui soit. Mais on n’oubliera pas les fiers artisans du genre, tels qu’Antonio Margheriti (La vierge de Nuremberg, La sorcière sanglante), Massimo Pupillo (La vengeance de Lady Morgan, Cimetière pour morts-vivants) ou encore Giorgi Ferroni, qui signait avec Le moulin des supplices un véritable petit classique de l’épouvante gothique all'italiana, en plus d’être une œuvre clairement fondatrice dans le sens où elle fut sans doute tournée parallèlement au Masque du démon de Mario Bava.
Test Blu-ray : Killing Gunther
A force de lire les réactions critiques autour de Killing Gunther sur différents sites et réseaux sociaux, on en vient à constater à quel point le public a la mémoire courte (ou sélective). En effet, le fait de voir Arnold Schwarzenegger dans une comédie semble offusquer nombre d’observateurs, et les critiques de pousser des cris d’orfraies… parfois avant même d’avoir eu l’occasion de voir le film ! Ainsi, si l’on a pu lire que Schwarzie « touche le fond » dans un film supposé « aussi mauvais qu’il en a l’air », on ne pourra que s’interroger sur l’âge moyen des rédacteurs de certains sites Internet, et sur l’avenir d’un métier où l’on ne juge plus les films sur ce qu’ils sont mais uniquement à l’aune de leur genre et de leur bande-annonce…
Test DVD : Histoires d’A
En 1973, il a été demandé à Charles Belmont et de Marielle Issartel de réaliser un film donnant à voir un avortement mettant en œuvre la méthode par aspiration mise au point quelques années auparavant par l'américain Harvey Karman.
Test Blu-ray : Fargo – Saison 2
Un peu plus d’un an après la diffusion de la première saison de Fargo (un véritable coup de maître qu’on vous encourage à voir séance tenante), Noah Hawley revient avec une deuxième saison levant le voile sur le « Massacre de Sioux Falls » évoqué à de nombreuses reprises par des personnages lors de la première saison. On retrouvera donc Lou Solverson -Keith Carradine dans la première saison- au cœur d’un engrenage dégénéré de violence, en 1979, sous les traits de Patrick Wilson. La grande force de Noah Hawley et ses auteurs sur cette « deuxième année » aura été de suivre leur propre voie, sans chercher à singer la première saison ni à forcément donner au public ce qu’il attendait.
Test Blu-ray : La raison du plus fou
Les captations des prestations des grands artistes de music-hall des années 50/60 (Line Renaud, Annie Cordy, Johnny Hallyday, etc) sont extrêmement rares, et tendront forcément à disparaitre avec le temps. Les enregistrements musicaux demeurent néanmoins, et l’on pourra certes occasionnellement retrouver certains « numéros » au cœur de films tournés à l’époque, ce qui permettra à ceux-ci d’atteindre une certaine forme d’immortalité. Dans le cas des artistes spécialisés dans l’humour, certains sketchs ont eu la chance d’être enregistrés pour la télévision, et pourront être retrouvés dans les archives de l’INA. On retrouvera également Fernand Raynaud dans un peu plus d’une quinzaine de films au cœur desquels il recycle le personnage de candide qu’il avait créé pour la scène. Dans le cas d’un artiste tel que Raymond Devos, les choses se compliquent un peu : peu de captations existent, si l’on excepte une série d’enregistrements sonores de ses spectacles, se concentrant naturellement sur l’Art de l’humoriste à jouer avec les mots, d’une façon assez inimitable d’ailleurs. Quelques recueils de sketches sont également facilement dénichables dans toutes les bonnes bouquineries. Mais cela serait une erreur de limiter l’artiste à son seul plaisir à s’amuser avec la langue française : il était également mime, musicien, jongleur, équilibriste, prestidigitateur…


















