Test Blu-ray : Aguirre, la colère de Dieu
Peu de films ont d'avantage mérité le qualificatif de « dément » qu'Aguirre, la colère de Dieu. Abordant de front le genre « mondo » alors en vogue à l'époque, mais en prenant le soin d'y ajouter un rythme lent mêlé à un mysticisme pour le moins halluciné, Werner Herzog créait un genre à part : le « river movie », dont le principal représentant après lui serait le chef d'œuvre Apocalypse now.
Test Blu-ray : Joyeux bordel !
Soirées trop arrosées, virées nocturnes, mariages « out of control »... Le thème de la fête qui dérape et devient incontrôlable est au cœur de la comédie américaine depuis quelques années, en particulier depuis le succès de Very bad trip en 2009. Si les films se rattachant à ce thème comportent un certain nombre de « passages obligés » et finissent forcément un peu par tous se ressembler vaguement, Joyeux Bordel ! parvient néanmoins à tirer son épingle du jeu grâce à un élément souvent négligé dans ce genre de comédies : une batterie de personnages, tous soignés, attachants, relativement crédibles et traités sur un pied d’égalité par une narration qui leur permet d’exister au-delà de la simple « silhouette » uniquement destinée à amener un rire ou un sourire au spectateur.
Test DVD : White God (Cannes 2014)
White God est à la fois une métaphore politique sur la Hongrie contemporaine et un bien étrange film fantastique. Prenant tout d'abord des allures de documentaire naturaliste, le film de Kornél Mundruczó bifurque à un moment donné vers le conte fantastique à tendance onirique, cruel et dérangeant.
Test DVD : Instalife
S'il s'avère plus intéressant qu'une bonne partie des comédies américaines qui sortent dans les salles françaises à longueur d'année, et s'il marque sans le plus petit doute possible la naissance d'un réel « auteur » de cinéma en la personne de Matt Spicer, Instalife fait néanmoins de cette race -relativement récente- de films américains qui embarrassent fortement les producteurs et distributeurs à travers le monde. Mais si le film n'a pas trouvé de distributeur pour une programmation dans les salles françaises et débarque aujourd'hui directement en DVD, ce n'est pas à cause d'éventuels défauts ou de critiques assassines : c'est juste qu'Instalife ne rentre réellement dans aucune « case » prédéterminée, de celles qui arrangeraient bien tout le monde afin de le vendre dans le monde entier.
Test DVD : Sans pitié
Le mélange, parfois hétéroclite, parfois percutant, est le maître-mot de Sans pitié, le troisième long-métrage du jeune réalisateur Byun Sung-hyun. S’y croisent et s’entrechoquent des références allant de Johnnie To jusqu’à Quentin Tarantino, indubitablement le pape stylistique de cette génération émergente de cinéastes. Les codes du film de gangster y trouvent alors une nouvelle jeunesse, certes, mais au prix d’un mécanisme de la manipulation dont les rouages se voient un peu trop souvent. De par sa structure dramatique profondément morcelée, avec un va-et-vient constant sur l’axe temporel à la fois propice à la perte des repères et à l’orchestration savante d’un suspense redoutable, le récit s’emploie simultanément à nous en mettre plein les yeux et les méninges, à force d’obliger le spectateur à rassembler différemment les pièces du puzzle, et à courir le risque réel de n’être qu’un simple exercice de style. L’exploit formel de la mise en scène, d’agencer sans le moindre temps mort l’intrigue de haut vol, a un peu trop tendance à attirer l’attention à lui, plutôt que de laisser se développer d’une façon tant soit peu organique la tension inhérente à l’univers carcéral dans un premier temps, puis à celui des grandes manœuvres clandestines pour déplacer la drogue à l’international et duper la police par la même occasion
Test Blu-ray : Jodorowsky’s Dune
Jodorowsky's Dune retrace le récit d’une ambition folle : plus que « simplement » adapter le monument littéraire de Frank Herbert, Alejandro Jodorowsky désirait, au milieu des années 70, signer ce qu’il désignait lui-même comme un « Film-Messie », destiné à élargir la perception du monde qu’avait la jeunesse de l’époque. Plus de quarante ans après les déboires de production qui lui vaudraient un coïtus interruptus après deux ans et demi de préparation fiévreuse (qui incluaient la préparation physique intensive de son propre fils afin d’incarner le rôle de Paul Atréides), le cinéaste revient dans le détail et avec un enthousiasme désespéré sur le mauvais karma qui entourait le film, souvent désigné avec ironie comme « le plus grand film de science-fiction n’ayant jamais vu le jour ».
Test Blu-ray : Norm
Loin d'être une bête féroce, Norm est un ours polaire guère qui se laisse bien facilement attendrir par ses proies au lieu de les croquer. Il possède le même pouvoir que son grand-père, le roi de l'Arctique, celui de pouvoir se faire comprendre des humains. Guère pris au sérieux pas sa communauté, il va affirmer ses capacités de leader lorsque Mister Greene, un vil entrepreneur, va tenter d'installer des maisons modernes sur la banquise, sans se soucier des conséquences sur la faune locale.
Test Blu-ray : Stars 80, la suite
Malgré une petite série de succès publics et critiques occasionnellement rencontrés au fil de sa carrière de producteur et réalisateur, Thomas Langmann est souvent considéré comme un poissard de première, au point d’apparaître comme le « chat noir » du cinéma français, un de ceux dont le nom suffit pour attirer le mauvais œil sur le moindre projet artistique. Au terme d’une longue série d’échecs commerciaux, sa société La petite reine est actuellement en procédure de sauvegarde, visant à étaler les dettes sur une période comprise entre deux et neuf ans, ce qui devrait laisser une chance au producteur de « se refaire ».
Test DVD : L’Heureuse élue
L’Heureuse élue est le deuxième film de Frank Bellocq à avoir bénéficié d’une sortie dans les salles obscures, et le film est parvenu à attirer un peu plus de 511.000 spectateurs, probablement attirés par la personnalité exubérante de la chanteuse et comédienne Camille Lellouche.
Test Blu-ray : La disparition de Yuki Nagato
A l’origine, il y avait La mélancolie de Harushi Suzumiya, une série de « light novels » (romans destinés à la jeunesse écrits dans un style très simple, formellement pas très éloigné de celui popularisé par E. L. James en occident) signés Nagaru Tanigawa, publiés entre 2003 et 2011. La série de romans fut adaptée en manga à deux reprises : tout d’abord par Makoto Mizuno en 2004, puis par Gaku Tsugano entre 2005 et 2013. Le succès de la deuxième adaptation a rapidement généré une adaptation en série TV (La mélancolie de Harushi Suzumiya, 2006), puis la mise en chantier d’un film en 2010, appelé La disparition de Harushi Suzumiya, qui se basait sur le quatrième light novel. Ça va, vous suivez pour le moment ? Car c’est maintenant que ça se complique : la série qui nous intéresse aujourd’hui, La disparition de Yuki Nagato (2015), est en fait l’adaptation d’un manga dérivé dessiné par Puyo, dont l'histoire se déroule dans une chronologie alternative à La disparition de Haruhi Suzumiya.
Test Bluray : You’re Next
La famille Davison est réunie dans sa maison de campagne pour célébrer l’anniversaire de mariage des parents. Alors que chacun commence à laisser éclater ses frustrations et rancœurs la maison est prise d’assaut par un groupe de tueurs masqués. La réunion de famille tourne au jeu de massacre, les assaillants tentent de les supprimer un à un. Mais sous ses airs d’innocente petite amie, Erin va s’avérer pleine de ressources…
Test DVD : B.R.I.
Création originale Canal+, à la fois ambitieuse et passionnante, la série B.R.I. est le fruit de la collaboration entre Erwan Augoyard, qui a fait ses armes sur la série Engrenages, et Jérémie Guez, un auteur de polars...


















