Greenland 2 – Migration
Royaume-Uni, États-Unis : 2026
Titre original : –
Réalisation : Ric Roman Waugh
Scénario : Chris Sparling, Mitchell LaFortune
Acteurs : Gerard Butler, Morena Baccarin, Roman Griffin Davis
Éditeur : Metropolitan Film & Video
Durée : 1h38
Genre : Thriller, Catastrophe
Date de sortie cinéma : 14 janvier 2026
Date de sortie 4K : 15 mai 2026
Après l’impact dévastateur d’une comète qui a réduit la Terre en ruines, la famille Garrity doit quitter la sécurité de son bunker au Groenland. Commence alors un périple pour leur survie et l’avenir de l’Humanité à travers un monde dévasté à la recherche d’un nouveau foyer…
Le film
[3/5]
A la fin de Greenland – Le Dernier refuge, l’humanité était forcée de se réfugier sous terre pour survivre. La première partie de cette suite, sobrement intitulée Greenland 2 – Migration, on retrouvera John Garrity (Gerard Butler), sa femme Allison (Morena Baccarin) et leur fils Nathan (Roman Griffin Davis), qui vivent aujourd’hui confinés dans un bunker souterrain. La vie quotidienne dans le bunker et les dynamiques familiales du clan Garrity sont explorées dans le premier acte du film, qui s’avère peut-être un poil trop long. Mais comme le titre du film le laissait clairement entendre, la famille Garrity sera bientôt forcée à fuir le bunker et à chercher refuge ailleurs.
Bien que, bien entendu, des personnages secondaires apparaissent tout au long du récit, l’histoire se concentre principalement sur John, Allison et Nathan, ce qui renforce la dimension émotionnelle du film. La petite famille traversera une partie du globe pour atteindre une prétendue « Terre promise » dans le Sud de la France, réputée saine et en voie de guérison bien plus rapide que partout ailleurs. Greenland 2 – Migration se présente ainsi comme une sorte de road movie apocalyptique, aux rebondissements assez répétitifs, tandis que le personnage de John s’impose au long du récit comme un véritable Moïse post-Nuke guidant sa famille à travers Liverpool, Londres et bien sûr la France. La dimension biblique du récit, déjà présente dans le premier opus, s’avère ici poussée jusqu’à l’allégorie assumée : la famille Garrity devient un petit groupe de survivants exemplaires, traversant un monde ravagé où chaque rencontre semble calibrée pour rappeler que l’humanité peut encore se montrer solidaire. Cette vision très édifiante, parfois trop propre pour être honnête, donne au film un parfum de fable moderne, oscillant entre catastrophe spectaculaire et parabole familiale.
Le réalisateur Ric Roman Waugh, à qui l’on devait également le premier Greenland, tente d’équilibrer ces deux pôles, mais la mécanique apparaît souvent trop visible, comme si chaque scène devait cocher une case émotionnelle préétablie. Reste que Gerard Butler, massif et vulnérable, porte le récit avec une sincérité désarmante, tandis que Morena Baccarin apporte une douceur inquiète qui évite au film de sombrer dans la simple démonstration de force. De plus, le film se sert de son histoire et de ses inévitables scènes de destruction pour renforcer l’impact émotionnel du récit familial. Certains spectateurs trouveront sans doute que le pari est réussi, notamment durant le dernier acte du film, particulièrement émouvant. D’autres en revanche ne parviendront pas à se laisser porter par l’émotion téléguidée de Greenland 2 – Migration, et pourront même se révéler très agacées par le côté très artificiel de l’ensemble ainsi que les rebondissements guimauve et les belles paroles humanistes sirupeuses de la voix off qui ouvre et ferme le film. Pour autant, on peut supposer que ceux qui avaient apprécié le premier film retrouveront ici la même combinaison de chaos spectaculaire et de mélodrame familial, simplement poussée un cran plus loin.
Le Blu-ray 4K Ultra HD
[4/5]
Le Blu-ray 4K Ultra HD de Greenland 2 – Migration édité par Metropolitan Film & Video nous est présenté dans un boîtier métal SteelBook® limité élégant aux couleurs du film. Côté master, la galette Katka offre un rendu globalement très satisfaisant. Les scènes en extérieur, nombreuses dans cette suite, bénéficient d’une définition précise, avec un piqué souvent remarquable sur les paysages dévastés. Le HDR10 apporte un surcroît de profondeur aux contrastes, notamment dans les séquences nocturnes ou enfumées, où les noirs restent stables sans s’écraser. Les couleurs, volontairement désaturées, conservent une belle cohérence, et les effets numériques s’intègrent de manière plus harmonieuse qu’en salles. Côté son, les mixages VF et VO nous sont proposés en DTS-HD Master Audio 5.1, et bénéficient tous deux d’un traitement ample et dynamique. La version française surprend agréablement par sa spatialisation généreuse : les ambiances de bunker, les grondements lointains et les séquences d’action profitent d’une belle ouverture, sans jamais sacrifier la clarté des dialogues. La version originale se montre légèrement plus fine dans les détails, notamment dans les micro-ambiances et les transitions entre les canaux, mais l’écart reste modéré. Les deux pistes offrent une expérience immersive et équilibrée, sans hiérarchie écrasante entre les versions.
Dans la section suppléments, les bonus sont relativement succincts mais pertinents. On trouvera tout d’abord une série d’entretiens avec l’équipe (16 minutes) réunissant Ric Roman Waugh, Gerard Butler, Morena Baccarin et Roman Griffin Davis. Chacun revient sur la préparation du film, les conditions de tournage parfois extrêmes et la volonté de prolonger l’esprit du premier opus tout en élargissant l’univers. Le module reste promotionnel mais offre quelques anecdotes intéressantes, notamment sur la manière dont l’équipe a abordé la dimension plus itinérante du récit. S’ajoutent les bandes-annonces du premier et du deuxième opus, classiques mais utiles pour compléter l’édition.





















