Test Blu-ray : Batwoman – Saison 2
Batwoman a connu des débuts pour le moins difficiles, en subissant plusieurs coups du sort ayant compliqué le tournage : la pandémie de Covid-19 avait écourté l’emploi du temps des équipes et réduit le nombre d’épisodes, etc.
Test Blu-ray : Le port de la drogue
Aujourd'hui unanimement considéré comme un grand classique du Film Noir, Le port de la drogue a pourtant été, durant de nombreuses années, assez mal aimé des cinéphiles. Déjà, on notera qu'il a une histoire un peu particulière pour nous autres français : si le titre évoque une sombre histoire de drogue complètement absente du métrage en VO, c'est qu'à l'occasion de sa sortie en salles en France au début des années 60, le distributeur avait jugé bon de gommer toute référence au fait que les « méchants » du film soient de dangereux espions communistes. Le film fut tourné en plein maccarthysme triomphant aux États-Unis (1953), mais en France à cette époque, les idées du parti communiste sont encore assez populaires ; aussi la version française du film ne parlera pas de cocos, mais de trafiquants de coco. Pour beaucoup de cinéphiles, même s'il est loin d'être central au film de Fuller, cet aspect « anti-rouge » n'aura valu aucune sympathie au Port de la drogue, au point d'être parfois considéré comme un vulgaire film de propagande.
Test Blu-ray : Pompoko
Un dessin animé, qui plus est distribué par Disney, au cœur duquel des ratons laveurs utilisent la peau de leurs roubignoles comme des parachutes, vous en avez rêvé ? Ghibli l'a fait. Réalisé en 1994 par Isao Takahata, sur une idée de départ d'Hayao Miyazaki, Pompoko nous narre les déboires des derniers « tanuki » (créatures mythiques et métamorphes japonaises proches du raton laveur donc) aux prises avec les hommes et l'urbanisation grandissante qui réduit de jour en jour leur habitat naturel.
Test Blu-ray : Tomie unlimited (Sushi Typhoon)
Adapté d'un manga horrifique fleuve de Junji Itō intitulé Tomié (富江), Tomie unlimited est une œuvre un peu à part dans la filmographie de Noboru Iguchi. Neuvième adaptation cinématographique des macabres exploits de Tomié (le premier film de la saga date pourtant seulement de 1999), le film d'Iguchi n'est certes pas dénué d'humour, et saura assurément imposer des idées visuelles bien barrées, mais on est loin du délire gentiment décalé et nawak de ses autres films : l'amateur de gaudriole décomplexée en sera pour ses frais, en revanche, l'amateur(trice) de shōjo teinté d'horreur tendra l'oreille avec attention.
Test DVD : Fréquence Meurtre
Jeanne Quester est heureuse. Médecin dans un service d'urgences psychiatrique, elle anime tous les soirs une émission de radio. Son divorce est réussi, son émission marche, sa fille l'adore. On ne pourrait imaginer que vingt-cinq ans plus tôt elle a vecu un drame horrible. C'est alors qu'il appelle en direct à la radio. C'est Faber, le fou criminel qu'elle a rencontré autrefois, qui lui demande: "Vous croyez qu'il est malsain de laisser des choses inachevées ?"
Test Blu-ray : Ripoux contre Ripoux
Ripoux contre Ripoux ne reprend pas tout à fait là où l’on s’était arrêté – comme un enfant en train de jouer au gendarme et au voleur, Claude Zidi adresse un clin d’œil au spectateur : on « disait que » les deux personnages du film n’avaient pas quitté la police.
Les Tribulations d’une caissière
Solveig, caissière dans un grand magasin, tient un blog qui finit par mettre le milieu de la grande distribution en émoi car elle y dévoile les dessous pas toujours très affriolants de son métier. Pas même soupçonnée par ses collègues, elle mène une existence pas facile jusqu’au jour où un beau jeune homme vient à sa rencontre... Un film certes agréable et au parti pris de mise en scène totalement assumé mais où l’absence de charge subversive finit par faire défaut. Le sujet est noyé dans une histoire d’amour et la comédie sentimentale écrase le pamphlet social. Les comédiennes, dont la toute jeune Alice Belaïdi (qu’ont applaudie des salles entières dans « Confidences à Allah » au théâtre) mais aussi Déborah François sont excellentes. Marc Lavoine, en guest star, est parfait.
Test Blu-ray : Dumbo (2019)
Effets spéciaux époustouflants, mouvements de caméra sophistiqués, production design éblouissant, acteurs de renom, Dumbo déploie véritablement des moyens pharaoniques pour émerveiller le public et en mettre plein les yeux des spectateurs.
Test Blu-ray 4K Ultra HD : Bambi – La Vengeance
Dans Bambi : La Vengeance, le faon traumatisé de l’imaginaire collectif se transforme en créature vengeresse, comme si la forêt avait décidé de régler ses comptes avec l’humanité après avoir trop regardé des vidéos de survivalistes sur YouTube.
Test Blu-ray : Le dîner de cons – Réédition 2017
Plus gros succès en salles de la carrière de Francis Veber (même son chef d’œuvre La chèvre n’avait attiré « que » sept millions de spectateurs dans les salles obscures en 1981), Le dîner de cons demeure, presque vingt ans après sa sortie, une comédie toujours aussi efficace, courte, rythmée et surtout très drôle, enchainant une série de passages assez irrésistibles, dont beaucoup sont depuis devenus carrément cultes (« Ah bon il a pas de prénom ? »). Si bien sûr l’héritage du théâtre est toujours très présent au cœur du film (on ne bouge quasiment pas de l’appartement de tout le film), cela n’empêche en rien l’ensemble de fonctionner parfaitement, au point d’en devenir un véritable modèle de vaudeville, aux rouages certes un poil apparents, mais toujours efficaces et inspirés. Une belle réussite.
Test Blu-ray : D’où viens-tu Johnny ?
Très représentatif de l’insouciance d’un certain cinéma populaire français des années 60, D’où viens-tu, Johnny ? est un petit film conçu autour de la personnalité de Johnny Hallyday, dont la popularité venait tout juste d’exploser à l’époque.
Talk Radio
Un animateur radio arrogant au-delà de tout est à la fois haï et adulé du public et son émission promise à une échelle nationale. Le rêve américain tourne pourtant rapidement au cauchemar. Film très injustement oublié d’Oliver Stone, « Talk radio » est enfin en DVD. Le cinéaste auteur de « Platoon » y livre un savoir-faire technique impressionnant, sans maniérisme ni fioriture, donnant à Eric Bogosian (qui y reprend le rôle qu’il avait écrit et créé au théâtre) l’occasion d’une composition renversante. Un film coup de poing qui ne fait pas de cadeau à l’Amérique. Digne de son auteur, donc…


















