Test Blu-ray : Espions sur la Tamise
Curieux mélange de Film Noir et de film de propagande anti-nazie, tirant même par moments vers le cinéma fantastique, Espions sur la tamise est le troisième film de Fritz Lang abordant de façon frontale la menace liée au troisième Reich, après Chasse à l’homme (1941) et Les bourreaux meurent aussi (1943). Fritz Lang semblait d’ailleurs ne beaucoup porter Espions sur la tamise dans son cœur ; à la fin des années 60, dans les colonnes de Positif, il le balayait d’un revers de la main, lapidaire : « Je ne crois pas que ce soit un bon film ». Les raisons de ce désamour sont probablement liées au fait que les diverses modifications qu’il désirait apporter au scénario furent toutes rejetées en bloc par le scénariste, Seton I. Miller, également producteur du film.
Test DVD : In the family
Une des grandes forces du film de Patrick Wang, c'est qu'In the family renvoie le spectateur à ses propres contradictions morales. Qui n'a jamais discuté d'une décision de justice ou d'une séparation révoltant les uns ou les autres (« c'est pourtant un bon père », ou encore « je ne comprends pas, il/elle est adorable et facile à vivre ») ? Qui n'a jamais tranché arbitrairement sur la question de l'homoparentalité (« je suis pour / contre »), ou sur la place du père dans l'éducation ou la construction psychologique d'un enfant ? Et surtout, qui ne s'est jamais entendu rétorquer la très juste réplique « On
Test Blu-ray : Lâchez les monstres
Pendant le générique de début de Lâchez les monstres, le spectateur suit un sportif effectuant son jogging dans les rues de Londres. Il fait une crise cardiaque, et se réveille dans un hôpital pour découvrir… que sa jambe droite a été amputée.
Test Blu-ray : Chassés-croisés sur une lame de rasoir
Chassés-croisés sur une lame de rasoir. Derrière ce titre étonnant, qui évoque une chorégraphie sanglante entre ballerines et psychopathes se cache un giallo signé Maurizio Pradeaux, sorti sur les écrans en 1973. En Blu-ray chez Le Chat qui fume.
Test Blu-ray + DVD : Un, deux, trois
Une comédie trépidante et très piquante, emmenée par un James Cagney jouant sa partition sur un rythme infernal.
Test Blu-ray : The end
Dernier film en date de Guillaume Nicloux, tourné en l'espace de quelques jours de disponibilité dans l'emploi du temps de Gérard Depardieu, The end est un film pour le moins étrange, qui demandera au spectateur un total « lâcher prise » s'il désire réellement apprécier le spectacle qui lui est montré. De l'aveu même du réalisateur, le scénario de The end est la retranscription d'un de ses rêves, et la construction narrative de l'ensemble ne manquera en effet pas de surprendre, voire même de déstabiliser. On passe assez brutalement d'une idée à une autre, d'un personnage à un autre, voire même d'une séquence à une autre : il convient de se laisser porter par l'ensemble sans chercher à tout prix à donner du sens.
Test Blu-ray : La disparition de Yuki Nagato
A l’origine, il y avait La mélancolie de Harushi Suzumiya, une série de « light novels » (romans destinés à la jeunesse écrits dans un style très simple, formellement pas très éloigné de celui popularisé par E. L. James en occident) signés Nagaru Tanigawa, publiés entre 2003 et 2011. La série de romans fut adaptée en manga à deux reprises : tout d’abord par Makoto Mizuno en 2004, puis par Gaku Tsugano entre 2005 et 2013. Le succès de la deuxième adaptation a rapidement généré une adaptation en série TV (La mélancolie de Harushi Suzumiya, 2006), puis la mise en chantier d’un film en 2010, appelé La disparition de Harushi Suzumiya, qui se basait sur le quatrième light novel. Ça va, vous suivez pour le moment ? Car c’est maintenant que ça se complique : la série qui nous intéresse aujourd’hui, La disparition de Yuki Nagato (2015), est en fait l’adaptation d’un manga dérivé dessiné par Puyo, dont l'histoire se déroule dans une chronologie alternative à La disparition de Haruhi Suzumiya.
Test Blu-ray : Les loups
Principalement connu en France grâce à une série de DVD édités il y a quelques années par HK Vidéo et Wild Side Vidéo, Hideo Gosha reste un cinéaste très mystérieux pour de nombreux cinéphiles. Avec Les loups, le réalisateur japonais s'essayait donc au début des années 70 au film de yakuza avec Les loups, qui lui permettrait de développer sur un registre légèrement différent des thèmes qui émaillent l'ensemble de son œuvre, notamment celui de la solitude de l'individu perdu au sein d'un groupe (ici les yakuza) dans lequel il ne se reconnaît plus, et qui le pousse petit à petit vers une forme de déshumanisation.
Test Blu-ray : La Mort était au rendez-vous
La Mort était au rendez-vous met le spectateur dans le bain dès les premières minutes du film. Le Far West, par une nuit pluvieuse. Prostré dans un coin, un enfant assiste, impuissant, à l’assassinat de sa famille par quatre bandits.
Test Blu-ray : La poupée de Satan
Malgré ce que pouvaient laisser augurer son affiche ainsi que le visuel du Combo Blu-ray + DVD édité par Le chat qui fume, La poupée de Satan n’est pas un giallo au sens strict du terme. Il contient certes des éléments visuels et thématiques que l’on peut rattacher au genre, mais ce n’est pas un giallo. Dans quel genre alors navigue cet unique film de Ferruccio Casapinta ? C’est un peu difficile de trancher. Il s’agit d’un film d’horreur, ça c’est sûr et certain, mais se situant à la croisée des chemins entre plusieurs tendances du cinéma fantastique de l’époque – tourné en 1969, le film mange un peu à tous les râteliers du spectre horrifique.
Test Blu-ray : 47 Ronin – Le Sabre de la vengeance
47 Ronin – Le Sabre de la vengeance est un film un peu anachronique, fleurant bon le DTV du début des années 2000. Tourné à Budapest, il évoque les actioners mis en boite en Hongrie par Steven Seagal ou Jean-Claude Van Damme il y a quinze / vingt ans.
Test Blu-ray : Invisible man
Malgré une période marquée par la crise sanitaire du Covid-19 s’étant avérée pour le moins compliquée du côté des salles de cinéma, Invisible man a tout de même récolté 124 millions de dollars à l’international, pour un budget de 9 millions. En l’espace de trois semaines, 766.000 français s’étaient notamment laissés séduire par cette relecture moderne du mythe de l’homme invisible.



















