Arras 2017 : M (Sara Forestier)

Considérée à juste titre comme l'une des meilleures actrices françaises de sa (jeune) génération, Sara Forestier a osé le passage derrière la caméra avec un sujet potentiellement casse-gueule. La relation à fleur de peau entre une bégayeuse et un analphabète, qui fait vibrer M d'une intensité pas sans charme, dispose en effet de tous les ingrédients pour un mélodrame misérabiliste.

Arras 2017 : Marie Curie

Marie Curie était une femme d'exception : la première à prouver que la science n'était pas le domaine exclusif des hommes, ce qui lui a valu de nombreux honneurs, parfois attribués tardivement, comme cette inclusion dans le Panthéon national, des décennies après sa disparition, alors que ses contemporains masculins y reposaient depuis longtemps.

Critique : Le Semeur

Le Semeur, ce titre peut inspirer toutes sortes d'images d'Épinal d'un idéal agricole que nous avons perdu depuis longtemps dans la frénésie ambiante de l'alimentation industrialisée. Il y a aussi de cela dans le premier long-métrage de Marine Francen, des images superbes de champs prêts à être fauchés qui arrivent au moment de la récolte à recréer en toute simplicité le lien oh si précieux entre l'homme et la terre.

Critique : La Lune de Jupiter

On n'ira pas jusqu'à affirmer que la frustration aiguë provoquée par le film précédent de Kornel Mundruczo nous inspirait une appréhension tenace face à son nouveau, présenté cette année en compétition au Festival de Cannes. Il faut en effet reconnaître que White God était une affaire de goût et que, de toute façon, chaque œuvre cinématographique tant soit peu ambitieuse produite dans le contexte culturel épineux de la Hongrie vaut la peine d'être découverte, voire soutenue.

Critique : Bienvenue à Suburbicon

Tout le monde, ou presque, aime George Clooney : la communauté hollywoodienne lui remet en moyenne un prix honorifique par an et ce qui manquait à ses derniers films en termes de poigne commerciale, il a su le compenser amplement en se conformant au roman-photo de la vie conjugale parfaite, car complète.

Critique : En attendant les hirondelles

Après avoir dominé l'actualité du monde maghrébin depuis le point de vue français au cours des années 1990, ponctuées par une poussée inquiétante du terrorisme islamiste, l'Algérie s'est depuis en quelque sorte fait voler la vedette médiatique par ses voisins, davantage investis dans le printemps arabe et tout ce qu'il implique en termes d'évolutions politiques et sociales à vitesses multiples.

La Roche-sur-Yon 2017 : England is mine

Ce n'est pas dans beaucoup de domaines que l'on peut admirer la classe de nos voisins britanniques. Le genre plutôt pointu des biographies filmiques sur les chanteurs en fait cependant partie. Tandis que le cinéma français n'a d'yeux – et d'oreilles – que pour le haut du panier populaire, comme Claude François et Dalida, son pendant américain paraît seulement connaître deux styles musicaux, le rap et la soul, avec tout ce que cela implique de recours répétitif à la violence et à la drogue.

La Roche-sur-Yon 2017 : L’Échappée belle (Paolo Virzi)

Bien que l'espérance de vie augmente continuellement, la mise en garde que la vieillesse n'est pas faite pour les lâches n'a rien perdu de sa véracité. Le Festival de La Roche-sur-Yon en tient compte de deux façons complémentaires cette année, puisque nous avons pu y découvrir, après l'optimiste et poétique Lucky de John Carroll Lynch, le sensiblement plus mélancolique et profane L'Échappée belle de Paolo Virzi.

La Roche-sur-Yon 2017 : Lucky

Un chant de cygne digne de ce nom, cela ne se commande pas. Il relève en effet de la nature même de la mort que l'on ne sait a priori pas quand elle frappe et que nos préparatifs à son égard seront donc toujours incomplets. Dans le contexte d'une carrière artistique, truffée d'innombrables aléas matériels, choisir avec précision et assurance sa dernière œuvre relève de l'exploit.

La Roche-sur-Yon 2017 : La Surface de réparation

La 8ème édition du Festival International du Film de La Roche-sur-Yon a commencé d'une façon particulièrement prometteuse hier soir avec la présentation en avant-première de La Surface de réparation. Tourné dans la région, ce premier long-métrage parle moins du foot d'un point de vue sportif que de ce petit monde plus ou moins valorisé, plus ou moins légitime, qui tourne autour du ballon rond.

Critique : Jeune femme

Lauréat de la Caméra d'or attribué au Meilleur Premier Film au dernier Festival de Cannes, Jeune femme est en effet le signe prometteur d'une personnalité forte de cinéma en la personne de la réalisatrice Léonor Serraille. Il s'agit surtout d'un portrait de femme à fleur de peau, chaotique voire parfois hystérique, précaire et en même temps touchant dans son attachement indéfectible au personnage principal : une paumée de la vie, qui résiste vaillamment à la conformité, jusqu'à nous subjuguer presque complètement.

Critique : Confident royal

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Tout porte à croire que ça sente la fin de cycle, voire de règne du côté du cinéma britannique. Il est évidemment encore trop tôt – délais de production toujours aussi longs obligent – pour voir apparaître sur les écrans de cinéma les répercussions du vote du Brexit, cette mise hors jeu sur la scène internationale totalement absurde et même masochiste opérée l'année dernière.

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Avec Projet : Dernière chance, Phil Lord et Christopher Miller continuent de faire ce qu’ils savent faire de mieux : prendre une idée qui pourrait très vite finir sous une montagne de gravité narrative et lui coller des fusées aux fesses.

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Quand Pour une poignée de dollars a débarqué sur les écrans du monde entier, il avait suffisamment de poussière sur les bottes pour faire éternuer le western américain, mais surtout, il est arrivée avec des idées qui allaient faire beaucoup plus de bruit que les pistolets qui claquent dans les rues de San Miguel.

Strasbourg 2026 : ça commencera demain

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On reste du côté du cinéma d’horreur, quoique cette fois-ci dans l’immédiat et dans le cadre de l’un des rendez-vous incontournables du genre en Europe. Dès demain, c’est la 19ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg ou FEFFS qui s’ouvrira dans la métropole alsacienne.

Critique : Heart Of The Beast

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David Ayer retrouve Brad Pitt douze ans après Fury pour un survival efficace mais sans surprise, entre l'Alaska sauvage et la fidélité inébranlable d'un chien de combat.

Critique Express : Melpomène

On est là dans un vrai film de cinéma, réalisé par une jeune femme ayant des choses à dire sur la façon dont les femmes ont toujours souffert de la façon dont la société, les églises, les psy, des hommes presque toujours, ont cherché à interpréter, à cataloguer et, trop souvent, à punir tout ce qui, pour eux, chez elles, semblait sortir du cadre de LEUR normalité.