Critique : Evolution

Aucun lieu de tergiverser, Lucile Hadzihalilovic est présentement l'une des réalisatrices les plus intéressantes en France. Il suffit de se souvenir d’Innocence, son premier long-métrage, sorti en 2004, où l’on suivait un récit d’initiation se déroulant dans une école coupée du monde. Ce film attestait déjà à l’époque d’une maîtrise formelle poussée ainsi que d’un imaginaire hétéroclite puisant dans diverses influences telles le conte de fées, le manga ou encore le cinéma-bis transalpin. Film unique, à l’atmosphère intrigante, Innocence avait considérablement marqué les esprits. Ryan Gosling ne s’en est d’ailleurs toujours pas remis au point d’embaucher le chef-opérateur, Benoît Debie, pour son Lost River. Après un tel film, l’on aurait pu penser qu’un deuxième allait rapidement suivre. Cependant, au regard de la singularité du projet, allié à la frivolité des distributeurs actuels, la genèse d’Evolution fut, aux dires de quelques-uns, plus compliquée que prévue.

Margaret

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Margaret Américain : 2011 Titre original : Margaret Réalisateur : Kenneth Lonergan Scénario : Kenneth Lonergan Acteurs : Anna Paquin, Matt Damon, J. Smith-Cameron, Mark Ruffalo Distribution : Twentieth Century...

Critique : Les 2 Alfred

De quoi l'avenir sera-t-il fait ? Nul ne le sait, bien évidemment. Cependant, l'impression peu agréable ne nous quitte plus en ces temps de crise sanitaire qu'on perd de vue les enjeux à long terme, que la parenthèse du coronavirus suspend toutes les autres évolutions, en bien ou en mal, de notre société.

Noce d’été

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Noce d'été Tunisie : 2010 Titre original : - Réalisateur : Moktar Ladjimi Scénario : Moktar Ladjimi Acteurs : M. Ali Ben Jamaa, Fethi Haddaoui Distribution : Zelig Films Distribution Durée...

La Roche-sur-Yon 2024 : La Source (Meryam Joobeur)

Non, ce n'est pas encore la fatigue de mi-festival qui parle. Mais il fallait bien que vienne l'instant où nous tombons parmi la sélection autrement exquise du Festival de La Roche-sur-Yon sur un film qui nous laisse entièrement indifférent.

Tokyo koen

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Tokyo koen Japonais : 2011 Titre original : Tokyo koen Réalisateur : Shinji Aoyama Scénario : Shinji Aoyama , Norihiko Goda , Masaaki Uchida Acteurs : Haruma Miura, Nana...

Comic Con 2016 : les annonces Marvel

Tôt dans la nuit d'hier avait lieu l'habituel panel de Marvel Studios à l'occasion du San Diego Comic Con. Si aucun nouveau long-métrage n'a été annoncé, c'était l'occasion pour...

Le Fils du marchand d’olives

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Le Fils du marchand d'olives Français : 2011 Titre original : Titre original Réalisateur : Mathieu Zeitindjioglou Scénario : Mathieu Zeitindjioglou Acteurs : Anna Zeitindjioglou, Jean-Claude Dreyfus Distribution : Zelig...

Albi 2018 : Les Invisibles (Louis-Julien Petit)

La misère sociale n'a ni solution, ni structure. Elle est juste là, à nous regarder au quotidien de près ou, de préférence, de loin. A nous alors de prendre en considération les personnes qui en souffrent ou bien – la réaction instinctive qui en dit long sur l'hypocrisie de la nature humaine – de détourner le regard et de nous pincer le nez, en espérant que pareille dégringolade ne nous arrivera pas un jour.
Dangerous Liaisons

Dangerous Liaisons

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Film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs 2012 - Adaptation de l'oeuvre de Pierre Choderlos de Laclos, "Les liaisons dangereuses".

Critique : Paris of the North

L’Islande, cette île isolée au large de l’Europe, nous a toujours fascinés. D’abord, en tant que lieu de retraite rêvé, loin de tout et pourtant peut-être l’endroit le plus proche de la France qui vit encore au gré des influences naturelles : le froid, la neige et l’obscurité en hiver, ainsi que l’éruption éventuelle d’un volcan à tout moment. Et puis, grâce à son cinéma, modeste en quantité, mais d’une qualité à toute épreuve, qui tire profit des caractéristiques nationales sans jamais tomber dans la caricature folklorique. Paris of the North nous conforte largement dans notre appréciation. C’est un joli film doux-amer, avare en réponses, mais très adroit lorsqu’il s’agit de présenter les différents dilemmes existentiels des personnages sous un jour réaliste. Car contrairement à ce que pourrait laisser croire l’affiche française du film, l’état de flottement du protagoniste n’est pas principalement de l’ordre aquatique. Il relève davantage de cette délicate impasse due à l’indécision, qui accable tôt ou tard les hommes à partir de la trentaine.

The Plague Dogs

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The Plague Dogs Britannique : 1982 Titre original : The Plague Dogs Réalisateur : Martin Rosen Scénario : Martin Rosen Acteurs : Patrick Stewart, John Hurt, Christopher Benjamin Distribution :...

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Critique Express : Notre histoire – Chroniques du Caire

Avec ce film qui rappelle à la fois les grandes heures du cinéma égyptien et, plus encore, les grandes heures de la comédie italienne, A.B. Shawky confirme les qualités de réalisateur qu'on avait perçues dans "Yomeddine". 

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Scream 7

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Un certain trouble s’installe dès les premières minutes de Scream 7, comme si le film cherchait à accorder une guitare dont une corde refuserait obstinément de vibrer juste. Comme à chaque fois qu’il s’est attelé à tenter de reprendre les rennes de sa franchise, Kevin Williamson, ici crédité en tant que réalisateur et co-scénariste, semble vouloir réinventer son propre terrain de jeu.

Critique : Vivaldi et moi

Le grand succès dans les salles de cinéma art & essai de ce printemps, Vivaldi et moi est en fait un film étonnamment sage, presque consensuel. Certes, il épouse le point de vue du personnage féminin principal afin de mieux souligner le joug de la domination patriarcale sous lequel les femmes souffraient encore très largement au XVIIIème siècle.

Test Blu-ray : Le Rêve américain

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Après avoir réuni presque 700.000 français dans les salles, Le Rêve américain vient de sortir au format Blu-ray sous les couleurs de Gaumont, qui nous livre ici un master Haute-Définition propre, stable, qui épouse plutôt bien la texture du film d’Anthony Marciano.

Critique : La Bataille De Gaulle L’Âge de fer

Peu de personnages de l’Histoire française vaguement récente font l’objet d’une vénération aussi fervente que le général De Gaulle. Tous bords politiques confondus ou presque, chacun se réclame du côté héroïque de son héritage, alors que ce culte de la personne a depuis longtemps pris le tournant du mythe patriotique.