Critique : Vers la bataille
On se plaint et on se plaint encore, au fur et à mesure que le frein qui nous prive de certaines de nos libertés tarde à être relâché, un modeste allègement de confinement à la fois. Pourtant, en dépit de comparaisons historiques absolument ahurissantes qui voudraient nous faire croire le contraire, ce n'est quand même pas la guerre !
Critique : Glory (Valchanov & Grozeva)
Vue depuis la France, la Bulgarie est un pays loin des préoccupations collectives, à moins de la désigner avec une fâcheuse régularité comme le parent pauvre de l'Europe et donc l'exemple à ne surtout pas suivre. Or, la population bulgare mène une existence semblable au quotidien de ses voisins, dont les représentations filmiques trouvent sensiblement plus souvent le chemin jusque sur les écrans français, à l'image du renouveau artistique récent de la cinématographie roumaine.
Le Temps dure longtemps
Sumru prépare un master d’ethnomusicologie à l’Université d’Istanbul. Elle s’installe dans le sud-est de la Turquie pour quelques mois afin d’y étudier les élégies anatoliennes et leur histoire.
A Diyarbakır, elle rencontre Ahmet, vendeur de DVD pirates ayant filmé des témoignages de survivants kurdes. Sumru est hantée par le souvenir douloureux de son premier amour, un Kurde mystérieusement disparu.
Aux côtés d’Ahmet, dans le contexte tragique de cette guerre non reconnue à ce jour, elle va devoir affronter son passé et l’histoire de son pays.
Wanderlust
Wanderlust
Américain : 2011
Titre original : Wanderlust
Réalisateur : David Wain
Scénario : David Wain , Ken Marino
Acteurs : Jennifer Aniston, Paul Rudd, Malin Akerman
Distribution : Universal...
Critique : Bons à rien
En seulement trois films, le réalisateur italien Gianni Di Gregorio a réussi ce qui a pris une filmographie entière chez des géants de la comédie cinématographique comme Jacques Tati et Woody Allen : créer un personnage récurrent dans un univers vaguement autobiographique, qui y stagne de la façon la plus amusante imaginable. Son Gianni n’est guère le prototype du séducteur vieillissant, qui n’a plus que son machisme italien pour s’imaginer des conquêtes féminines. Il n’est pas non plus tout à fait un fainéant vulgaire, qui laisserait les autres travailler à sa place. Non, ce personnage magnifique est tout cela à la fois et en même temps animé par un masochisme burlesque qui ne cessera jamais de nous faire rire aux éclats.
Premium Rush
Premium Rush
Américain : 2012
Titre original : Premium Rush
Réalisateur : David Koepp
Scénario : David Koepp , John Kamps
Acteurs : Joseph Gordon-Levitt, Jamie Chung, Dania Ramirez
Distribution...
Gli equilibristi
Gli equilibristi
Italie : 2011
Titre original : Gli equilibristi
Réalisateur : Ivano De Matteo
Scénario : -
Acteurs : acteurs inconnus
Distribution : Bellissima Films
Durée : -
Genre : Divers
Date...
A moi seule
A moi seule
Français : 2011
Titre original : -
Réalisateur : Frédéric Videau
Scénario : Scénario
Acteurs : Agathe Bonitzer, Reda Kateb, Hélène Fillières
Distribution : Pyramide Distribution
Durée :...
Critique : A second chance
Quelle misère ! La réalisatrice Susanne Bier continue de faire de la misère, extrême et amère, son fond de commerce. Les revers tragiques du destin se multiplient ainsi dans son nouveau film, qui s’attaque une fois de plus à la destruction en règle du monde faussement préservé au Danemark.
Critique : Tramontane
Quelle place le cinéma, un art visuel par excellence, réserve-t-il à la cécité ? Est-il en mesure d’en rendre compte d’une façon radicale, susceptible de simuler la perte d’un sens chez le spectateur, au risque de produire un film proprement impossible à regarder ? Pareille perte de repères avait été tentée pour le cas vaguement comparable de la surdité dans le film ukrainien The Tribe de Myroslav Slaboshpytskiy, sorti il y a deux ans et demi, lui aussi présenté à la Semaine de la critique de Cannes, où les nombreuses répliques en langue des signes n’avaient volontairement pas été sous-titrées.
Critique : Ouvert la nuit
La personnalité publique de Edouard Baer a beau être polarisante, elle a au moins l’immense avantage d’être consistante au fil des années. L’image que l’acteur donne de lui-même est celle d’un homme loufoque et narcissique, trop imbu de sa propre aura pour proférer autre chose que des pointes puériles.
Critique : La Lune de Jupiter
On n'ira pas jusqu'à affirmer que la frustration aiguë provoquée par le film précédent de Kornel Mundruczo nous inspirait une appréhension tenace face à son nouveau, présenté cette année en compétition au Festival de Cannes. Il faut en effet reconnaître que White God était une affaire de goût et que, de toute façon, chaque œuvre cinématographique tant soit peu ambitieuse produite dans le contexte culturel épineux de la Hongrie vaut la peine d'être découverte, voire soutenue.















