Critique : The Birth of a Nation
Les meilleures intentions donnent rarement de bons films. Ce projet sur l’un des chapitres les plus sombres de l’Histoire américaine tenait visiblement à cœur Nate Parker, qui y cumule les casquettes d’acteur, de réalisateur, de scénariste et de producteur. Ce n’est pas pour autant que The Birth of a Nation se montre à la hauteur du sujet épineux qu’il traite frontalement.
Cannes 2019 : Le Daim (Quinzaine – ouverture)
Film d’ouverture de la 51e édition de la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, Le Daim, septième long-métrage de Quentin Dupieux, a conquis le public cannois qui a pu, neuf ans après la projection de Rubber lors de la Semaine de la Critique, apprécier une fois de plus le génie de ce cinéaste à part.our vocation première, voire exclusive, de rapporter beaucoup d’argent, peu importe l’appauvrissement de la diversité du cinéma sous toutes ses formes qu’il accepte volontairement en guise de dommage collatéral
Sarlat 2024 : Je suis toujours là
Comme tous les pays latinoaméricains ou presque, le Brésil a dû passer par une dictature militaire à un moment assez récent de sa longue histoire mouvementée. Ce fut pendant plus de vingt ans, entre 1964 et 1985. Une période qui a certainement laissé des traces, mais qui aura également permis aux Brésiliens contemporains d'être particulièrement attachés aux bienfaits de leur jeune démocratie.
Critique : Free fire
L'influence de Quentin Tarantino plane sans l'ombre d'un doute sur le sixième film de Ben Wheatley. Ce qui n'est en soi ni un reproche, ni un lien de filiation insurmontable. En effet, le réalisateur américain le plus emblématique de ces vingt dernières années se voit d'abord lui-même comme un passeur, comme le plus grand fan du cinéma de genre d'une époque révolue, qui s'emploie avant tout à transmettre cette cinéphilie de niche, devenue populaire grâce à lui.
Fon Tok Kuen Fah
Fon Tok Kuen Fah
Français, thaïlandais : 2011
Titre original : Fon Tok Kuen Fah - Headshot
Réalisateur : Pen-ek Ratanaruang
Scénario : Pen-ek Ratanaruang
Acteurs : Nopachai Jayanama,...
Critique : Star Wars, Episode VII – Le Réveil de la Force
Est-ce qu’un film pourra satisfaire toutes les attentes auxquelles se voit confronté le septième épisode de la saga Star Wars ? La façon dont Disney a fait du battage pour rendre la sortie du film incontournable comporte aussi un côté sombre...
Critique : L’Ennemi de la classe
Il est sans doute révélateur de l’état d’esprit consensuel de notre époque que la plupart des incursions cinématographiques dans l’univers scolaire ne privilégient pas un mode de confrontation à armes égales. Sous l’emprise d’une philosophie exacerbée à l’américaine, ces films penchent soit du côté du conte, où des élèves bons à rien se transforment comme par miracle en citoyens exemplaires, grâce à l’intervention d’un prof courageux et animé par un sens civique aigu (Les Héritiers de Marie-Castille Mention-Schaar), soit de celui de l’affrontement manichéen, au cours duquel l’enseignant machiavélique se déchaîne sur ces pauvres jeunes pour assouvir sa soif de domination sadique (Whiplash de Damien Chazelle). Il existe certes de rares exceptions, comme Entre les murs de Laurent Cantet, qui célèbrent un élan de collaboration solidaire entre professeurs et élèves. Mais dans l’ensemble, si affrontement il y a, celui-ci se manifeste tôt ou tard dans un rapport de forces le plus souvent à l’avantage des porteurs de l’autorité pédagogique. Ce film slovène fait admirablement fi des facilités conventionnelles, en puisant une tension dramatique extraordinaire de l’ambiguïté des deux camps, qui se livrent une guerre des nerfs dépourvue d’un vainqueur rassurant.
Critique : My Beautiful Boy
La jeunesse américaine est en état de crise. Si l'on veut bien admettre que le cinéma est le reflet indirect des préoccupations qui agitent une société à un moment donné, il y a de quoi sérieusement s'inquiéter pour les adolescents des États-Unis !
Biarritz 2018 : Compañeros
La plupart des pays latino-américains sont hélas passés par la case horrible de la dictature militaire. L'âme collective de ces pays soumis, mais en fin de compte jamais tout à fait vaincus, a souvent fait appel au cinéma pour panser rétrospectivement les plaies de ces périodes très sombres. Pour l'Uruguay, ce travail historique a pris, entre autre, la forme de Compañeros, présenté en compétition au Festival de Biarritz et sélectionné pour défendre les couleurs de son pays dans la course à l'Oscar du Meilleur Film étranger.
Jack le tueur de géants
Jack le tueur de géants
Américain : 2012
Titre original : Jack The Giant Killer
Réalisateur : Bryan Singer
Scénario : Mark Bomback , Christopher McQuarrie , Darren...
La Clinique de l’amour
La Clinique de l'amour
Français : 2011
Titre original : La Clinique de l'amour
Réalisateur : Artus de Penguern
Scénario : Artus de Penguern
Acteurs : Artus de Penguern,...
Critique : A second chance
Quelle misère ! La réalisatrice Susanne Bier continue de faire de la misère, extrême et amère, son fond de commerce. Les revers tragiques du destin se multiplient ainsi dans son nouveau film, qui s’attaque une fois de plus à la destruction en règle du monde faussement préservé au Danemark.

















