Critique : Un peu beaucoup aveuglément

Des films d’acteurs qui passent pour la première fois derrière la caméra, il y en a presque un par semaine ces temps-ci. Après les sorties des débuts de réalisateur de Ryan Gosling et de Russell Crowe au mois d’avril, voici la tentative initiale de Clovis Cornillac, un comédien qui ressemble décidément plus à l’équivalent français du bonhomme bougon Crowe qu’à celui de l’éternel jeune premier Gosling. Ces changements de casquette se soldent très rarement par de nouvelles vocations durables. Dans le cas présent, nous nous mettons toutefois à espérer que ce coup d’essai fort prometteur sera transformé en une belle et riche carrière de créateur de comédies légères et inspirées. Celles-ci sont hélas plutôt une denrée rare en France, où la vanne facile et fatiguée paraît rapporter plus, en termes commerciaux, qu’un humour un peu plus recherché.

Berlinale 2020 : En avant

Avec désormais plus de vingt longs-métrages à leur actif, les studios Pixar risquent de ne plus détenir pour longtemps le titre d'innovateur technique et narratif qui a fait leur réputation brillante dans le milieu de l'animation depuis un quart de siècle.

Viva Riva !

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Kinshasa, où la vie nocturne et trépidante semble toujours prête à engloutir le temps. Quelques rares privilégiés y mènent la grande vie, au mépris de tous les laissés pour compte. Ceux qui n’ont rien envient ceux qui ont tout et n’aspirent qu’à une seule chose : devenir les nouveaux maîtres de la nuit. Riva est l’un de ces rêveurs. Il rentre au pays plein aux as après dix ans d’absence, bien déterminé à s’offrir une folle nuit…

Critique : Bac Nord

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Les Français et leur police, c'est un lien complexe qui puise bien plus profondément dans les phobies de la conscience collective que le rythme hélas régulier des faits d'actualité voudrait nous le faire croire. On n'ira certes pas jusqu'à dire que c'est une obsession nationale. Toujours est-il que ce corps de métier, cette branche du pouvoir en première ligne de l'attention publique est la cible d'un curieux acharnement.

Critique : Sorcerer

La filmographie de William Friedkin est ponctuée d’œuvres qui n’ont pas su tenir toutes leurs promesses, d’un point de vue soit artistique, soit commercial. Depuis Les Garçons de la bande, l’un des premiers films à oser présenter des personnages homosexuels sous un jour plutôt positif, quoique désespérément caricatural, jusqu’à ses deux derniers films, Bug et Killer Joe qui n’ont pas enthousiasmé Hollywood alors qu’ils montraient une vigueur créatrice insoupçonnée chez le réalisateur bientôt octogénaire, en passant par le coup double de succès démesurés de French Connection et L’Exorciste, puis un autre démêlé avec la communauté homosexuelle autour de Cruising et la survie de sa carrière sous perfusion grâce au soutien de son épouse, dirigeante de Paramount, le parcours en dents de scie du réalisateur est presque plus passionnant que ses films pris séparément.

Critique : Une fois que tu sais

L'un des rares aspects tant soit peu positifs de la crise sanitaire qui tient en haleine l'humanité toute entière depuis près d'un an, c'est qu'elle a complètement modifié notre conception du temps. Avec des rythmes de vie qu'on est obligé de changer chaque semaine, un cran de confinement plus serré à la fois, il devient en effet impossible de prévoir quoique ce soit à long terme.
Lawless

Lawless

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Lawless USA : 2012 Titre original : Lawless Réalisateur : John Hillcoat Scénario : John Hillcoat Acteurs : Guy Pearce, Tom Hardy, Jessica Chastain Distribution : Metropolitan FilmExport Durée : 1h55 Genre...

Critique : Entre les frontières

Dans ce siècle marqué par le déplacement massif de populations, il y a des réfugiés partout, qui ne sont hélas bienvenus nulle part. A l’exception éventuelle et éminemment temporaire de l’Allemagne, qui paie désormais sa culture éphémère de l’accueil par une crispation sociale et politique grandissante.
The King of Pigs

The King of Pigs

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Il y a 15 ans, le monde s’est effondré. Et à présent, cette horrible histoire recommence. Après la faillite de son entreprise, Kyung-min (doublé par Oh Jung-se) tue sa femme sur un accès de fureur. Etouffant sa colère, il part à la recherche de son camarade de collège Jong-seok (doublé par Yang Ik-joon). Ce dernier n’a pas réussi à devenir écrivain et vivote péniblement en écrivant des autobiographies pour les autres. La visite de Kyung-min est une surprise embarrassante. Kyung-min lui raconte qu’au collège, il était ignoré et brimé, souvenir qu’il cherchait à oublier. Il évoque aussi leur idole Cheoli (doublée par Kim Hye-na). Kyung-min emmène Jong-seok dans la cour de l’école et veut lui révéler la terrible vérité sur ce qui s’est passé ici il y a 15 ans....

Arras 2025 : Coutures

Comme le faisait remarquer un confrère à la sortie de la projection presse à l’Arras Film Festival, ce n’est déjà pas si mal de créer un film intéressant sur le thème de la Fashion Week. En effet, Coutures est certainement intéressant. Surtout, parce que le cinquième long-métrage de Alice Winocour dit tout et son contraire. A la fois âpre et clinquant, le récit constitue un mélange fascinant de contradictions.

Critique : Le Temps des rêves

La chute du mur de Berlin et la réunification allemande n’ont pas produit que des gagnants. C’est surtout à l’Est que de nombreux habitants ont buté sur le changement de régime radical leur ayant été imposé. Celui-ci les mettait à la fois face à des libertés jusque-là insoupçonnées et à un vide de repères préjudiciable pour les plus influençables.

Fon Tok Kuen Fah

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Fon Tok Kuen Fah Français, thaïlandais : 2011 Titre original : Fon Tok Kuen Fah - Headshot Réalisateur : Pen-ek Ratanaruang Scénario : Pen-ek Ratanaruang Acteurs : Nopachai Jayanama,...

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Si Shelby Oaks joue, dans un premier temps, avec les codes du found footage et du documentaire, le film de Chris Stuckmann ne tardera pas à bifurquer vers une narration et une mise en images plus chiadées et traditionnelles.

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Énorme succès en Chine à l'automne 2025 avec presque 33 millions d'entrées, The Shadow’s Edge a pris d'assaut le box-office à la manière d'un félin nerveux dans une ruelle humide : silencieux, tendu, prêt à bondir, mais avec cette élégance typique du polar hongkongais qui préfère la précision du geste à la brutalité gratuite.

Critique Express : La femme de (Deuxième avis)

Bien trop souvent, lorsqu'une femme est évoquée dans une conversation, on entend dire qu'il s'agit de "la femme de", la suite étant bien sûr le nom d'un homme, comme si elle n'avait pas d'existence propre, comme si il fallait la rattacher à un homme pour lui donner droit de cité.

Test Blu-ray : 30 minutes de sursis

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Sorti sur les écrans américains en 1965, 30 minutes de sursis est un drôle d’objet coincé entre deux époques : trop tard pour appartenir pleinement à l’âge d’or hollywoodien, trop tôt pour se fondre dans la révolution formelle du Nouvel Hollywood...

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7 jours en juin déboule avec l’énergie d’un projet monté à la force du poignet, du coude et probablement d’un genou, tant l’enthousiasme déborde de partout.