On est là !
Youssef, un fou plein de sagesse, vit dans les ruines d'un immeuble où il collectionne des photos de gens heureux. Derrière chacun de ces destins se cachent des millions d'impulsions d'une ville meurtrie par le temps. Chapitre après chapitre, ils attendent encore, éternellement... Beyrouth.
Avons nous véritablement perdu tout sens de la réalité lorsque tout ce qui nous entoure résonne comme des explosions incessantes ?
Gravity – 3D
Gravity - 3D
- : 2011
Titre original : Gravity - 3D
Réalisateur : Alfonso Cuarón
Scénario : Jonás Cuarón , Alfonso Cuarón , Rodrigo Garcia
Acteurs : Sandra...
Critique : Oh Lucy !
Il paraît que le 20 janvier est la journée mondiale des câlins. Cette information a priori nullement essentielle, glanée au cours des bavardages insipides dans lesquels les animateurs de radio excellent le matin, a cependant toute son importance dans le contexte de cette comédie douce-amère, présentée à la Semaine de la Critique cannoise l'année dernière.
Arras 2019 : Deux (Filippo Meneghetti)
Le poids des secrets devient de plus en plus insoutenable dans ce drame intimiste, qui était hélas déjà le dernier film que nous avons pu voir à l'Arras Film Festival, où il fut présenté dans le cadre des « Découvertes européennes ».
Critique : Loin des hommes
Aride comme les hauts plateaux de l’Atlas, pudique comme la philosophie humaniste d’Albert Camus, cette adaptation libre de l’une de ses nouvelles a surtout donné un très beau film. Avec une intensité sourde, David Oelhoffen n’y évoque point un choc des cultures, mais plutôt une bataille subtile pour un peu de compréhension et de solidarité, pendant que l’équilibre social et historique se détraque irrémédiablement. Si l’on veut considérer Loin des hommes comme un western – une référence pleinement assumée par son réalisateur –, ce serait alors un western algérien aux multiples facettes. Car sa principale qualité est une redistribution cyclique des cartes à une vitesse impressionnante, un changement de donne permanent auquel les deux personnages, interprétés magistralement par Viggo Mortensen et Reda Kateb, s’adaptent aussi bien qu’ils le peuvent.
Critique : Egon Schiele
En France, les films sur les grands artistes de la nation sont quelque peu passés de mode, les peintres ayant laissé leur place aux créateurs de mode et autres explorateurs des fonds marins. Heureusement que pendant cette parenthèse qui ne saura durer, le cinéma germanophone comble le vide, puisque moins de trois mois après la sortie de Lou Andreas-Salomé de Cordula Kablitz-Post – sur une poète et muse d'intellectuels, certes, mais néanmoins conçu selon les mêmes règles de la biographie filmique aux forts accents nostalgiques – arrive ce film-ci sur nos écrans.
Arras 2019 : Seules les bêtes
Puisque la civilisation humaine du 21ème siècle court à une vitesse de plus en plus vertigineuse vers la globalisation des échanges, nous sommes de plus en plus étroitement liés les uns aux autres. Plutôt que de produire de la solidarité et de la convivialité, ce réseau mondial des interdépendances crée des rapports de force déséquilibrés, aux conséquences parfois insoupçonnées.
Cornouaille
Cornouaille
France : 2011
Titre original : Cornouaille
Réalisateur : Anne Le Ny
Scénario : Anne Le Ny
Acteurs : Vanessa Paradis, Samuel Le Bihan, Jonathan Zaccaï
Distribution : UGC...
Cendrillon 3D, Elle était une fois dans l’ouest
L'action se passe il y a fort longtemps dans le profond Far West... Notre Cendrillon a un caractère de cochon et un coeur énorme mais se trouve bien seule pour affronter son affreuse belle-mère. La venue d'un prince russe dans la ville poussiéreuse va changer bien des choses, d'autant que les bijoux de sa grande Duchesse de mère vont attirer la convoitise de l'affreux Barbazul et de sa bande de pirates échoués sur un galion dans le désert...
Anna Karenina
Anna Karenina
USA : 2012
Titre original : Anna Karenina
Réalisateur : Joe Wright
Scénario : Tom Stoppard
Acteurs : Keira Knightley, Jude Law, Aaron Johnson
Distribution : Universal Pictures...
Critique : Corps étranger
Les premiers plans du nouveau film de Raja Amari pourraient faire croire qu'il s'agisse d'une énième histoire de réfugiés, en digne exploration opportuniste d'un sujet à la mode. Or, autant Corps étranger intègre astucieusement les sensations de la perte d'attaches et de la dérobade du socle existentiel, propres aux destins des personnes qui ont dû précipitamment abandonner leur foyer et fuir leur pays, autant c'est une thématique encore davantage d'actualité qui apparaît comme le point fort du film.
Critique : Le Discours
Tiens, cela aurait pu faire un drôle de lien avec l'actualité, si Le Discours avait pu sortir sur les écrans français aujourd'hui. On ne vous révèle en effet pas grand-chose en vous disant que cette comédie douce-amère commence avec l'anecdote sur le suicide raté du chanteur punk Darby Crash. Raté pourquoi ? Parce qu'il a eu lieu quelques heures à peine avant l'assassinat de John Lennon il y a quarante ans.
















