Critique : La belle jeunesse

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On compare souvent Jaime Rosales à Michael Haneke. Ce n'est pas totalement injustifié même s'il y a aussi chez lui une parenté avec Bresson et Ozu. En tout cas, film après film, il est devenu un des réalisateurs les plus importants de notre époque et son dernier film prouve, s'il en était besoin, qu'on peut exceller à la fois dans le fond et dans la forme.

Critique : Retour à Ithaque

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Retour à Ithaque fait partie de ces films qui marquent profondément les spectateurs, à la fois par leur simplicité et par leur richesse. On peut s'étonner que le scénario, pas particulièrement tendre pour ce qu'est devenue l'île crocodile, ait été accepté sans problème par les autorités, et donc que le film ait pu être tourné à La Havane avec des comédiens cubains. Peut-être la tendresse que les scénaristes et le réalisateur montrent pour le peuple cubain y est pour quelque chose.

Critique : Iranien

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Iranien est un film qui risque de déplaire à beaucoup de monde : aux religieux iraniens, bien sûr, mais aussi aux iraniens qui s'opposent au régime en place et qui risquent de trouver que Mehran Tamadon n'est pas assez mordant face au quatre mollahs. Peut-être décevra-t-il également certains spectateurs dans nos contrées, pour les mêmes raisons. On ne peut pourtant que conseiller de ne pas passer à côté de ce film, à la fois passionnant, enrichissant et, curieusement, souvent drôle.

Critique : Une nouvelle amie

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Deux ans après Laurence Anyways de Xavier Dolan, c’est à François Ozon de s’intéresser au personnage d’un homme qui se travestit en femme. C’est-à-dire de mettre en scène un être qui n’est pas né femme, mais qui cherche à le devenir. Romain Duris incarne là le plus beau personnage féminin du film, et joue peut-être aussi l’un des meilleurs rôles de sa carrière.

Critique : A la vie

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Il est certain que, le plus souvent, on se montre particulièrement sévère lorsqu'on est déçu par un film dont le synopsis vous avait particulièrement attiré. C'est ce qui se passe avec A la vie, un film présenté au Festival de Locarno et qui ne s'avère que très honorable alors qu'on anticipait un véritable choc.

PIFFF 2014 : Night Call

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Après son double rôle dans Enemy, Jake Gyllenhaal revient avec une nouvelle performance sidérante dans ce film noir surprenant qui mêle le portrait d'un sociopathe qui ne vous demandera jamais de faire ce qu'il ne ferait pas lui-même à une satire féroce de la société américaine.

Critique : Les opportunistes

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Lors de la cérémonie des David Di Donatello 2014, les Oscars / Césars italiens, deux films se sont partagés les honneurs : La Grande Belleza et Les Opportunistes, ce dernier étant récompensé, entre autres, à la fois comme meilleur film et comme meilleur scénario. Les Opportunistes, comme La Grande Belleza, apporte en tout cas une nouvelle preuve que le cinéma italien n'est pas aussi moribond qu'on le prétend un peu trop souvent.

Critique : Respire

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Deuxième long-métrage de la comédienne Mélanie Laurent, Respire a été très bien reçu lors de sa présentation à la Semaine de la Critique lors du dernier Festival de Cannes. Était-ce mérité ?

Critique : Marie Heurtin

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Jean-Pierre Améris fait partie de ces réalisateurs dont on parle peu mais qui, film après film, sont arrivés à créer une œuvre. Marie Heurtin est son 9ème long métrage de cinéma. Comme c'est toujours le cas chez lui, ce film a fait l'objet d'une importante recherche documentaire.

Test DVD : Mahler de Ken Russell

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Visiblement très intéressé par les grands compositeurs de musique classique dans les années 70, Ken Russell signe en 1974 un biopic pour le moins décalé de Gustav Mahler, sobrement intitulé Mahler. Avec l’Art du grotesque qui caractérise son cinéma, toujours sur le fil entre le symbolisme fascinant et le ridicule achevé, Ken Russell pénètre aux forceps dans la psyché du compositeur autrichien, et signe une œuvre originale et unique

Critique : Patria obscura

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Réflexion sur la mémoire et les traces, aspect esthétique, presque pictural, où l’on décèle l’œil du photographe, part d’engagement, de questionnement et d’intimité… La promesse qui réside dans la bande-annonce de Patria obscura et le site officiel de Stéphane Ragot a été tenue. Comme il s’effeuille au fil des chapitres et des étapes de son film, le réalisateur épluche les strates de l’Histoire –la sienne et la grande, et décortique le processus photographique comme le dispositif documentaire.

Festival de Gardanne 2014 : deuxième jour

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Deux excellentes avant-premières ont été présentées lors de cette deuxième journée du Festival Cinématographique d'Automne de Gardanne. Laurent Cantet à Cuba  Il y a deux ans,...

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La Roche-sur-Yon 2026 : Hot Water

Pour notre dernier film au Festival de La Roche-sur-Yon 2026, on se sentait comme déplacé trois cents kilomètres plus au nord et un mois en arrière, à celui de Deauville. En effet, Hot Water fait partie de ces productions indépendantes américaines qui pullulent depuis des décennies au mois de septembre sur la Côte Fleurie.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : The Furious

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The Furious renoue avec la grande tradition du cinéma d'arts martiaux hongkongais, en privilégiant la lisibilité des mouvements, la précision des impacts et l'engagement physique des interprètes. La caméra sait où regarder, les corps occupent réellement l'espace et chaque affrontement possède sa propre géographie.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Backrooms

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Avec Backrooms, Kane Parsons transforme un cauchemar né sur Internet en une expérience de cinéma grandeur nature, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le jeune réalisateur a de la suite dans les idées.

Test Blu-ray : Naked

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Avec Naked, Mike Leigh prend un virage nettement plus sombre après les chroniques familiales de High Hopes et Life is Sweet. Le cinéaste britannique s'intéresse toujours aux petites gens, aux existences cabossées et aux relations humaines qui grincent, mais l'humour tendre cède ici beaucoup de terrain à une violence sociale et psychologique autrement plus inquiétante.

Test Blu-ray : MadS

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Avec MadS, David Moreau signe un film d’horreur français à la fois efficace et presque expérimental, dont la particularité formelle – il s’agit d’un unique plan-séquence de 90 minutes – devient le cœur même du dispositif.