Cannes 2019 : la Palme pour Bong Joon-ho

Première Palme d’or pour la Corée du sud avec , le septième long-métrage de et deuxième en compétition après Okja en 2017. En 2006, il était à la Quinzaine des Réalisateurs avec The Host et en 2009, il était passé à Un Certain Regard avec . Le cinéma coréen ne remporte les premiers prix des plus grands festivals que depuis le début des années 2010, avec Kim Ki-duk pour Pieta, Lion d’or à Venise en 2012 et , Léopard d’or à Locarno en 2015 avec Un jour avec, un jour sans. En 2003, était passé tout près de la Palme d’or, avec le Grand Prix pour et un an plus tôt remportait le prix de la mise en scène pour Ivre de femmes et de peinture.

(Valery Hache / AFP)

Les frères Dardenne complètent leur collection avec le prix de la mise en scène, après deux Palmes d’or (Rosetta et L’Enfant), un Grand Prix (Le Gamin au vélo), un prix du scénario (Le Silence de Lorna), deux prix d’interprétation, masculine (Olivier Gourmet pour Le Fils) et féminine (Emilie Dequenne pour Rosetta). Une telle accumulation est une grande première, à Cannes ou ailleurs.

Côté prix d’interprétation, Antonio Banderas n’est pas le premier acteur espagnol honoré. Il succède à José Luis Gómez pour Pascual Duarte en 1976, Fernando Rey pour Elisa, mon amour de Carlos Saura l’année suivante, Alfredo Landa et Francisco Rabal pour Les Saints innocents en 1984 et Javier Bardem pour Biutiful en 2010.

Palme d’or : Parasite de Bong Joon-ho (Corée)

Grand prix du jury : de Mati Diop (France)

Prix de la mise en scène : Jean-Pierre et Luc Dardenne pour leur film (Belgique)

Prix d’interprétation masculine : Antonio Banderas pour Douleur et gloire de Pedro Almodovar (Espagne)

Prix d’interprétation féminine : pour Little Joe de Jessica Hausner (Autriche / Grande-Bretagne)

Prix du scénario : pour son film Portrait de la jeune fille en feu (France)

Prix du jury ex-aequo : Les Misérables de Ladj Ly (France) et de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles (Brésil)

Mention spéciale : d’Elia Suleiman (Palestine)

Caméra d’or : Nuestras madres de César Diaz (Guatemala)

Palme d’or du court-métrage : La distance entre nous et le ciel de Vasilis Kekatos (Grèce)

Mention spéciale : Monstre Dieu de Agustina San Martin (Argentine)

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Pascal Le Duff

Cet article a été écrit par Pascal Le Duff, rédacteur en chef cinéma sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles