DVD — 01 juillet 2019
Test Blu-ray : Rémi sans famille

 
France : 2018
Titre original : –
Réalisation :
Scénario : Antoine Blossier
Acteurs : , ,
Éditeur :
Durée : 1h45
Genre : Aventures, Drame
Date de sortie cinéma : 26 décembre 2018
Date de sortie DVD/BR : 3 juillet 2019

 

À l’âge de 10 ans, Rémi est arraché à sa mère adoptive et confié au Signor Vitalis, un mystérieux musicien ambulant. À ses côtés, il va apprendre la rude vie de saltimbanque et à chanter pour gagner son pain. Accompagné du fidèle chien Capi et du petit singe Joli-Coeur, son long voyage à travers la France, fait de rencontres, d’amitiés et d’entraide, le mène au secret de ses origines…

 


 

Le film

[3/5]

« Dans les grandes villes ou les petits villages, devant nous défilent de jolis paysages… Ma famille à moi, c’est celle que j’ai choisi, car on a besoin d’affection dans la vie ! » Si vous êtes natif des années 80, cette ritournelle ne vous est pas inconnue, et vous faites peut-être partie des 857.000 français à avoir été découvrir dans les salles ce Rémi sans famille à Noël dernier. « Quoi ? Seulement 857.000 entrées pour ce blockbuster à la française, conçu et mis en boite pour tout détruire sur son passage au box-office ? » vous demanderez-vous peut-être. Hé oui, il y a de fortes chances pour que les producteurs Jerico (et les co-producteurs TF1, OCS, TMC, Ciné+…) aient été un peu déçus du score réalisé par leur poulain dans les salles.

Pourtant, sur le papier, tout semblait réuni pour réitérer le succès de Belle et Sébastien : il s’agit également de l’adaptation d’un roman populaire français (ici signé ), ce dernier avait aussi été adapté il y a quelques années sous la forme d’un dessin animé, et il s’agit bien sûr d’un divertissement familial, ambitieux, plein de rebondissements et d’émotion. Comme Belle et Sébastien, le film d’Antoine Blossier met en scène de majestueux paysages français (il a été tourné en Occitanie, dans l’Aubrac et le Tarn) afin de s’imposer comme un parfait film « carte postale », multipliant les images d’Épinal d’une France d’autrefois. Naturellement, les bonnes vieilles valeurs familiales sont également de la partie, de même que les bons sentiments, les animaux, etc, etc. Les producteurs ont même poussé le vice jusqu’à aller chercher un réalisateur issu, comme Christian Duguay, plutôt du cinéma de genre : on se souvient qu’Antoine Blossier avait débuté avec La traque en 2010. Et puis bien sûr, il y a aussi Daniel Auteuil dans le rôle de Vitalis, le « père adoptif » de Rémi.

Bref, ce Rémi sans famille constitue à sa manière le summum du divertissement familial français, transportant le spectateur dans un monde fait de nostalgie, le spectacle étant en partie assuré par l’émotion suscitée par le récit, la beauté surannée des images d’Épinal que nous assène Antoine Blossier faisant le reste – cette beauté rustique d’une France du passé sans téléphones et sans électricité, où tout semblait plus sain et où il faisait bon vivre au contact de la nature. Comment se fait-il alors que le film n’ait pas pulvérisé tous les records au box-office, alors que les trois épisodes de Belle et Sébastien ont quant à eux cumulé presque sept millions d’entrées en France ? Va comprendre, Charles…

 

 

Le Blu-ray

[4,5/5]

Le Blu-ray de Rémi sans famille édité par TF1 Studio nous propose un transfert proche de la perfection. Chaque plan affiche une beauté exemplaire, rendant clairement hommage à la photo du film signée Romain Lacourbas (Colombiana). Les couleurs sont chaudes, profondeur de champ et piqué sont au meilleur de leur forme et offrent une quantité incroyable de détails : une belle galette. Les contrastes et les noirs sont également de la partie avec une superbe densité. Côté son, Rémi sans famille s’offre également une belle réussite acoustique : les dialogues sont clairs, la spatialisation est optimale, les surrounds proposent une immersion totale, et les passages les plus émouvants du film proposent également un rendu précis et imparable.

Du côté des suppléments, TF1 Studio fait également le taf en nous proposant, outre la version karaoké de la chanson du film, un making of d’un peu moins de 40 minutes nous donnant un aperçu d’un tournage et d’une équipe visiblement sincères et investis, loin du cynisme de façade que l’on pouvait percevoir à priori, et qu’on a largement souligné dans la critique ci-dessus. Ce documentaire bien rythmé reviendra sur les grandes thématiques et le côté « Spielbergien » voulu par le cinéaste mais s’attardera également sur quelques aspects plus techniques du film, tels que le dressage des animaux ou la photographie.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles