DVD — 02 juillet 2019
Test Blu-ray : Ralph 2.0

 
États-Unis : 2019
Titre original :
Réalisation : ,
Scénario : Phil Johnston,
Acteurs (VO) : , ,
Éditeur :
Durée : 1h52
Genre : Animation
Date de sortie cinéma : 13 février 2019
Date de sortie DVD/BR : 21 juin 2019

 

Ralph quitte l’univers des jeux d’arcade pour s’aventurer dans le monde sans limite d’Internet. La Toile va-t-elle résister à son légendaire talent de démolisseur ? Ralph et son amie vont prendre tous les risques en s’aventurant dans l’étrange univers d’Internet à la recherche d’une pièce de rechange pour réparer la borne de Sugar Rush, le jeu vidéo dans lequel vit Vanellope. Rapidement dépassés par le monde qui les entoure, ils vont devoir demander de l’aide aux habitants d’Internet, les Netizens, afin de trouver leur chemin, et notamment à Yesss, l’algorithme principal, le cœur et l’âme du site créateur de tendances BuzzzTube…

 


 

Le film

[3,5/5]

Conçu comme une réponse « made in Disney » au Monde secret des Emojis de chez Sony Pictures, Ralph 2.0 (aka Ralph breaks the Internet en version originale) est le premier film de la firme Disney à aborder de front les nouvelles technologies et l’ère du « Tout Internet ». L’intrigue s’y prêtant tout à fait, la maison aux grandes oreilles permet a permis à Rich Moore et Phil Johnston d’utiliser la large galerie de personnages et d’univers dont ils possèdent désormais les droits : outre une quantité incroyable de personnages issus de jeux vidéo ou de productions Disney / Pixar, on croisera également dans le film plusieurs dizaines d’autres personnages tout droit sortis de l’univers de Star Wars (Dark Maul, Finn, Rey…), des studios Marvel (Iron Man, Bébé Groot, Rocket Raccoon…), ou de la Fox (Les Simpson, Les Griffin…).

Et pour être tout à fait honnête, il y a de grandes chances pour que bien des adultes se sentent débordés, submergés même, par la profusion de personnages et de supports multimédia qui s’imbriquent – paradoxalement très naturellement – à l’intrigue du film, par ailleurs volontairement très orientée « geek ». De la même façon qu’un dessin animé tel que Lego Batman, qui jouait également beaucoup sur une narration allant à 100 à l’heure en mélangeant des références issues de partout, Ralph 2.0 est un dessin animé – le premier de chez Disney – qui s’adresse avant tout à une génération « zapping », qui connaît parfaitement le fonctionnement du divertissement contemporain et passe sans le moindre souci d’un écran à un autre sans se poser de questions. Par conséquent, le film de Rich Moore et Phil Johnston va vite, très vite, et s’avère finalement assez comparable, dans ses ambitions et dans son rendu visuel, à un film tel que Ready player one – qui a également énormément divisé le public lors de sa sortie en 2018.

Si les réfractaires à ce rythme infernal hurleront leur indignation devant un cinéma « épileptique » destiné à une jeunesse incapable de concentrer son attention plus de dix secondes sur une intrigue ou un sujet précis, les cinéphiles capables de se laisser porter par le rythme de Ralph 2.0 passeront assurément un excellent moment, le film étant blindé de qualités et de créativité débridée. Un sentiment que partage notre rédacteur en chef de Pascal le Duff, qui écrivait lors de la sortie du film en salles :

« Rich Moore, auteur et réalisateur du premier volet mais aussi de l’excellent Zootopie, pense heureusement à soigner l’affection entre ses héros. Si l’intrigue ennuie parfois, il se rattrape avec ces personnages attachants et des séquences amusantes, dont une pyjama party qui réunit les grandes héroïnes Disney, doublées par leurs créatrices de l’époque dont Bérénice Bejo (Merida dans Rebelle) ou Mathilda May (Pocahontas). »

 

 

Le Blu-ray

[5/5]

Avec la sortie de Ralph 2.0 sur support Blu-ray, Walt Disney France fait à nouveau la démonstration de son savoir-faire technique, et nous livre une véritable galette de démonstration, à la définition et au piqué d’une précision excellente, offrant également des couleurs littéralement explosives et des contrastes soignés. Le rendu est naturellement très « numérique », mais c’est en totale adéquation avec le procédé d’animation utilisé, mais également avec la thématique globale du film : piqué, textures et couleurs sont d’une richesse impressionnante. Même sur les plans nocturnes, c’est impeccable, irréprochable, avec des noirs profonds et une profondeur de champ exceptionnelle. Côté son, la version originale propose un véritable feu d’artifice de dynamisme avec un puissant mixage DTS-HD Master Audio 7.1. Le mixage en VO fait honneur à l’ampleur et l’ambition du film de Rich Moore et Phil Johnston. Les ambiances sont restituées de façon impressionnante, d’un dynamisme et d’une force tout simplement bluffantes. La version française n’est pas en reste, puisqu’elle débarque dans un impressionnant mixage Dolby Digital+, qui s’avère souvent tonitruant, tout aussi extraordinaire que la VO en termes de finesse et de précision : un confort d’écoute optimal pour les fans de VF !

Au rayon des suppléments, on commencera avec un intéressant making of divisé en plusieurs parties réunies sous le titre « Comment on a cassé Internet » (33 minutes). On y reviendra sur la thématique du film et les différents défis techniques à relever, tout en explorant de façon un peu plus approfondie la création d’une poignée de scènes du film. On continuera avec une featurette d’une dizaine de minutes décryptant la musique du film : on y reviendra sur les différents types de musique du film et sur la façon dont la bande originale s’est adaptée à la structure du récit. Les amateurs seront également ravis de pouvoir se plonger dans une vingtaine de minutes de scènes coupées. Non finalisées, la plupart étant présentées sous la forme de storyboards ; les réalisateurs Rich Moore et Phil Johnston évoqueront les raisons pour lesquelles celles-ci ont été modifiées ou supprimées.

Le reste des bonus sera un peu plus anecdotique : on aura droit à un sujet consacré aux clins d’œil du film (4 minutes), à savoir une amusante featurette – régulière sur les Blu-ray estampillés Disney – qui vous permettra de découvrir quelques surprises cachées dans Ralph 2.0. On terminera ensuite avec un sujet consacré aux vignettes des chats de BuzzzTube (2 minutes) qui ont été tournées pour le film, ainsi qu’avec les traditionnels de clips vidéo des chansons entendues au générique : « Zero » par le groupe Imagine Dragons et « In this place » interprété par Julia Michaels.

 

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Auteur

Cet article a été écrit par Mickaël Lanoye, rédacteur cinéma / DVD / Blu-ray sur Critique-film.fr. Lire tous ses articles