Cannes 2018 : Under the Silver Lake

Los Angeles, la ville de tous les vices imaginables, a depuis toujours été la source d'inspiration de nombreux écrivains et réalisateurs. La Cité des Anges n'est pas seulement la capitale commerciale du cinéma, elle exerce aussi un pouvoir d'aimant malsain, attirant vers elle toutes sortes de rêveurs et de fêtards, prêts à vendre leur âme en échange d'un peu de richesse et de célébrité.

Cannes 2018 : la palme pour Kore-eda Hirokazu

En cette année de commémoration du 160ème anniversaire des relations diplomatiques entre le Japon et la France, le Festival de Cannes a salué une nouvelle fois le talent d'un cinéaste japonais. Après Teinosuke Kinugasa avec La Porte de l’enfer en 1954, Akira Kurosawa avec Kagemusha en 1980 puis Shohei Imamura avec La Ballade de Narayama en 1983 puis L’Anguille en 1997, Kore-eda Hirokazu n'est que le quatrième cinéaste japonais à obtenir cette récompense. Il avait eu le prix du jury pour Tel père, tel fils en 2013 et son acteur adolescent Yuya Yagira avait été primé pour Nobody knows en 2004. Il s'agissait de sa cinquième participation à la course à la Palme d'or, les deux autres films invités étant Distance en 2001 et le délicat Notre petite sœur en 2015.

Cannes 2018 : palmarès de la Quinzaine des Réalisateurs

De tradition, la section parallèle de la Quinzaine des réalisateurs est non compétitive. Pourtant, quelques prix sont remis lors de la soirée de...

Quinzaine 50 – un florilège de 49 années de cinéma en liberté, partie 1...

Plus d'un millier de longs-métrages ont été programmés en quarante-neuf éditions de la Quinzaine. Nous avons invité divers rédacteurs, critiques et autres amoureux du cinéma à évoquer en quelques lignes des films qui ont marqué l’Histoire de la Quinzaine ou qui les touchent, qui sont devenus de grands classiques du cinéma ou simplement de leur histoire personnelle. Des œuvres qui ont su émouvoir, faire frémir et réfléchir, nous ont poussé à nous interroger sur le sens de la vie et du monde, sur notre rapport aux autres et à nous-mêmes en apportant leur pierre à un renouveau de la grammaire cinématographique ou avec des ambitions formelles plus modestes. Multiplicité de formes et d’expressions, de styles et de propos, pour un voyage purement subjectif dans les 49 premières sélections de la Quinzaine.

Quinzaine 50 : une histoire en affiches

Ce n’est pas anodin, une affiche. Chaque année, c’est un peu elle qui donne le ton de la nouvelle édition, tout en restant dans l’identité visuelle générale de la section. La Quinzaine, comme la sélection officielle, a ainsi connu différentes périodes, tantôt très référencées, tantôt plus abstraites, qui racontent à leur manière l’histoire de cette branche parallèle du festival de Cannes qui a toujours cherché la singularité.

Cannes 2018 – L’événement 2001 : l’odyssée de l’espace

Le premier film annoncé cette année à Cannes n'était pas un long-métrage de la compétition, mais un des plus grands films de l'Histoire du cinéma (en toute modestie), 2001 : l’odyssée de l'espace. Présenté en copie 70mm, sous le haut patronage d'un Christopher Nolan en belle compagnie, la projection s'est révélée l'épicentre du Festival l'espace de quelques heures.

Quinzaine 50 – 20 cinéastes nés à la Quinzaine des réalisateurs.

La quinzaine a souvent eu du flair, soit en choisissant des réalisateurs prolifiques d'une cinéphilie peu exposée (Oliveira, Leston Peries, Ray ...), soit en fidélisant des cinéastes "étiquettés" cannois, soit encore en sélectionnant des réalisateurs qui n'avaient qu'un ou deux longs métrages (pas forcément exportés) à leur actif (Paul Pawlikowski, Todd Solondz, Stephen Frears, Todd Haynes, Denys Arcand, Ann Hui, Atom Egoyan, Roberto Benigni, Ken Loach ...). Elle a aussi manqué les débuts de Hou Hsiao-hsien et Aki Kaurismaki, n'a jamais choisit Pedro Almodovar ou Nanni Moretti, et a souvent invité Newell, Chahine, Oshima, Fassbinder, Schroeter ou encore Carle.

Cannes 2018 : Le Procès contre Mandela et les autres

Si notre objectif avait été de nous plonger sans modération dans une orgie de documentaires, nous aurions sans doute fait le déplacement au Festival de Cannes en vain. Pour pareille entreprise de cinéphilie de niche, mieux vaudra revenir d'ici deux mois à un peu moins de deux cents kilomètres à l'est de la Croisette, pour le FID à Marseille.

Cannes 2018 : la sélection de la Quinzaine des réalisateurs

Enfin, la dernière étape provisoire de l'enchaînement des annonces des différentes sélections du prochain Festival de Cannes a été celle de la 50ème édition de la Quinzaine des réalisateurs par le délégué général sortant Edouard Waintrop, ce matin au Forum des images. C'est au même endroit que la sélection sera reprise à Paris, du 24 mai au 3 juin.

Critique : Yomeddine

En mai dernier, un miracle s'est produit sur la Croisette : "Yomeddine", un "petit" film égyptien, ayant comme principaux interprètes un lépreux et un gamin de 10 ans, s'est retrouvé en lice pour l'obtention de la prestigieuse Palme d'Or.

Cannes 2018 : la sélection Cannes Classics

La dernière section parallèle du Festival de Cannes à annoncer son programme cette année est Cannes Classics. C'est donc hier qu'on a appris la liste des films méticuleusement restaurés qui feront briller les yeux de tous les cinéphiles et les écrans, en plein air ou dans les salles Buñuel ou du Soixantième, lors de la 15ème édition de cet hommage aux films du patrimoine.

Cannes 2018 : la sélection Un certain regard

Également ce matin a été annoncée la sélection Un certain regard, en quelque sorte le complément de la compétition du Festival de Cannes, qui se déroulera du mardi 8 mai au samedi 19 mai. Comme communiqué déjà au début du mois, le jury Un certain regard sera présidé par l'acteur porto ricain Benicio Del Toro.

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Qu’on se le dise : Shelter n’est pas un nouveau festival de bourrinage non-stop à mettre à l’actif de Jason Statham. En effet, le réalisateur Ric Roman Waugh y avance d’abord à pas feutrés, comme s’il voulait rappeler au public que Jason Statham n’est pas un simple distributeur automatique de mandales, mais aussi un type capable de tenir un plan fixe sans cligner des yeux.

Critique : The Christophers

Quand on va voir un film de Steven Soderbergh, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Certes, depuis ses débuts de réalisateur il y a bientôt quarante ans, deux tendances principales se sont dégagées dans son travail, avec d’un côté son goût pour le style élégant et sophistiqué de films de genre particulièrement bien ficelés et de l’autre l’envie irrépressible d’expérimenter, le plus souvent dans les méandres du cinéma d’horreur.

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Dès les premières minutes de Send Help, on pourra constater que Sam Raimi n’a rien perdu de son goût pour les situations qui dérapent comme une savonnette sous amphétamines. Le film s’ouvre sur un monde du travail où la hiérarchie ressemble à une pyramide bancale, prête à s’effondrer au moindre courant d’air toxique.