Critique : Dogman

"Dogman" vient positivement enrichir la filmographie de Matteo Garrone et prouver, une fois de plus, la qualité d'un cinéma italien, trop souvent mésestimé, voire carrément rejeté.

Quinzaine 50 : Horreur, Hauts espoirs !

Dans l’inconscient général, et malgré l’évidence de cette réalité - si l’on se base du strict point de vue de la sonorité - « Quinzaine des réalisateurs » ne rime pas forcément avec « Cinéma d’horreur ». Pourtant, si l’on survole rapidement l’interminable liste de films ayant été projetés à la Quinzaine depuis sa première édition en 1970, deux films incontournables nous sautent immédiatement aux yeux : Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1975) et Le projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez (1999).

Cannes 2018 : palmarès Un Certain Regard

Le jury de Benicio Del Toro, accompagné de l'actrice Virginie Ledoyen, des réalisateurs Annemarie Jacir (Le Sel de la mer) et Kantemir Balagov...

Cannes 2018, carnet de bord, sixième partie

Retour gagnant pour Stéphane Brizé et Vincent Lindon, quatre ans après La loi du marché, qui avait permis au deuxième de remporter le...

Cannes 2018 : la sélection de l’ACID

Au lendemain de l'annonce de la Semaine de la Critique et juste avant celle de la Quinzaine des réalisateurs, c'est la plus jeune des sections parallèles du Festival de Cannes, l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa diffusion), qui a communique la sélection pour sa 26ème édition ce matin.

Quinzaine 50 : naissance, balbutiements et réussites de la plus libre des sections...

« La Quinzaine des Réalisateurs est la plus libre des sections cannoises » rappelait Edouard Waintrop, son délégué général jusqu’à cette cinquantième édition. « Elle n’est tenue par aucune obligation. Ses préoccupations sont de faire connaître de nouveaux talents, surprendre avec des aspects nouveaux et inconnus de talents reconnus, varier les plaisirs, en un mot, montrer ce qu’il y a de plus excitant dans le cinéma mondial et ce qui affleure de plus intéressant dans ses nouveaux courants ».

Cannes 2018 : Donbass

Dans le climat géopolitique actuel, entre la détente nord-coréenne et un nouveau round dans l'affrontement États-Unis – Iran, le conflit aussi long que lent dans l'est ukrainien ne figure pratiquement plus sur la liste des priorités de la communauté internationale. Pourtant, les gens y vivent dans tout sauf un état de paix, puisque aucun leader des anciens blocs idéologiques ne semble avoir d'intérêt à envenimer ou au contraire à apaiser définitivement la situation.

Quinzaine 50 : le cinéma expérimental et la Quinzaine

0
La Quinzaine des réalisateurs naît d'une rupture, celle qui fit qu'en 1968, Cannes n'eut pas lieu. Dans cette programmation parallèle créée par la Société des réalisateurs de films (SRF), le rejet d'une certaine forme de cinéma sera intégrée par une critique de la représentation et de la narration, par une recherche de nouvelles formes cinématographiques (1).

Cannes 2018 : Le bilan de Jean-Jacques

Vous l'aurez compris, une fois de plus, l'enthousiasme n'a pas été de mise face aux films de la compétition, même si quelques films ont trouvé grâce à mes yeux. Précisons toutefois que je n'ai vu que 14 films sur les 21 en compétition.

Cannes 2018, carnet de bord, troisième partie

Dans Les Éternels (Ash is the purest white) (2,5/5) (compétition), Jia Zhangke dirige à nouveau sa compagne et muse Zhao Tao dans un...

Cannes 2018 : la sélection Cannes Classics

La dernière section parallèle du Festival de Cannes à annoncer son programme cette année est Cannes Classics. C'est donc hier qu'on a appris la liste des films méticuleusement restaurés qui feront briller les yeux de tous les cinéphiles et les écrans, en plein air ou dans les salles Buñuel ou du Soixantième, lors de la 15ème édition de cet hommage aux films du patrimoine.

Critique : Solo – A Star Wars Story

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...

Derniers articles

Critique Express : Didy

Beau film qui montre sans détour la force et le courage des femmes africaines, "Didy" arrive, à partir de l'évocation d'une tragédie, à faire preuve d'optimisme en montrant que rien n'est jamais perdu pour toujours, qu'une renaissance est toujours possible.

Test Blu-ray : L’Île sanglante

0
Sorti sur les écrans en 1980, L’Île sanglante est le seul film fantastique de Michael Ritchie ; on notera cependant qu’il s’agit en réalité d’un « faux » film fantastique, n’assumant pas à 100% son postulat de départ, et bifurquant brutalement vers un déroulement nettement plus classique.

Les sorties du 15 avril 2026

Pour ce chassé-croisé du mois d’avril 2026, où toutes les zones pourront profiter des vacances de printemps ce week-end, les distributeurs ne se sont pas faits trop prier pour nous concocter un programme de sorties des plus variés. En effet, comme souvent, il y a un peu de tout à l’affiche de votre multiplexe ou votre salle art et essai depuis hier, avec notamment une belle présence des productions françaises.

Critique Express : Caravane

Un film à l'image très soignée qui raconte une histoire pleine d'émotion, de force de caractère  et de tendresse pour les personnages .mais manque parfois de rythme, de vigueur, avec certaines scènes qui auraient gagné à être raccourcies.

Critique : Romeria

Enquêter sur ses origines afin de se reconstruire à partir de ses liens familiaux ou bien faire table rase du passé pour voler désormais de ses propres ailes ? Tel est le dilemme que le troisième long-métrage de Carla Simón explore avec une finesse indéniable. Présenté en compétition au dernier Festival de Cannes, Romeria est un conte intimiste à la fois trouble et lumineux.