Cannes 2018 : Diamantino

Une source inépuisable de découvertes, la Semaine de la Critique du Festival de Cannes n'a pas eu froid aux yeux en sélectionnant ce premier long-métrage portugais. Diamantino est un véritable objet filmique difficilement classable, à qui il manque cependant une petite surdose de folie. Son histoire abracadabrante sur une icône du foot pas trop futée, qui tombe doublement victime de l'amour et d'un plan fasciste machiavélique, est certes fort amusante.

Cannes 2018 : La tendre indifférence du monde

Deux films en provenance du Kazakhstan sont à l’honneur cette année à Cannes : Ayka de Sergey Dvortevoy en Compétition, et La Tendre indifférence du monde de Adilkhan Yerzhanov à Un Certain Regard. Ce dernier défini l'industrie cinématographique de son pays par sa "tendre indifférence à l’art du cinéma", et son film semble d'ailleurs être un peu passé sous les radars cannois. . C’est par hasard qu’on s’y est rendu, faute de pouvoir voir Un couteau dans le cœur le jeudi soir : le hasard fait (très) bien les choses. Embarquons ensemble pour l’Asie centrale.

Cannes 2018 : les présidents des autres jurys

Dans un peu plus d'une semaine, le jeudi 12 avril, nous connaîtrons les heureux élus retenus pour la sélection officielle du 71ème Festival de Cannes, qui se déroulera du mardi 8 au samedi 19 mai du côté de la Croisette. Alors que le nom de la présidente du jury principal, l'actrice australienne Cate Blanchett, a été annoncé début janvier (voir notre news), ce sont les postes prestigieux des jurys annexes qui ont été attribués ces derniers jours et semaines.

Quinzaine 50 : voyage dans la première édition

Les sélections des trois premières années de la Quinzaine ont dépassé à chaque fois allègrement les 50 longs-métrages. Michel Ciment, déjà présent en 1969, partage ses réserves |dans Positif numéro 107, été 1969] sur cet embouteillage dans un des rares textes de la presse cinéma à l'époque évoquant la première Quinzaine :

Cannes 2018 : Farhadi, Cruz, Bardem en ouverture

L'information avait été révélée dès hier soir par la presse spécialisée américaine, à savoir le quotidien professionnel Variety. C'est désormais officiel : Everybody knows de Asghar Farhadi fera l'ouverture du prochain Festival de Cannes. La cérémonie d'ouverture, qui aura lieu le mardi 8 mai au Grand Théâtre Lumière du Palais des Festivals, sera retransmise en clair par Canal +, ainsi que dans les salles de cinéma partenaires.

Quinzaine 50 : un Carrosse pour les réalisateurs

Depuis 2002, la Société des Réalisateurs de Films remet un prix spécial en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Un prix nommé Carrosse d’or, en hommage au film de Jean Renoir avec Anna Magnani. Si la statuette en bronze représente des personnages typiques de la Comedia dell’arte, c’est bel et bien aux cinéastes que le trophée est remis. À travers le Carrosse d’or, les membres de la SRF veulent « rendre hommage à un cinéaste qui a marqué l’histoire du cinéma, par son audace, son exigence et son intransigeance dans la mise en scène ».

Quinzaine 50 : entretien avec Pierre-Henri Deleau – épisode 7 : la salle de...

La quinzaine a mis du temps à trouver son lieu de prédilection ? La première année, on a retenu 65 films, présentés chacun une seule fois dans l'un des deux cinémas aujourd'hui disparus : le Rex (une salle de quartier dégueulasse) et l'Olympia. L'année d'après j'ai choisi la meilleure salle de la rue d'Antibes possible. Au fil des ans, on a changé plusieurs fois. Il y a eu le Français, le Star puis l'ancien palais dont j'ai hérité lorsque la sélection officielle s'est installée dans le bunker actuel. Cette salle était magnifique. J'avais supplié Jack Lang [alors ministre de la Culture] de le classer mais il m'a dit qu'Anne Marie Dupuy [alors maire de Cannes] était couverte de dettes avec la construction du nouveau palais et donc devait vendre le bâtiment. Ça a été un bonheur, pendant cinq ou six ans. Une salle de 1200 places, pas une seule mauvaise, même au balcon ou sur les côtés. Et vous sortiez sur la mer tout d'un coup !

Cannes 2018, carnet de bord, quatrième partie

Trois visages (3,5/5). Une actrice iranienne reçoit la vidéo d’une jeune fille qui annonce qu'elle va se suicider car sa famille s'oppose à...

Cannes 2018, carnet de bord, sixième partie

Retour gagnant pour Stéphane Brizé et Vincent Lindon, quatre ans après La loi du marché, qui avait permis au deuxième de remporter le...

Cannes 2018 : la sélection de la Semaine de la Critique

La sélection officielle de la 57ème Semaine de la Critique, dédiée aux premiers et deuxièmes longs-métrages et organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, a été annoncée hier matin par son délégué général Charles Tesson. Cette section parallèle du Festival de Cannes se déroulera du 9 au 17 mai.

Quinzaine 50 : entretien avec Pierre-Henri Deleau – épisode 4, amitiés et coups de...

Maître d'oeuvre des trente premières éditions de la Quinzaine, Pierre-Henri Deleau est considéré comme «l'âme» de la Quinzaine, celui qui a su donner une identité à cette section marquée par son éclectisme et ses choix aventureux et un goût sur sur pour un cinéma audacieux, dénué du conservatisme qui plombait les premières années de la sélection officielle du Festival de Cannes.

Critique : Cold War

"Cold War" nous plonge dans les tourments d'une histoire d'amour épisodique tout en offrant une belle reconstitution de l'après guerre dans trois pays, sur une durée d'une quinzaine d'années : la Pologne, la France et la Yougoslavie

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Indéniablement, Les Hommes du président est un film qui a marqué son époque. Sorti dans la foulée du scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon a démissionner à l’été 1974, ce thriller palpitant avait su retranscrire le traumatisme de tout un peuple, durablement dégoûté par les agissements très louches de la classe politique. Surtout, le film de Alan J. Pakula s’était magistralement employé à montrer qu’il s’en était fallu de peu pour que la vérité reste à jamais cachée.

Les sorties du 31 décembre 2025

En ce dernier jour de l’année 2025, l’heure est forcément au bilan des 365 jours écoulés et aux attentes exprimées par rapport aux 365 jours à venir. En termes de cinéma, 2025 nous a certes réservé de belles surprises, mais globalement, l’engouement et l’enthousiasme n’y étaient guère présents sur la durée, comme le prouvent indirectement les chiffres de la fréquentation de nos chères salles obscures, tristement en berne.

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