Cannes 2018 : Le poirier sauvage

Nuri Bilge Ceylan fait parti des grands habitués du Festival de Cannes : six de ses films (sur une filmographie qui en compte huit) ont ainsi été sélectionnés, et ont pour la plupart remporté un prix - jusqu'à la Palme d'Or en 2014 pour Winter Sleep. Retrouver Le Poirier sauvage en compétition n'est donc pas étonnant, mais le projeter le dernier jour est une décision regrettable au vu du ratio état des festivaliers / durée du long-métrage. C'est avec la peur de piquer du nez que le rédacteur de cet article s'est rendu à la projection presse de 20h ; c'est fasciné qu'il en est ressorti, trois heures et huit minutes plus tard.

Cannes 2018 : Edouard Baer maître de cérémonie

L'annonce de la sélection officielle du 71ème Festival de Cannes aura lieu dans moins d'une semaine. Et c'est donc sans surprise que les communiqués sur les autres aspects du plus prestigieux festival de cinéma s'accélèrent, avec cet après-midi celui du maître de cérémonie, quelques heures à peine après la confirmation du film d'ouverture.

Critique : Solo – A Star Wars Story

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...

Cannes 2018 : palmarès de la Quinzaine des Réalisateurs

De tradition, la section parallèle de la Quinzaine des réalisateurs est non compétitive. Pourtant, quelques prix sont remis lors de la soirée de...

Cannes 2018 : Under the Silver Lake

Los Angeles, la ville de tous les vices imaginables, a depuis toujours été la source d'inspiration de nombreux écrivains et réalisateurs. La Cité des Anges n'est pas seulement la capitale commerciale du cinéma, elle exerce aussi un pouvoir d'aimant malsain, attirant vers elle toutes sortes de rêveurs et de fêtards, prêts à vendre leur âme en échange d'un peu de richesse et de célébrité.

Cannes 2018 : Sauvage

La sauvagerie n'est pas vraiment là où on pourrait l'attendre dans ce premier film poignant, présenté dans le cadre de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes. Dans Sauvage, ce sont moins les rencontres sordides qui choquent que les sentiments à fleur de peau, cette naïveté affective par laquelle se distingue le protagoniste en quête perpétuelle d'amour.

Cannes 2018 : Le Livre d’image

L'auteur de ces lignes aurait voulu être transporté par le nouveau film de Godard, comme il l'avait été en découvrant certains premiers long-métrages d'un réalisateur qui semble aujourd'hui inattaquable. Malheureusement, Le Livre d'image est une expérimentation visuelle dont la profondeur, poétique comme politique, m'a totalement échappé. Voici donc, à travers cette critique, l'expérience vécue pendant une heure vingt-quatre pénible, dont le seul intérêt semble résider dans les questions soulevées par inaccessibilité et le caractère "brut" des images (et des sons) qui y sont proposées.

Critique : Cold War

"Cold War" nous plonge dans les tourments d'une histoire d'amour épisodique tout en offrant une belle reconstitution de l'après guerre dans trois pays, sur une durée d'une quinzaine d'années : la Pologne, la France et la Yougoslavie

Cannes 2018 : carnet de bord, première partie

Qui dit début de festival de Cannes, dit ouvertures de sections, officielles comme parallèles. Retrouvez en lien les avis de Tobias sur Everybody...

Quinzaine 50 : Horreur, Hauts espoirs !

Dans l’inconscient général, et malgré l’évidence de cette réalité - si l’on se base du strict point de vue de la sonorité - « Quinzaine des réalisateurs » ne rime pas forcément avec « Cinéma d’horreur ». Pourtant, si l’on survole rapidement l’interminable liste de films ayant été projetés à la Quinzaine depuis sa première édition en 1970, deux films incontournables nous sautent immédiatement aux yeux : Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper (1975) et Le projet Blair Witch de Daniel Myrick et Eduardo Sánchez (1999).

Quinzaine 50 : voyage dans la première édition

Les sélections des trois premières années de la Quinzaine ont dépassé à chaque fois allègrement les 50 longs-métrages. Michel Ciment, déjà présent en 1969, partage ses réserves |dans Positif numéro 107, été 1969] sur cet embouteillage dans un des rares textes de la presse cinéma à l'époque évoquant la première Quinzaine :

Cannes 2018 : Los silencios

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes, ce film brésilien opère tout en nuances. La création d'une atmosphère étrange, pas tout à fait contemplative, mais pas non plus excessivement redevable au cinéma fantastique, compte en effet parmi les qualités principales de Los silencios.

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Test Blu-ray 4K Ultra HD : Reconnu coupable

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Dans le Los Angeles de 2029 qui nous est proposé par Reconnu coupable, aucun décor futuriste clinquant ne vient accueillir le spectateur : le film nous donne juste à voir une ville qui semble avoir troqué ses illusions contre une réalité plus nerveuse, où les motos-drones volants patrouillent comme des guêpes mécaniques prêtes à piquer le moindre comportement suspect.

Critique Express : L’étrangère

Le début du film donne une impression de déjà vu, mais l'intensité des situations et la qualité de la mise en scène sont telles qu'on s'y replonge avec intérêt. Et puis, petit à petit, le film va quitter le "déjà vu" grâce à un personnage qui va prendre de plus en plus d'importance : Jérôme  Delaunay, un avocat..

Test Blu-ray : Les Monstres de la Préhistoire

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Impossible de nier que Les Monstres de la Préhistoire possède ce charme un peu cabossé des films qui ne cherchent pas à faire semblant d’être autre chose que ce qu’ils sont : un grand terrain de jeu où les dinosaures en caoutchouc se prennent pour des stars de blockbuster.

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Test Blu-ray : Les Titans

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Lorsque Les Titans est sortis sur les écrans du monde entier en 1962, on a eu l'impression que Duccio Tessari investissait le péplum comme un gamin surexcité dans un musée trop silencieux.