Critique : Yomeddine

En mai dernier, un miracle s'est produit sur la Croisette : "Yomeddine", un "petit" film égyptien, ayant comme principaux interprètes un lépreux et un gamin de 10 ans, s'est retrouvé en lice pour l'obtention de la prestigieuse Palme d'Or.

Quinzaine 50 : entretien avec Pierre-Henri Deleau – épisode 3, la sélection officielle

Héritière directe de ceux qui voulaient affranchir le cinéma de ses chaînes en 1968, la Quinzaine célèbre cette année sa 50e édition. L'occasion d'une...

Critique : Dogman

"Dogman" vient positivement enrichir la filmographie de Matteo Garrone et prouver, une fois de plus, la qualité d'un cinéma italien, trop souvent mésestimé, voire carrément rejeté.

Cannes 2018 : palmarès Un Certain Regard

Le jury de Benicio Del Toro, accompagné de l'actrice Virginie Ledoyen, des réalisateurs Annemarie Jacir (Le Sel de la mer) et Kantemir Balagov...

Critique : Solo – A Star Wars Story

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...

Cannes 2018 : Nos batailles

Quelle aubaine de bonnes surprises que le Festival de Cannes ! Ce compliment est sans doute vrai chaque année, mais comme nous y avons remis les pieds pour la première fois depuis très longtemps lors de la 71ème édition, nous ne pouvons qu'être bluffés par la variété et la qualité globale de la sélection.

Cannes 2018, carnet de bord, troisième partie

Dans Les Éternels (Ash is the purest white) (2,5/5) (compétition), Jia Zhangke dirige à nouveau sa compagne et muse Zhao Tao dans un...

Cannes 2018 : Diamantino

Une source inépuisable de découvertes, la Semaine de la Critique du Festival de Cannes n'a pas eu froid aux yeux en sélectionnant ce premier long-métrage portugais. Diamantino est un véritable objet filmique difficilement classable, à qui il manque cependant une petite surdose de folie. Son histoire abracadabrante sur une icône du foot pas trop futée, qui tombe doublement victime de l'amour et d'un plan fasciste machiavélique, est certes fort amusante.

Cannes 2018 : Entretien avec Ognjen Glavonić (La charge)

Ognjen Glavonić est né en 1985 à Panečevo, Yougoslavie. Après deux courts-métrages remarqués dans de nombreux festivals, Živan Makes a Punk Festival (2014) et...

Cannes 2018, carnet de bord, deuxième partie

La compétition française démarre bien, avec deux films aux registres très différents. Dix ans après Les chansons d'amour, Christophe Honoré revient pour la...

Cannes 2018, carnet de bord, cinquième partie

Une affaire de famille (4/5) – Asako (4/5) Retour sur deux films japonais présentés au sein de la compétition officielle. Deux très grands...

Quinzaine 50 : le cinéma expérimental et la Quinzaine

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La Quinzaine des réalisateurs naît d'une rupture, celle qui fit qu'en 1968, Cannes n'eut pas lieu. Dans cette programmation parallèle créée par la Société des réalisateurs de films (SRF), le rejet d'une certaine forme de cinéma sera intégrée par une critique de la représentation et de la narration, par une recherche de nouvelles formes cinématographiques (1).

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Test Blu-ray : Le Sifflet

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Le Sifflet arrive ces jours-ci en Blu-ray sous les couleurs de Metropolitan Film & Video. Une sortie assez rapide qui permettra aux amateurs d'horreur de redécouvrir dans d'excellentes conditions techniques ce petit divertissement fantastique signé Corin Hardy, cinéaste dont le sens de l'image constitue indéniablement l'un des principaux atouts du film.

Critique Express : Cap Farewell

Certes, il y a quelques maladresses dans ce film tourné en scope, mais elles sont compensées par le jeu absolument remarquable de 2 comédiennes : Noée Abita, l'interprète de Toni, et Pascale Bussières, l'interprète de Betty.

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Black Christmas

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Découvrir Black Christmas aujourd'hui, c'est un peu comme faire connaissance avec l'arrière-grand-père d'une famille après avoir passé vingt ans à côtoyer ses descendants : on reconnaît immédiatement les traits, les mimiques et les tics de langage, mais la surprise s'est envolée depuis longtemps.

Test Blu-ray : Le Baiser mortel du Dragon

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Le scénario du Baiser mortel du dragon ressemble à ces notices Ikea qui vous proposent de monter une cuisine avec des indications tenant sur une seule feuille A4 : quelques flèches, deux ou trois vis, un résultat parfaitement prévisible, mais impossible de prétendre qu'on s'est perdu en route.

Test Blu-ray : Reviens Jimmy Dean, reviens

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Reviens, Jimmy Dean, reviens occupe une place un peu particulière dans la filmographie foisonnante de Robert Altman. Adapté de la pièce de Ed Graczyk, le film renoue avec une forme beaucoup plus théâtrale que les grandes fresques chorales auxquelles le réalisateur avait habitué son public.