Cannes 2018 : la sélection de l’ACID
Au lendemain de l'annonce de la Semaine de la Critique et juste avant celle de la Quinzaine des réalisateurs, c'est la plus jeune des sections parallèles du Festival de Cannes, l'ACID (Association du Cinéma Indépendant pour sa diffusion), qui a communique la sélection pour sa 26ème édition ce matin.
Critique : Solo – A Star Wars Story
Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...
Cannes 2018 : palmarès de la Quinzaine des Réalisateurs
De tradition, la section parallèle de la Quinzaine des réalisateurs est non compétitive. Pourtant, quelques prix sont remis lors de la soirée de...
Quinzaine 50 : une histoire en affiches
Ce n’est pas anodin, une affiche. Chaque année, c’est un peu elle qui donne le ton de la nouvelle édition, tout en restant dans l’identité visuelle générale de la section. La Quinzaine, comme la sélection officielle, a ainsi connu différentes périodes, tantôt très référencées, tantôt plus abstraites, qui racontent à leur manière l’histoire de cette branche parallèle du festival de Cannes qui a toujours cherché la singularité.
Quinzaine 50 – un florilège de 49 années de cinéma en liberté, partie 2...
Héritière directe de ceux qui voulaient affranchir le cinéma de ses chaînes en 1968, la Quinzaine célèbre cette année sa 50e édition. L'occasion d'une...
Cannes 2018, carnet de bord, troisième partie
Dans Les Éternels (Ash is the purest white) (2,5/5) (compétition), Jia Zhangke dirige à nouveau sa compagne et muse Zhao Tao dans un...
Cannes 2018 : Climax
Après le sulfureux Love il y a deux ans, ou encore le scandale Irréversible en 2002, il semble que Gaspar Noé ait encore voulu créer l'événement à Cannes. Aucune image n'a été dévoilée avant la première projection de Climax à la Quinzaine des Réalisateurs, avant laquelle son réalisateur, tout excité, prenait en photo la salle bondée. Tourné en quinze jours au début de l'année, avec un casting uniquement composé en danseurs (et de Sofia Boutella), on pourrait se dire que l'on est face à un film expérimental. Non pas qu'il cherche à briser des codes (on retrouve le style habituel du duo Gaspar Noé / Benoit Debie), mais dans le sens où il promet une expérience qui se veut inoubliable. Explications, garanties sans aucune substance illicite.
Cannes 2018 : reprises parisiennes
Comme tous les ans, les diverses sélections de la Croisette sont à découvrir à Paris dans les jours qui suivent la fin du Festival...
Cannes 2018 : carnet de bord, première partie
Qui dit début de festival de Cannes, dit ouvertures de sections, officielles comme parallèles. Retrouvez en lien les avis de Tobias sur Everybody...
Critique : Dogman
"Dogman" vient positivement enrichir la filmographie de Matteo Garrone et prouver, une fois de plus, la qualité d'un cinéma italien, trop souvent mésestimé, voire carrément rejeté.
Cannes 2018 : Les confins du monde
La Guerre du Vietnam a été une source d'inspiration conséquente pour de nombreux réalisateurs américains, et pas des moindres. D'ailleurs, le conflit est accompagné dans l'inconscient collectif par d'innombrables images clés, télévisuelles comme cinématographiques. Pour autant, les 20 ans d'intervention principalement nord-américaine sont la continuation de la Guerre d'Indochine, qui elle s'éternisa aussi, pendant près de 10 ans - mais semble être un sujet presque tabou au cinéma. Il faut dire que nous seulement la France y a un rôle peu glorieux, comme dans les autres guerres de décolonisations (lesquelles ne sont souvent appelées "guerre" qu'à demi-mot, aujourd'hui encore), mais de plus le conflit, lointain et seulement composé de volontaires, intéressait assez peu une France qui venait à peine de sortir d'une guerre ... Le film de Guillaume Nicloux, lui, ne prend pas des pincettes et nous plonge en plein Indochine, après une offensive éclair japonaise sur le nord du pays, où nous retrouvons un sombre soldat français ...
Cannes 2018 : La tendre indifférence du monde
Deux films en provenance du Kazakhstan sont à l’honneur cette année à Cannes : Ayka de Sergey Dvortevoy en Compétition, et La Tendre indifférence du monde de Adilkhan Yerzhanov à Un Certain Regard. Ce dernier défini l'industrie cinématographique de son pays par sa "tendre indifférence à l’art du cinéma", et son film semble d'ailleurs être un peu passé sous les radars cannois. . C’est par hasard qu’on s’y est rendu, faute de pouvoir voir Un couteau dans le cœur le jeudi soir : le hasard fait (très) bien les choses. Embarquons ensemble pour l’Asie centrale.


















