Quinzaine 50 : un Carrosse pour les réalisateurs

Depuis 2002, la Société des Réalisateurs de Films remet un prix spécial en ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Un prix nommé Carrosse d’or, en hommage au film de Jean Renoir avec Anna Magnani. Si la statuette en bronze représente des personnages typiques de la Comedia dell’arte, c’est bel et bien aux cinéastes que le trophée est remis. À travers le Carrosse d’or, les membres de la SRF veulent « rendre hommage à un cinéaste qui a marqué l’histoire du cinéma, par son audace, son exigence et son intransigeance dans la mise en scène ».

Cannes 2018 : Le Procès contre Mandela et les autres

Si notre objectif avait été de nous plonger sans modération dans une orgie de documentaires, nous aurions sans doute fait le déplacement au Festival de Cannes en vain. Pour pareille entreprise de cinéphilie de niche, mieux vaudra revenir d'ici deux mois à un peu moins de deux cents kilomètres à l'est de la Croisette, pour le FID à Marseille.

Cannes 2018 : Diamantino

Une source inépuisable de découvertes, la Semaine de la Critique du Festival de Cannes n'a pas eu froid aux yeux en sélectionnant ce premier long-métrage portugais. Diamantino est un véritable objet filmique difficilement classable, à qui il manque cependant une petite surdose de folie. Son histoire abracadabrante sur une icône du foot pas trop futée, qui tombe doublement victime de l'amour et d'un plan fasciste machiavélique, est certes fort amusante.

Quinzaine 50 : entretien avec Edouard Waintrop

À l'occasion de l'anniversaire de la Quinzaine des Réalisateurs, rencontre avec son délégué général, Edouard Waintrop, qui quittera ses fonctions après sa septième édition en tant que sélectionneur. Merci à lui pour cet entretien. Quelle image aviez-vous de la Quinzaine avant d'en devenir le sélectionneur ? Avant tout celle des premières années. Je me suis intéressé au cinéma à l'adolescence alors que la Quinzaine naissait. Du coup j'ai découvert La Première charge à la machette de Manuel Octavio Gomez, le film d'ouverture de cette

Cannes 2018 : la sélection de la Semaine de la Critique

La sélection officielle de la 57ème Semaine de la Critique, dédiée aux premiers et deuxièmes longs-métrages et organisée par le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, a été annoncée hier matin par son délégué général Charles Tesson. Cette section parallèle du Festival de Cannes se déroulera du 9 au 17 mai.

Critique : Cold War

"Cold War" nous plonge dans les tourments d'une histoire d'amour épisodique tout en offrant une belle reconstitution de l'après guerre dans trois pays, sur une durée d'une quinzaine d'années : la Pologne, la France et la Yougoslavie

Quinzaine 50 : notre dossier pour célébrer l’anniversaire de la section parallèle de Cannes

Héritière directe de ceux qui voulaient affranchir le cinéma de ses chaînes en 1968, la Quinzaine célèbre cette année sa 50e édition. L'occasion d'une...

Cannes 2018 : Le Pape François Un homme de parole

Est-ce que le pape François en tant qu'entité morale serait à sa place au Festival de Cannes, le temple suprême du culte du cinéma, où l'on ne participe à l'expérience commune de regarder un film qu'après avoir accompli l'épreuve de patienter avec anxiété parmi les membres de la caste des badges presse inférieurs, jamais tout à fait sûrs de pouvoir accéder aux séances les plus plébiscitées ?

Critique : Solo – A Star Wars Story

Star Wars (1977) : assis à la table d’un bouge, La Cantina de Mos Esley, sur une planète aux confins de la galaxie, un homme se présente comme le capitaine du vaisseau le plus rapide de la galaxie. Quelques minutes plus tard, il élimine un homme de main un peu trop insistant. En quelques phrases, avec sa dégaine et ses expressions, Han Solo s’impose comme un charismatique contrebandier, avec une « gueule » et du bagout, qui en l’espace d’une trilogie (puis d’un baroud d’honneur trente ans plus tard) devient un des plus célèbres personnages du grand écran, indissociable de son acteur. Drôle d’idée donc, en 2018, de vouloir expliquer les origines de ce simili cow-boy, dans un film sans Harrison Ford. Si les épisodes I, II et III de Star Wars émanaient de la volonté du papa de la trilogie d’étendre son univers en en expliquant les origines, connaître celles de Solo était loin d’être nécessaire. Si seulement c'était son seul défaut ...

Cannes 2018 : Fahrenheit 451 (Ramin Bahrani)

Édité au début des années 1950, le roman d'anticipation « Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury avait marqué les esprits à cette époque-là. Dans la foulée, cette histoire pessimiste sur une société, où la littérature est considérée comme le mal absolu, avait été adaptée au cinéma par François Truffaut en 1966.

Cannes 2018 : Climax

Après le sulfureux Love il y a deux ans, ou encore le scandale Irréversible en 2002, il semble que Gaspar Noé ait encore voulu créer l'événement à Cannes. Aucune image n'a été dévoilée avant la première projection de Climax à la Quinzaine des Réalisateurs, avant laquelle son réalisateur, tout excité, prenait en photo la salle bondée. Tourné en quinze jours au début de l'année, avec un casting uniquement composé en danseurs (et de Sofia Boutella), on pourrait se dire que l'on est face à un film expérimental. Non pas qu'il cherche à briser des codes (on retrouve le style habituel du duo Gaspar Noé / Benoit Debie), mais dans le sens où il promet une expérience qui se veut inoubliable. Explications, garanties sans aucune substance illicite.

Cannes 2018 : la sélection de la Quinzaine des réalisateurs

Enfin, la dernière étape provisoire de l'enchaînement des annonces des différentes sélections du prochain Festival de Cannes a été celle de la 50ème édition de la Quinzaine des réalisateurs par le délégué général sortant Edouard Waintrop, ce matin au Forum des images. C'est au même endroit que la sélection sera reprise à Paris, du 24 mai au 3 juin.

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Certains films changent de cap avec la discrétion d'un chat traversant un salon. House II : La Deuxième Histoire, lui, déboule en défonçant la porte d'entrée avec un ancêtre ressuscité sous le bras et un bébé ptérodactyle dans la poche.

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Les murs des maisons hantées ont souvent la réputation de conserver les secrets. House, lui, semble avoir préféré avaler directement ceux qui les portent. Derrière son titre d'une simplicité presque insolente, le film de Steve Miner cache un drôle d'animal, impossible à enfermer dans une seule cage.

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Le visage de Sean Connery occupe presque tout l'écran, mais The Offence raconte surtout ce qui se passe derrière ses yeux. Ceux d'un homme qui a tant regardé la misère humaine qu'ils semblent désormais développer une allergie à la lumière.

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3 Hommes et un couffin s'est offert le luxe de bousculer tout le monde avec une idée d'une simplicité presque insolente : déposer un nourrisson au beau milieu de l'existence parfaitement huilée de trois célibataires convaincus que les couches, les biberons et les berceuses appartiennent à une galaxie située plusieurs millions de kilomètres de leur canapé.

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Le cinéma adore les secondes chances. Pas seulement celles offertes à ses personnages, mais aussi celles qu'il accorde à ses vedettes. Christy s'inscrit précisément dans cette drôle de catégorie, où un film raconte autant l'histoire de son héroïne que celle de l'actrice venue l'incarner.