Trois mondes
Al, un jeune homme d’origine modeste, est sur le point d’épouser la fille de son patron et de succéder à ce dernier à la tête de sa concession automobile. Une nuit, après l’enterrement de sa vie de garçon, il renverse un inconnu mais, poussé par ses deux amis d’enfance, il abandonne le blessé et s’enfuit.
Le lendemain, rongé par la culpabilité, il décide de prendre des nouvelles de l’accidenté. Ce qu’il ignore, c’est que la nuit de l’accident, une jeune femme, Juliette, a tout vu depuis son balcon. Descendue porter secours à la victime, Juliette s’est mise en tête d’aider sa femme, Vera, une Moldave sans-papiers.
Mais lorsque Juliette reconnait dans un couloir de l’hôpital l’homme qu’elle a vu s’enfuir après l’accident, elle est incapable de le dénoncer…
Critique : Jusqu’à la garde
Un film d'une force exceptionnelle, un film qui coupe le souffle, qu'on reçoit comme un coup de poing.
Critique : Emilia Perez
Emilia Perez, c’est à la fois pour Jacques Audiard le retour au fantasme mais aussi à la maîtrise. En affichant par la forme de la comédie musicale le décalage de son spectacle, Audiard réussit à accomplir un très joli scénario en piochant encore une fois dans la tradition américaine mais cette fois pour la pirater de l’intérieur.
Critique : Les Espions
Les Espions n'est certes pas le film le plus connu de Henri-Georges Clouzot. Arrivé dans la continuité directe du Salaire de la peur et des Diaboliques, il a rétrospectivement été éclipsé par ces deux œuvres phares de la filmographie du réalisateur. Et pourtant, il s'agit d'un thriller par excellence, d'un malicieux jeu du chat et de la souris ouvrant beaucoup de portes sans jamais indiquer la sortie.
Critique : Carole / Le Venin de la peur
Plusieurs titres français pour ce giallo de Lucio Fulci, l’un des maîtres transalpins du genre : Carole (c’est sobre), Le Venin de la peur (déjà plus imagé) et Les Salopes vont en enfer (plus typé). Qui a tué la voisine de Carol, une superbe blonde pas farouche qui organisait des orgies ? L’enquête va s’avérer tortueuse avec les errements mentaux de Carol qui a vu en rêve le meurtre qui s’est précisément déroulé comme elle l’a raconté à son psychiatre, jusqu’à la présence de deux hippies défoncés aux substances hallucinogènes.
Killer Joe
Chris, 22 ans, minable dealer de son état, doit trouver 6 000 dollars ou on ne donnera pas cher de sa peau. Une lueur d’espoir germe dans son esprit lorsque se présente à lui une arnaque à l’assurance vie. Celle que sa mère a contractée pour 50 000 dollars. Mais qui va se charger du sale boulot ? Killer Joe est appelé à la rescousse. Flic le jour, tueur à gages la nuit, il pourrait être la solution au problème. Seul hic : il se fait payer d’avance. Chris tente de négocier mais Killer Joe refuse d’aller plus loin. Il a des principes…jusqu’à ce qu’il rencontre Dottie, la charmante sœur de Chris.
Zulu
Dans une Afrique du Sud encore hantée par l'apartheid, deux policiers, un noir, un blanc, pourchassent le meurtrier sauvage d'une jeune adolescente. Des Townships de Capetown aux luxueuses villas du bord de mer, cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs.
Critique : A Most Violent Year
Après Margin Call, un drame bavard à Wall Street et son opposé absolu le silencieux All is lost avec Robert Redford perdu seul en mer, le cinéaste J.C.Chandor s'impose avec ce qui apparaît comme un croisement de ces deux approches cinématographiques comme l'un des auteurs les plus importants du cinéma américain contemporain avec ce film noir à la violence feutrée.
Critique : Diversion
Les meilleurs films de gangster nous épargnent tout le baratin moralisateur sur l’apologie du crime. Ils donnent simplement envie de s’identifier à ses héros de l’ombre, plus futés et plus sophistiqués que leurs adversaires du bon côté de la loi. En même temps, ces épopées du crime guère avares en excès participent à l’une des vocations primordiales du cinéma : l’occasion pour le spectateur de voir ses fantasmes les moins avouables devenir une sorte de réalité, sans devoir craindre une réprimande sévère pour pareil écart de conduite. Hélas, l’effort consenti par Diversion pour atteindre cette forme d’élégance supérieure s’avère insuffisant.
Arras 2017 : Une part d’ombre
Il l'a fait ou pas ? Cette question basique de culpabilité n'est pas la seule à animer ce premier film belge, présenté en compétition à l'Arras Film Festival. Car Une part d'ombre s'intéresse avant tout aux facteurs environnants, qui engendrent une mise sur le banc des accusés du suspect bien en amont des procédures judiciaires.
Critique : Detroit
Detroit, ville frontalière avec le Canada, a accueillie à partir du début du XXe siècle de nombreuses usines automobiles, et par conséquence s'est vite transformée en ville ouvrière - des ouvriers pour beaucoup afro-américains, payés moins chers que leur compatriotes a la peau plus claire ... Detroit, surnommée "Motor Cirty", c'est aussi la ville de la célébrissime Motown, et depuis la crise des subprimes, une ville fantôme. En 1967, dans une Amérique post-ségrégationniste - mais encore raciste - et en pleine guerre du Vietnam, des émeutes vont éclater dans la ville. 50 ans plus tard, Kathryn Bigelow adapte cette histoire sur grand écran. Avec 17 000 000 $ de recettes pour un long-métrage en ayant couté le double, Detroit a été boudé par le public américain - à tort.
Revu sur OCS : MR 73
Ce que Thomas Lilti est pour le monde médical, Olivier Marchal l'est pour celui des flics : un ancien professionnel qui a ramené son savoir-faire dans son nouvel univers cinématographique. L'un comme l'autre, ces réalisateurs sont devenus en quelque sorte les spécialistes en la matière, quitte à se contenter de faire de ces sujets spécifiques leur fond de commerce exclusif.



















