Babycall de Noomi Rapace

Babycall

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Le norvégien Pål Sletaune débarque au festival de Gérardmer 2012 avec son film Babycall (en compétition). Fort d'une réputation de cinéaste talentueux, Sletaune a remporté le Grand Prix à la Semaine de la Critique en 1997 pour Junk Mail, son premier long-métrage, au festival de Cannes. Babycall était donc très attendu parmi cette sélection de films plutôt moyenne.

Revu sur OCS : MR 73

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Ce que Thomas Lilti est pour le monde médical, Olivier Marchal l'est pour celui des flics : un ancien professionnel qui a ramené son savoir-faire dans son nouvel univers cinématographique. L'un comme l'autre, ces réalisateurs sont devenus en quelque sorte les spécialistes en la matière, quitte à se contenter de faire de ces sujets spécifiques leur fond de commerce exclusif.

Critique : Enfant 44

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En Russie, ce film a été interdit de sortir, parce qu’il ne représenterait pas fidèlement la vérité historique sur l’époque stalinienne. Même si nous sommes fermement opposés à toute forme de censure politique, nous ne pouvons qu’envier en secret les spectateurs russes d’avoir échappé d’office à cette bouse cinématographique !

Critique : Quand les vagues se retirent

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Qu'on connaisse déjà son cinéma ou qu'on ne le connaisse pas, avoir la possibilité de voir un film de Lav Diaz est une occasion qu'un cinéphile ne doit pas manquer.

Blood Ties

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Grâce à ses deux derniers films (Les petits mouchoirs et Ne le dis à personne), Guillaume Canet s'est imposé comme un réalisateur de talent proposant des films intelligents qui ont la force de fédérer le public. Blood Ties est un projet bien plus ambitieux, exprimant clairement la volonté de Canet de s'exporter à l'étranger, et surtout sur le marché américain. Mais à viser trop haut, ne risque t-on pas de rater sa cible ?

Critique : Monkey Man

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Si la démarche de Dev Patel, derrière l’écriture du film, la réalisation et jusqu’à la réception de la majorité des grosses tatanes, est résolument touchante ; elle ne changera pas ce qu’est “Monkey Man”: John Wick dans la culture indienne.

Critique : Meurtre d’un bookmaker chinois

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Cosmo Vitelli est un patron de boite de nuit, le Crazy Horse West. En perpétuelle représentation, il met en scène sa vie avec la même vacuité dont il fait preuve lorsqu'il dirige les petits spectacles vieillots de sa scène pathétique, en compagnie d'un Monsieur Loyal fatigué et de filles tristement dénudées. Représentant d'un monde qui n'existe plus, il est lessivé, fini, mais ne parvient pas à affronter ce déclin. Joueur invétéré, il perd une somme énorme au poker et la mafia va le mettre sous pression pour le pousser à exécuter un bookmaker chinois qui gêne leur bon commerce. Vétéran de la guerre de Corée qui cache son traumatisme par un léger sourire en coin, il refuse dans un premier temps, mais il est difficile de résister à une organisation criminelle décidée à se faire obéir.

Critique : Free fire

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L'influence de Quentin Tarantino plane sans l'ombre d'un doute sur le sixième film de Ben Wheatley. Ce qui n'est en soi ni un reproche, ni un lien de filiation insurmontable. En effet, le réalisateur américain le plus emblématique de ces vingt dernières années se voit d'abord lui-même comme un passeur, comme le plus grand fan du cinéma de genre d'une époque révolue, qui s'emploie avant tout à transmettre cette cinéphilie de niche, devenue populaire grâce à lui.

Cannes 2017 : Les proies

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L'avant dernier film de Sofia Coppola (si on excepte la production Netflix A very Murray christmas, moyen-métrage de Noël sorti en 2015), The bling ring, était sélectionné à Un certain regard en 2013. Avec Les proies, c'est la deuxième fois que la cinéaste concourt pour la Palme. Un long métrage au casting qu'on a déjà croisé cette année en sélection officielle : Elle Fanning et Colin Farell étaient respectivement présents dans How to talk to girls at party et Mise à mort du cerf sacré ; Nicole Kidman était elle présente dans ces deux films ! Que vaut donc ce remake du film de Don Siegel de 1971 ?

Chatroom

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William, 17 ans, solitaire, passe son temps sur internet et ouvre un forum de discussion pour les adolescents de sa ville. Rejoints par Eva, Emily, Mo et Jim, tous vident leurs sacs sur leurs parents, leurs soi-disant amis, leurs émois, leurs traumatismes. William, très à l’écoute, les conseille et les incite à s’affranchir de leurs problèmes par l’action… Aucun d’eux ne sait que dans la vie réelle William est un adolescent perturbé, et qu’il est déterminé à influencer le groupe sur son Chatroom « à la vie - à la mort »

Critique : là où chantent les écrevisses

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C'est sans doute moins fréquent qu'il y a 20 ou 40 ans en arrière, mais il arrive heureusement que certains films susceptibles de plaire à ce qu'on appelle le "grand public" puissent grandement satisfaire les cinéphiles les plus pointus, même celles et ceux qui dégainent facilement l'insulte suprême d'académisme dès lors qu'un film s'avère facile à comprendre et esthétiquement magnifique ! C'est le cas de "Là où chantent les écrevisses" !
groupe

Piazza Fontana

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Milan, le 12 décembre 1969, une bombe explose à la Banque Nationale d'Agriculture sur la Piazza Fontana, faisant 17 morts et 88 blessés. Le commissaire Luigi Calabresi, chargé de l'enquête, s'oriente vers les milieux d'extrême gauche et d'extrême droite mais peu à peu, il a la certitude qu’il faut aller chercher les responsables dans les hautes sphères politiques. A ce jour, personne n’a été déclaré coupable dans l’attentat de Piazza Fontana qui reste l'une des affaires les plus sombres de l'histoire contemporaine d'Italie.

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Critique Express : Hanami

Espérons que ce très beau film contemplatif qu'est "Hanami" contribue à faire connaître le Cap Vert au monde des cinéphiles. 

Test Blu-ray : Maigret et le mort amoureux

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L'univers de Maigret et le mort amoureux repose sur un paradoxe assez réjouissant : celui d'un personnage dont tout le monde croit connaître les habitudes, les silences et jusqu'à la façon de bourrer sa pipe, alors qu'il suffit de déplacer légèrement quelques meubles pour que l'ensemble retrouve un parfum de découverte.

Test DVD : Woman and Child

Dorénavant, quand on regarde un film iranien, ce qu’on regarde en premier, c’est la tête des femmes lorsqu’elles sont en famille dans leur domicile.

Test DVD : Maigret et le mort amoureux

Grâce à son excellente mise en scène et à un montage quasi-parfait, Pascal Bonitzer a réussi à faire un film jubilatoire à partir d'une histoire policière dont l'intrigue est pourtant loin d'être remarquable.

Test Blu-ray : Rita, Susie et Bob… aussi !

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Certains films semblent avoir été tournés avec les poches pleines de gravier. Non pas parce qu'ils avancent difficilement, mais parce qu'ils emportent partout avec eux le poids d'un territoire, d'une époque et de celles et ceux qui l'habitent. Rita, Susie et Bob... aussi ! appartient à cette famille-là.