Critique : Le Point de non-retour
Comme certains des meilleurs films dans l’Histoire du cinéma, le deuxième long-métrage de John Boorman est plusieurs choses à la fois. Un film noir au héros buté qui avance obstinément dans sa quête d’un pactole furtif.
Le Moine
Après Harry, un ami qui vous veut du bien et Lemming, Dominik Moll s'attaque à du lourd, l'adaptation du roman gothique culte Le Moine signé Matthew G. Lewis. Une œuvre sombre et censurée en son temps (1796) car jugée blasphématoire par les britanniques.
Critique : Bloody Mama (Roger Corman)
On a parfois tendance à résumer Roger Corman à une simple casquette de producteur débrouillard et un brin cynique. C’est un tort : on oublie trop souvent le grand cinéaste qu’il fut avant de prendre sa retraite de réalisateur au début des années 70...
Critique : Nocturnal Animals
Soyons direct : le nouveau film de Tom Ford est une réussite, au niveau de sa mise en scène, de sa photographie, de ses interprètes et de ses dialogues. On ne peut qu’être transporté et touché par cette œuvre qui tape là où ça fait mal. Si l'on peut reprocher au réalisateur d’être quelques fois trop vague sur le message qu’il désire faire passer, l'on est forcé de se sentir concerné. Car nous avons tous vécu des relations qui se sont terminées abruptement, tous voulu éviter de ressembler à nos parents sans y parvenir et surtout tous mal interprété les signaux de notre partenaire, un jour ou l’autre.
Critique : Le Diable à trois
Le « Cinéma bis », cycle permanent de la Cinémathèque Française où une semaine sur deux ou trois presque tous les habitués de l’auguste institution se rassemblent pour écouter religieusement leur gourou, le directeur de la programmation Jean-François Rauger, avant de déguster un double programme de films de genre, contient parfois de bonnes surprises. Entre des navets de série Z, qui correspondent parfaitement à l’ambition de cet incontournable rendez-vous du vendredi soir de présenter des films « bizarres, fantastiques, d’horreur ou érotiques », des policiers italiens aux demoiselles dénudées et des aventures basiques qui ont dû bercer l’enfance ou l’adolescence cinéphile des spectateurs présents, pratiquement sans exception d’un certain âge, on y trouve de temps en temps des films soi-disant normaux, qu’on aurait presque tendance à qualifier comme trop sages et conventionnels pour satisfaire le goût pour la démesure et l’éclate jouissive qui y fait appel aux bas instincts du public. Ce fut le cas de ce thriller de la fin des années 1960, malicieux et machiavélique, quoique pas assez vicieux pour transcender une machination scénaristique que de nombreuses variations sur le même thème ont depuis rendu quelque peu transparente.
Le Flingueur
Le Flingueur est un remake du film du même nom sorti en 1972 avec Charles Bronson qui y tient le rôle principal. Cette fois-ci pour le remplacer on a droit au nouvel héros des films d'action : Jason Statham (qui à la rédaction nous fait penser à Bruce Willis il y a quelques années : chauve, musclé, avec de la carrure...).
Arras 2017 : Une part d’ombre
Il l'a fait ou pas ? Cette question basique de culpabilité n'est pas la seule à animer ce premier film belge, présenté en compétition à l'Arras Film Festival. Car Une part d'ombre s'intéresse avant tout aux facteurs environnants, qui engendrent une mise sur le banc des accusés du suspect bien en amont des procédures judiciaires.
Délivrez-nous du mal
Une vieille dame est tuée par un routier ivre. Il masque son crime et désigne un réfugié comme coupable. Ce traumatisme pour tout un village bascule dans une explosion xénophobe et violente. Une seule famille s’oppose. Mais l’enfer et le mal viendra jusqu’à sa porte.
Critique : Spotlight
Le cinéma hollywoodien réagit toujours avec un retard relativement important aux sujets d’actualité les plus brûlants. Ce décalage récurrent peut être imputé à bon nombre de raisons d’ordre économique ou logistique, mais ce qu’il traduit surtout, c’est un tempérament frileux lorsqu’il est question de prendre les armes filmiques pour une cause dont l’issue reste incertaine.
Critique : Bac Nord
Les Français et leur police, c'est un lien complexe qui puise bien plus profondément dans les phobies de la conscience collective que le rythme hélas régulier des faits d'actualité voudrait nous le faire croire. On n'ira certes pas jusqu'à dire que c'est une obsession nationale. Toujours est-il que ce corps de métier, cette branche du pouvoir en première ligne de l'attention publique est la cible d'un curieux acharnement.
Revu sur OCS : Entre chiens et loups
On ne va tout de même pas crier au chef-d'œuvre après avoir revu Entre chiens et loups dans le cadre de notre petite rétrospective personnelle des films de Alexandre Arcady sur la plateforme de vidéo par souscription OCS. Même pas du tout, puisque l'on a un très vague souvenir de l'avoir détesté au moment de sa sortie au cinéma, il y a près de dix-huit ans.
Critique : Cold Blood Legacy La Mémoire du sang
Et si Luc Besson et Jean Reno faisaient une nouvelle fois équipe, un quart de siècle après avoir imposé leur marque sur le cinéma français, afin de redonner un coup de fouet à leurs carrières respectives, l'une comme l'autre atrocement en perte de vitesse ?



















