Critique : À bout portant
Après le très bon Pour elle, Fred Cavayé s'attaque au polar à la française avec À bout portant. Il souhaitait réaliser ce film comme une course-poursuite ininterrompue, une sorte de version longue des 30 dernières minutes de Pour elle.
Critique : Kóblic
Avec Kóblic, Sebastián Borensztein apporte la preuve qu'il peut se montrer tout aussi à l'aise dans le drame que dans la comédie douce-amère.
Critique : Marathon Man
John Schlesinger avait réalisé Macadam Cowboy (oscars du meilleur film et du réalisateur), un des tout premiers films de Dustin Hoffman qu’il retrouve pour une histoire folle où un ancien nazi se rend en Amérique suite au meurtre de son frère.
The Conspiracy
Lorsque deux jeunes réalisateurs choisissent de centrer leur nouveau projet autour d’un théoricien du complot, rien ne leur semble plus facile. Il leur suffit de le rencontrer, de gagner sa confiance et de laisser ses théories parler d’elles-mêmes. Mais la tâche se révèle plus compliquée qu’elle n’y parait. Leur sujet est en fait un homme intelligent, certes enclin à voir des complots partout, mais pas le fou à lier attendu. Ses arguments ont même une certaine logique. Assez en tout cas pour vous faire penser qu’il y aurait, peut-être, un fond de vrai dans ses paroles…Et un beau jour, il disparait, tout simplement, sans laisser aucune trace.
Critique : Capitaine Phillips
Capitaine Phillips retrace l’histoire vraie de la prise d’otages du navire de marine marchande américain Maersk Alabama, menée en 2009 par des pirates somaliens. La relation qui s’instaure entre le capitaine Richard Phillips, commandant du bateau, et Muse, le chef des pirates somaliens qui le prend en otage, est au cœur du récit. Les deux hommes sont inévitablement amenés à s’affronter lorsque Muse et son équipe s’attaquent au navire désarmé de Phillips. À plus de 230 kilomètres des côtes somaliennes, les deux camps vont se retrouver à la merci de forces qui les dépassent…
Arras 2017 : Une part d’ombre
Il l'a fait ou pas ? Cette question basique de culpabilité n'est pas la seule à animer ce premier film belge, présenté en compétition à l'Arras Film Festival. Car Une part d'ombre s'intéresse avant tout aux facteurs environnants, qui engendrent une mise sur le banc des accusés du suspect bien en amont des procédures judiciaires.
Critique : Cartel
La vie à Juarez au Mexique n'est pas de tout repos, avec un taux élevé de meurtres et de disparitions non résolues, près de 3000 par an. Reiner, gérant de boîte de nuit et trafiquant de drogue à ses heures, son avocat, qui veut offrir le plus beau des diamants à sa compagne et Westray, intermédiaire douteux, vont sous-estimer la portée de cette information. Lorsqu'un chargement important de cocaïne est détourné, ils vont devoir affronter cette réalité de bien trop près.
Critique : Peppermint frappé
La réputation de Carlos Saura comme l’un des plus importants cinéastes espagnols ne repose nullement sur ses documentaires musicaux récents. Avant de se reconvertir en ambassadeur besogneux des cultures du monde, le réalisateur avait su s’imposer grâce à un début de carrière fulgurant. Sa collaboration avec Geraldine Chaplin à la fin des années 1960 et au début de la décennie suivante s’était en effet soldée par quelques films remarquables, qui avaient permis à l’actrice de sortir de l’ombre de son père et à son pygmalion de donner un nouveau souffle à une cinématographie nationale plutôt mal en point à la fin du règne franquiste. Cette histoire lourde de fantasmes, de frustrations et de jalousies constitue ainsi une passerelle assez prodigieuse entre ses influences directes – puisqu’elle est dédiée au maître de la transgression Luis Buñuel – et les films qui allaient à leur tour s’en inspirer, comme les derniers thrillers malsains de Pedro Almodovar.
Critique : Le Serpent aux mille coupures
Eric Valette revient au polar avec Le Serpent aux mille coupures, l’adaptation du roman du même nom de l’écrivain français DOA, publié aux Éditions Gallimard en 2009, dans la collection « Série noire ». L’attente est-elle récompensée ?
Critique : Les Hommes du président
Indéniablement, Les Hommes du président est un film qui a marqué son époque. Sorti dans la foulée du scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon a démissionner à l’été 1974, ce thriller palpitant avait su retranscrire le traumatisme de tout un peuple, durablement dégoûté par les agissements très louches de la classe politique. Surtout, le film de Alan J. Pakula s’était magistralement employé à montrer qu’il s’en était fallu de peu pour que la vérité reste à jamais cachée.
The Veteran
La star grimpante Toby Kebell devient un héros placé au cœur d’une machination gouvernementale où mensonges, coups bas et délinquances vont lui mener la vie dure… Ne vous attendez pas à un film d’action explosif, vous serez déçus. En revanche, attendez-vous à un bon petit thriller plus ou moins bien ficelé.
Critique : Don’t breathe – La maison des ténèbres
Pour le cinéphage de base, l’idée de pouvoir porter sur un piédestal un jeune metteur en scène que l’on considère comme « prometteur » a quelque chose de particulièrement excitant. Si le cinéaste en question confirme les espoirs placés en lui, on peut se targuer de l’avoir détecté avant tout le monde. Dans le cas contraire, on peut toujours jeter notre dévolu sur quelqu’un d’autre. En ce qui concerne Fede Alvarez, nous l’avons découvert avec un projet pour le moins casse gueule, à savoir le remake d’un de ces films jugés « intouchables » par tout fan qui se respecte, Evil dead. Jeune cinéaste uruguayen s’étant fait une réputation sur Youtube avec son court métrage Ataque de Panico!, il a passé avec succès le cap du long métrage, allant à l’encontre du film original de Sam Raimi, optant plutôt pour une approche sanguinaire et radicale, et se montrant de plus très à l’aise avec la caméra avec une mise en scène baroque et stylisée. Dès lors, il ne lui restait plus qu’à enfoncer le clou avec un film original, chose faite avec le film qui nous intéresse aujourd’hui. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que, non seulement il confirme les espoirs que l’on avait pu placer en lui, mais il le fait avec une maîtrise de la mise en scène n’ayant rien à envier à un certain David Fincher.



















