Critique : Mask (1985)

Biopic qui aura fait revenir Peter Bogdanovich sur le devant de la scène, Mask fait partie de ces films dramatiques dont on ne soupçonne pas immédiatement la minutie formelle. Véritable tourbillon d’émotions placé sous un gracieux voile de pudeur, le film, malgré sa parenté scénaristique évidente avec le film de David Lynch, constitue pourtant un anti Elephant Man par l’approche volontairement contenue de son réalisateur. Elephant Film a ainsi eu la judicieuse idée de proposer un superbe combo blu-ray / DVD proposant enfin la version Director’s Cut d’une œuvre longtemps amputée de ses éléments clefs. L’occasion de redécouvrir une belle ode à la différence soutenue par la relation fusionnelle bouleversante d’un fils et d’une mère.

Critique : Mustang

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C'est dans son pays natal, la Turquie, que Deniz Gamze Ergüven est allée tourner "Mustang", un film féministe et lumineux qui sort quelques jours après des élections dont le résultat peut donner un petit peu d'espoir aux filles et aux femmes de ce pays. "Mustang" a été particulièrement bien accueilli à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2015.

Critique : Amanda

Mikhaël Hers se montre en gros progrès avec "Amanda", film sur un sujet grave qui s'avère plutôt bien traité même s'il n'est pas exempt de certaines longueurs inutiles.
danse

Populaire

Printemps 1958. Rose Pamphyle, 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard, 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…

La Roche-sur-Yon 2018 : Time Trial

Que se passera-t-il, une fois qu'on aura accompli ses rêves ? Au cinéma, la réponse à cette question existentielle par excellence est invariablement le générique de fin. Mais dans la vraie vie ? Le rêve du cycliste David Millar a été de concourir ne serait-ce qu'une seule fois au Tour de France. En 2014, sa carrière professionnelle s'est achevée sans qu'il ait été retenu pour le treizième Tour de sa carrière.

Critique : In the fade

Bien que, dans ce film qui se divise en trois chapitres distincts, le ton soit forcément différent d'un volet à l'autre, c'est toujours passionnant, c'est toujours très bien mis en scène, c'est toujours remarquablement interprété.

Critique Express : La mer et ses vagues

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"La mer et ses vagues" est un film dont on peut dire qu'il se mérite tout en donnant une belle satisfaction à celles et ceux qui auront accepté de faire l'effort nécessaire. 

Intégrale Claude Berri #18 : L’un reste, l’autre part (2005)

L’un reste, l’autre part est le dernier film s’inscrivant dans la veine « autobiographique » de l’œuvre de Claude Berri : pour écrire cette comédie sentimentale, le cinéaste s’inspirera en effet à nouveau de sa propre vie, se servant de l’Art comme d’une catharsis pour exorciser ses propres démons. Ainsi, au cœur même du film, le vaudeville côtoiera volontiers le tragique, pour un résultat au final assez étrange et, il faut bien l’admettre, un peu déstabilisant.

Critique : Kids

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Kids est le premier film de Larry Clark, il est sorti en 1995. D'abord photographe ayant une grande renommée, c'est Martin Scorsese et Gus Van Sant, deux de ses plus grands admirateurs qui le pousseront vers la réalisation...

Critique : La Chèvre

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La meilleure trouvaille des comédies françaises des années 1980, c’était peut-être d’associer les deux talents complémentaires de Pierre Richard et de Gérard Depardieu. Trois films peuvent en témoigner, dont La Chèvre était le premier et par ailleurs un tel succès commercial qu’il avait fini en tête du box-office annuel.

Critique : Âmes perdues

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Venise, la cité à la fois énigmatique et poisseuse, sert de décor idéal à ce thriller d'épouvante des années 1970. Le charme baroque de la ville, avec ses palais délabrés où régnait jadis l'opulence et ses canaux désormais engorgés de détritus, contribue en effet amplement à faire tenir sur la durée une histoire au fond terriblement abracadabrante.

Critique Express : Greenhouse

"Greenhouse" est avant tout un film qui nous parle des liens familiaux, de la vieillesse, de la maladie dans un pays, la Corée,

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Critique Express : Tout va bien

"Tout va bien" s'intéresse à 4 adolescents et une adolescente qui, après un voyage difficile et dangereux, sont arrivé(e)s à Marseille dans le but d'avoir accès à une vie meilleure.

Critique : Les Hommes du président

Indéniablement, Les Hommes du président est un film qui a marqué son époque. Sorti dans la foulée du scandale du Watergate qui avait forcé le président Nixon a démissionner à l’été 1974, ce thriller palpitant avait su retranscrire le traumatisme de tout un peuple, durablement dégoûté par les agissements très louches de la classe politique. Surtout, le film de Alan J. Pakula s’était magistralement employé à montrer qu’il s’en était fallu de peu pour que la vérité reste à jamais cachée.

Les sorties du 31 décembre 2025

En ce dernier jour de l’année 2025, l’heure est forcément au bilan des 365 jours écoulés et aux attentes exprimées par rapport aux 365 jours à venir. En termes de cinéma, 2025 nous a certes réservé de belles surprises, mais globalement, l’engouement et l’enthousiasme n’y étaient guère présents sur la durée, comme le prouvent indirectement les chiffres de la fréquentation de nos chères salles obscures, tristement en berne.

Critique : Father Mother Sister Brother

On sort de ce film tout à la fois tendre et drôle en se posant des questions sur les relations que l'on entretient ou qu'on a entretenues avec sa propre famille.

Comment le cinéma sublime-t-il les récits grâce aux instruments du monde ?

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Le septième art puise dans les sonorités du globe pour offrir une identité sonore unique. Les réalisateurs utilisent des objets mélodiques rares afin de...